La marche vers un Etat palestinien va franchir une étape le 20 septembre: Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, dans l’impasse depuis près d’un an en raison notamment de la poursuite de la colonisation, les Palestiniens comptent demander en septembre prochain à l’ONU l’admission en son sein d’un Etat de Palestine. REVUE DE PRESSE.

l’Humanité

Les Palestiniens présenteront leur demande de pleine adhésion aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York.

Depuis 1974, l’Autorité palestinienne, qui représente l’entité géographique de Cisjordanie, possède le statut d’observateur au sein de l’Organisation des Nations unies.

Les dirigeants palestiniens avaient déjà annoncé, en juillet, leur intention de présenter cette demande d’adhésion après l’échec de la réunion du Quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) pour le Proche-Orient. Les responsables palestiniens excluent une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale de l’ONU.

Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, dans l’impasse depuis près d’un an en raison notamment de la poursuite de la colonisation, les Palestiniens comptent demander en septembre prochain à l’ONU l’admission en son sein d’un Etat de Palestine.

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours.

Ainsi l’Autorité palestinienne deviendrait souveraine sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

Plus d’une centaine de pays ont apporté leur soutien à ce projet palestinien.

En outre, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’ONU ont, dans trois rapports publiés au printemps, affirmé que Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, avait réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques indispensables pour créer un État viable.

L’’idée de créer deux Etats souverains -Israël et la Palestine- au Proche-Orient est certes soutenue par le Quartette diplomatique (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne) depuis 2003. Mais Washington reste diplomatiquement proche d’Israël, qui souhaite s’aligner sur les frontières actuelles -et non celles de 1967. La demande d’adhésion pourrait donc se heurter à toutefois à l’opposition des États-Unis, alliés d’Israël, qui ont menacé de mettre leur veto pour bloquer la requête palestinienne.

A.S.

————-Palestine————-

Le Point

Le Point.fr – Publié le 13/08/2011 à 16:03 – Modifié le 13/08/2011 à 16:18

La procédure, annoncée fin juillet par l’Autorité palestinienne, se heurte à l’opposition des États-Unis.

Les Palestiniens demanderont l'adhésion à l'ONU en septembreMahmoud Abbas remettra « directement » la requête au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU. © Abbas Momani / AFPLe président palestinien Mahmoud Abbas présentera la demande d’adhésion à part entière d’un État de Palestine aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi à l’AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki. Le président de l’Autorité palestinienne remettra « directement » la requête – qualifiée de « démarche historique » – au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York, a précisé Riyad al-Malki. « M. Ban Ki-moon va transmettre la demande au président du Conseil de sécurité », a ajouté le chef de la diplomatie palestinienne en soulignant que l’Autorité palestinienne « veut présenter la demande en septembre, car le Liban assurera alors la présidence du Conseil de sécurité ». « Cela va nous aider, car le rôle du président du Conseil de sécurité, qui a des prérogatives, est crucial », a expliqué le ministre palestinien.Les Palestiniens avaient déjà fait part fin juillet de leur l’intention de demander au Conseil de sécurité l’adhésion de leur État à l’ONU en septembre, excluant une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies. « Le train palestinien est désormais en route pour New York », a récemment déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat. Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes du 4 juin 1967, avant la guerre des Six Jours, soit la totalité de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.Contourner le veto américainIls se heurtent toutefois à l’opposition des États-Unis, qui menacent de faire échouer la requête palestinienne en utilisant leur veto au Conseil de sécurité. Une demande d’adhésion à l’ONU doit être validée par le Conseil. Pour contourner le veto américain, les Palestiniens pourraient se tourner vers l’Assemblée générale afin de lui demander d' »élever (leur) statut à l’ONU d’observateur à État non membre ». Cette formule leur permettrait de devenir membre à part entière de toutes les agences de l’ONU, comme l’OMS, l’Unesco, l’Unicef, où les Palestiniens ne siègent qu’en tant qu’observateurs.Riyad al-Malki a dit s’attendre à ce que « plus de 130 États reconnaissent l’État de Palestine » aux frontières de 1967. Les Palestiniens sont déterminés à aller à l’ONU faute de perspective réaliste de reprise des négociations de paix avec Israël, enlisées depuis près d’un an. Pour reprendre les discussions, les responsables palestiniens exigent un nouveau moratoire sur la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, auquel Israël s’est refusé malgré d’intenses pressions internationales. Le gouvernement israélien, qui est hostile à une démarche unilatérale des Palestiniens, a annoncé cette semaine son intention de continuer à construire massivement dans les quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.

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Les Echos

Une délégation arabe va soutenir l’initiative palestinienne à l’ONU

© AFP/Getty Images/Archives – Monika Graff

© AFP/Getty Images/Archives - Monika Graff

Une délégation de ministres arabes des Affaires étrangères va rencontrer les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et les exhorter à voter pour un Etat de Palestine à l’ONU, a annoncé jeudi le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Cette délégation, dirigée par le chef de la diplomatie du Qatar, va rencontrer les cinq membres permanents (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie) « à la fin de la semaine prochaine » pour les exhorter à voter en faveur de l’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU, a déclaré M. Erakat à l’AFP.

Devant l’impasse du processus de paix, l’Autorité palestinienne, a lancé une initiative pour tenter de faire reconnaître un Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre à New York.

Mais les Etats-Unis s’y opposent et menacent de faire usage de leur droit de veto, insistant sur la nécessité de négociations directes pour mettre fin au conflit au Proche-Orient et permettre l’instauration de cet Etat palestinien.

Paris et Londres ont également suggéré un retour aux négociations plutôt qu’une demande à l’ONU, sans toutefois mentionner un veto.

M. Erakat a réaffirmé la volonté des Palestiniens de réclamer l’adhésion de leur Etat en septembre, notamment après l’annonce jeudi matin de la poursuite de la colonisation avec la construction de 1.600 nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est.

Le négociateur palestinien a appelé les Etats-Unis à « reconsidérer leur position hostile à l’initiative palestinienne » à l’ONU et le président américain Barack Obama à « soutenir cette initiative car elle est le seul moyen de préserver une solution à deux Etats ».

M. Erakat a également affirmé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon avait assuré au président palestinien Mahmoud Abbas que l’ONU était prête à recevoir une demande d’adhésion « à n’importe quel moment, entre aujourd’hui et le 20 septembre ».

Le Fatah du président Abbas doit se réunir jeudi et vendredi pour mettre au point le calendrier de la demande d’adhésion, selon M. Erakat.

————-Palestine————-

Libération

La marche vers un Etat palestinien va franchir une étape le 20 septembre

Le président palestinien Mahmoud Abbas. (© AFP Abbas Momani)

Le président palestinien Mahmoud Abbas présentera la demande d’adhésion à part entière d’un Etat de Palestine aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi à l’AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

Le président de l’Autorité palestinienne remettra « directement » la requête –qualifiée de « démarche historique »– au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York, a précisé M. al-Malki.

« M. Ban Ki-moon va transmettre la demande au président du Conseil de sécurité », a ajouté le chef de la diplomatie palestinienne, en soulignant que l’Autorité palestinienne « veut présenter la demande en septembre, car le Liban assurera alors la présidence du Conseil de sécurité ».

« Cela nous va nous aider, car le rôle du président du Conseil de sécurité, qui a des prérogatives, est crucial », a expliqué le ministre palestinien.

Les Palestiniens avaient déjà fait part fin juillet de leur l’intention de demander au Conseil de sécurité l’adhésion de leur Etat à l’ONU en septembre, excluant une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies.

« Le train palestinien est désormais en route pour New York », a récemment déclaré à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes du 4 juin 1967, avant la Guerre des Six jours, soit la totalité de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.

Ils se heurtent toutefois à l’opposition des Etats-Unis qui menacent de faire échouer la requête palestinienne en utilisant leur veto au Conseil de sécurité. Une demande d’adhésion à l’ONU doit être validée par le Conseil.

Pour contourner le veto américain, les Palestiniens pourraient se tourner vers l’Assemblée générale afin de lui demander « d’élever (leur) statut à l’ONU d’observateur à Etat non membre ».

Cette formule leur permettrait de devenir membre à part entière de toutes les agences de l’ONU, comme l’OMS, l’Unesco, l’Unicef, où les Palestiniens ne siègent qu’en tant qu’observateurs.

M. al-Malki a dit s’attendre à ce que « plus de 130 Etats reconnaissent l’Etat de Palestine » aux frontières de 1967.

Les Palestiniens sont déterminés à aller à l’ONU faute de perspective réaliste de reprise des négociations de paix avec Israël, enlisées depuis près d’un an.

Pour reprendre les discussions, les responsables palestiniens exigent un nouveau moratoire sur la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, auquel Israël s’est refusé malgré d’intenses pressions internationales.

Le gouvernement israélien, qui est hostile à une démarche unilatérale des Palestiniens, a annoncé cette semaine son intention de continuer à construire massivement dans les quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.

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Le Monde

M. Abbas demandera l’adhésion de « l’Etat de Palestine » aux Nations Unies en septembre

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, le 21 avril 2011 à Paris.

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, le 21 avril 2011 à Paris.AFP/LIONEL BONAVENTURE

Le président palestinien Mahmoud Abbas présentera la demande de pleine adhésion d’un Etat de Palestine aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi à l’AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York, a précisé M. al-Malki. Les Palestiniens avaient déjà fait part fin juillet de leur l’intention de demander au Conseil de sécurité l’adhésion de leur Etat de Palestine à l’ONU en septembre, excluant une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale des Nations unies.

Ils se heurtent toutefois à l’opposition des Etats-Unis, qui menacent de faire échouer la requête palestinienne en utilisant leur veto au Conseil de sécurité. Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours, soit la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

————-Palestine————-

L’EXPRESS

La Palestine va demander à adhérer à l’Onu

La Palestine va demander à adhérer à l'Onu Le ministre palestinien des Affaires étrangères, le 27 mai 2011 à Nusa Dua, près de Baliafp.com/Sonny Tumbelaka

Les Palestiniens présenteront leur demande de pleine adhésion le 20 septembre prochain. Les Etats-Unis menacent de faire échouer cette requête.

Les Palestiniens entreront-ils à l’Organisation des nations unies? Leur demande de pleine adhésion aux Nations unies lsera déposée le 20 septembre prochain, a déclaré ce samedi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’Onu à New York.

Les Palestiniens avaient déjà fait part fin juillet de leur l’intention de demander au Conseil de sécurité l’adhésion de leur Etat de Palestine à l’Onu en septembre, excluant une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale des Nations unies.

Ils se heurtent toutefois à l’opposition des Etats-Unis qui menacent de faire échouer la requête palestinienne en utilisant leur veto au Conseil de sécurité.

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’Onu et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours, soit la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

————-Palestine————-

Le nouvel OBSERVATEUR

Les Palestiniens déposeront leur demande d’adhésion à l’ONU le 20 septembre

Le président palestinien Mahmoud Abbas va présenter la demande d’adhésion à part entière d’un Etat de Palestine aux Nations unies le 20 septembre malgré l’hostilité d’Israël et des Etats-Unis.

Le président de l’Autorité palestinienne remettra « directement » la requête –qualifiée de « démarche historique »– au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l’ouverture de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York, a déclaré samedi à l’AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

« M. Ban Ki-moon transmettra la demande au président du Conseil de sécurité », a ajouté le chef de la diplomatie palestinienne, en soulignant que M. Abbas « veut présenter la demande en septembre, car le Liban assurera alors la présidence du Conseil de sécurité ».

« Cela nous va nous aider, car le rôle du président du Conseil de sécurité, qui a des prérogatives, est crucial », a-t-il expliqué.

Un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat a critiqué la décision palestinienne: « Apparemment Mahmoud Abbas a pris la décision de s’abstenir de mener des négociations directes, c’était prévu et c’est dommage ».

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu continue à croire que le processus de paix ne peut avancer que par des négociations directes et réelles », a ajouté ce responsable.

Les Palestiniens avaient déjà fait part de leur l’intention de demander au Conseil de sécurité l’adhésion de leur Etat à l’ONU en septembre, excluant une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes du 4 juin 1967, avant la Guerre des Six jours, soit la totalité de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.

Ils se heurtent toutefois à l’opposition des Etats-Unis qui menacent de faire échouer la requête palestinienne en utilisant leur veto au Conseil de sécurité. Une demande d’adhésion à l’ONU doit être validée par le Conseil.

Pour contourner le veto américain, les Palestiniens pourraient se tourner vers l’Assemblée générale afin « d’élever (leur) statut à l’ONU d’observateur à Etat non membre ».

Cette formule leur permettrait de devenir membre à part entière de toutes les agences de l’ONU, comme l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), l’Unesco, l’Unicef, où les Palestiniens ne siègent qu’en tant qu’observateurs.

M. al-Malki a dit s’attendre à ce que « plus de 130 Etats reconnaissent l’Etat de Palestine » aux frontières de 1967.

Les Palestiniens sont déterminés à aller à l’ONU faute de perspective réaliste de reprise des négociations de paix avec Israël, enlisées depuis près d’un an.

Un responsable palestinien a révélé samedi que Mahmoud Abbas avait rencontré secrètement en vain à quatre reprises le président israélien Shimon Peres à Amman et à Londres pour tenter de relancer le processus de paix, en précisant que M. Netanyahu avait fait échouer ces efforts.

Lors de leur dernière tentative, à la mi-juillet, les membres du Quartette sur le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Russie et Union européenne) n’ont pas réussi à s’entendre sur une déclaration susceptible de débloquer l’impasse.

Pour reprendre les discussions, les responsables palestiniens exigent un nouveau moratoire sur la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, auquel Israël s’est refusé malgré d’intenses pressions internationales.

Le gouvernement israélien, hostile à une démarche unilatérale des Palestiniens, a annoncé cette semaine son intention de continuer à construire massivement dans les quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.

————-Palestine————-

LE POST


Israel fait pression sur les Etats-Unis afin d’éviter le reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est réuni lundi dernier avec une délégation de congressistes américains dont il a averti que la reconnaissance de la Palestine aux Nations Unis “portera préjudice à la paix”  au Proche-Orient.

Netanyahu a rapporté à la délégation nord-américaine que son gouvernement était engagé dans cette paix et qu’il était prêt à reprendre les discussions directes avec l’Autorité Palestinienne sans conditions dès ce mois-ci, selon une information d’Israel Radio recueillie par The Jerusalem Post.

Cependant, dans ce contexte, le premier ministre israélien a mis l’accent sur les possibles conséquences du la reconnaissance de l’Etat de Palestine en septembre par l’Assemblée Générale de l’ONU. D’après lui, cela endommagera quelconque possibilité de trouver une solution pacifique à un conflit qui dure depuis des décennies.

Les Etats-Unis, à ce qu’on suppose, tentent d’empêcher que les ambitions palestiniennes d’aller aux Nations Unis ne créent une situation insoutenable et, selon une source diplomatique citée par  Haaretz, Washington prévient qu’il ne pourra pas avoir les mêmes relations avec l’Autorité Palestinienne à partir de septembre si elle poursuit ses plans. “Nous voulons continuer à coopérer, mais cela sera très dur pour nous”, a rapporté la source.

De cette forme, les autorités nord-américaines ont insisté devant les représentants palestiniens que “ils pourront atteindre leurs objectifs seulement grâce aux discussions directes”  et que “aller à l’ONU est une mauvaise idée.” Dans tous les cas, Les Etats-Unis se sont adressés à Israel comme à la Palestine pour empêcher qu’un conflit n’éclate en septembre.

Encore une fois, Les Etats-Unis se sont faits menés par le bout du nez par les sionistes.

————-Palestine————-

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RIFIFI À LA CGT TYCO ELECTRONICS 2 : I- Voici le courrier que la nouvelle majorité du Syndicat a envoyé à la Direction de TYCO! // ! II- REPONSE DU Délégué Syndical Central et du Délégué Syndical TYCO ELECTRONICS FRANCE SAS DU 31 MAI 2011 à l’Union Locale Cgt du Grésivaudan (Isère). III- Comment des syndiquées dégage leur DS.

 I

Voici le courrier que la nouvelle majorité du Syndicat a envoyé à la Direction de TYCO!

Le 20/04/2011 à 18H06

Mail de confirmation :

L’envoie de ce mail sera confirmé par lettre recommandé en AR .

Ce même message assure a la société TYCO de Pontoise, que suite a une AG interne a la CGT TEF SAS la décision de ne pas présenter de liste CGT TEF au CE et CHSCT de Pontoise a été adopté a la majorité des syndiqués présent ce même jour.

Il en va de même du travail syndical … La CGT TEF SAS s’engage a ne plus fournir aucun travail syndical dans l’enceinte de TEF SAS et son nouveaux symbole, ni réunion, ni tractation, ni message .

Ces actes sont connus de tous les élus mandatés et syndiqués de la CGT TEF SAS qui par sa majorité a obtenue pouvoir d’autorité syndical, la CGT TEF SAS honorera ses nouveaux choix afin d’éviter de déchoir ses mandatés .

Ce message confirme la volonté de la majorité du syndicat CGT TEF SAS de finir les conflits qui nous lient, pour qu’ils puissent enfin s’occuper d’eux, dans leurs reclassement qui a débuté le 15 avril 2011 .

Recevez Messieurs et Mesdames nos salutations sincères

Rédigé par le RS Mr Stellin Martial en l’absence et l’accord du secrétaire du syndicat CGT TEF SAS

Mr Durieux Dominique, et l’accord de la majorité

Pour la majorité de la CGT TEF SAS  Mr Stellin M, Mr Durieux D, Mme Sonzogni N, Mr Harras A

II

REPONSE du Délégué Syndical Central et du Délégué Syndical TYCO ELECTRONICS FRANCE SAS du 31 MAI 2011 à l’Union Locale Cgt du Grésivaudan (Isère).

Courriel du 22/06/2011

 » Bonjour à tous,

nous faisons suite à la réunion extraordinaire de la CE de l’UL du mercredi 1 juin 2011 portant sur « l’affaire du syndicat Cgt Tyco », ainsi qu’au relevé de décisions de la CE du 21 juin 2011 à propos du premier point:

« Mandat DS syndicat CGT TEF SAS :
Le syndicat CGT TEF SAS, nous a fait parvenir un courrier qui confirme, auprès de la direction de l’entreprise, l’annulation du mandat de Délégué Syndical donné à Dominique ROUSSEAU.

Une réponse pour accusé réception sera envoyée au syndicat CGT TEF SAS.  »

Nous tenons à porter à la connaissance de cette liste de distribution, la déclaration commune du Délégué Syndical Central et du Délégué Syndical Cgt TEF SAS remis en séance extraordinaire de l’UL du 1 juin 2011. (voir en pièce jointe).

Bonne lecture,

Fraternellement,

Jean-Luc Saussaye
DSC Cgt TEF SAS

Dominique Rousseau
(EX) DS Cgt TEF SAS  »

déclaration commune

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BILLET À VENIR: RIFIFI À LA CGT TYCO ELECTRONICS / Voici le courrier que la nouvelle majorité du Syndicat a envoyé à la Direction de TYCO! // ! REPONSE DU Délégué Syndical Central et du Délégué Syndical TYCO ELECTRONICS FRANCE SAS DU 31 MAI 2011 à l’Union Locale Cgt du Grésivaudan (Isère).

Pontoise préf 2009

BILLET À VENIR: RIFIFI À LA CGT TYCO ELECTRONICS / Voici le courrier que la nouvelle majorité du Syndicat à envoyé à la Direction de TYCO! // ! REPONSE DU Délégué Syndical Central et du Délégué Syndical TYCO ELECTRONICS FRANCE SAS DU 31 MAI 2011 à l’Union Locale Cgt du Grésivaudan (Isère).

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1/NON au débat du 5 avril, « Islam et laïcité », voulu par l’UMP NON au discours d’Etat raciste et xénophobe (communiqué du MRAP). 2/ Pour ces raisons, tu comprendras (JFrançois Copé) que je ne souhaite pas venir à ta petite fête du 5 avril. Je préfère vous laisser laver votre linge sale en famille.

1/2

 

NON au débat du 5 avril, « Islam et laïcité », voulu par l’UMP

NON au discours d’Etat raciste et xénophobe

  • Après le pseudo débat sur l’identité nationale – lancé le 2 novembre 2009 par Eric Besson – qui avait fortement contribué à libérer la parole raciste,
  • – Après le discours de Brice Hortefeux du 28 juillet 2010 contre les Roms, annonçant les destructions d’habitats précaires et expulsions vers l’ Europe de l’Est ,
  • – Après le discours de Grenoble du 30 juillet 2010 de Nicolas Sarkozy, assimilant immigration et insécurité,
  • – Après la volonté du ministre de l’Education Luc Chatel de mettre à l’écart les mères portant le foulard de tout accompagnement de sorties scolaires,
  • – Après les tentatives présidentielles de remise en cause du droit du sol, finalement abandonnées par l’Assemblée Nationale
  • – Après la réintroduction par l’Assemblée Nationale d’une manifestation de volonté pour que les jeunes de 18 ans, nés en France de parents étrangers, puissent acquérir la nationalité française,
  • – Après qu’une vingtaine de personnalités en colère de la Mosquée de Paris, dont le recteur Dalil Boubakeur, aient appelé le 10 mars à annuler le débat sur la « laïcité », promu par Jean-François Copé, et lancé un « appel pour la dignité de l’islam en France »,
  • – Après les propos provocateurs de Claude Guéant, nouveau ministre de l’Intérieur, déclarant le 17 mars que les Français ont parfois le « sentiment de ne plus être chez eux », à cause d’une « immigration incontrôlée »  puis, le 24 mars sur I-Télé, que non seulement les agents du service public « ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse mais les usagers du service public ne doivent pas non plus »,
  • – Après les récentes discordances gouvernementales à propos du débat de l’UMP du 5 avril, dont l’emprise et la durée n’ont cessé de rétrécir au gré des difficultés politiques de la majorité, en particulier à l’issue des élections cantonales,Le nouveau débat, en instrumentalisant une fois de plus le principe de laïcité, stigmatise et met à l’écart les citoyennes et citoyens musulmans, renforce le racisme islamophobe qui est lourd de périls pour le vivre ensemble et trouve des boucs émissaires pour faire oublier la question sociale et la crise économique qui creuse encore les inégalités.En chassant sur les terres du front national, pour des raisons bassement politiciennes et électoralistes, le gouvernement actuel et le chef de l’Etat, relayés par de nombreux media, franchissent toujours plus les garde-fous qui séparaient la droite républicaine de l’extrême-droite raciste et xénophobe, accélèrent la lepénisation des esprits et ainsi renforcent la montée du front national.Le MRAP tient à souligner que ce débat, en alimentant les peurs irrationnelles et les fantasmes, dresse des citoyens les uns contre les autres, favorise le repli, met gravement à mal le vivre ensemble.

    Le MRAP appelle à un sursaut général pour faire échec au projet néfaste du 5 avril. Il appelle à une forte mobilisation de toutes et tous – en particulier par la création de collectifs locaux – pour préparer activement la manifestation nationale du samedi 28 mai « contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers ».

    Paris, le 30 mars 2011.


Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
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LE COMMUNIQUÉ EN FICHIER .pdf: cp-20110330-5avril MRAP

 

 

2/2

 

 

Réponse d’un « ami musulman » à la lettre de Jean-François Copé

 » Pour ces raisons, tu comprendras que je ne souhaite pas venir à ta petite fête du 5 avril. Je préfère vous laisser laver votre linge sale en famille. Fais-moi signe quand tu auras repris tes esprits et que les choses se seront un peu calmées vers chez toi. « 

Jean-François Copé arrive au siège de l'UMP pour une conférence de presse après le premier tour des cantonales, le 21 mars 2011 (Benoît Tessier/Reuters).

Cher Jean-François,

J’ai lu avec grand intérêt la lettre que tu m’as adressée dans L’Express et, puisque nous sommes désormais amis, permets-moi de te tutoyer et de te dire les choses en toute franchise.

D’abord je dois te confier que chez moi (en France avant que tu demandes), ce n’est pas comme ça que l’on traite ses amis. On ne fait pas un débat pour savoir comment nos amis devraient s’habiller ou s’exprimer. On ne se mêle pas de leur vie religieuse et on ne se permet pas de dire à leur fille que sa robe est trop longue. Ce serait très déplacé, tu en conviendras.

On ne se sert pas non plus de ses amis pour gagner des élections. On ne salit pas leur dignité et on ne leur porte pas préjudice, même si ça fait monter l’audimat au radio-crochet du coin…

Tu dis vouloir m’aider à combattre les préjugés à mon sujet, mais c’est toi qui les alimentes à chaque fois que tu prononces les mots islam, menace et laïcité dans la même phrase. Je ne t’ai rien demandé et je n’ai pas besoin de ton aide. Je veux juste que tu me laisses en paix.

Le jour où tu auras vraiment envie d’avoir une conversation avec moi, retrouve moi autour d’un bon repas, sans caméras si possible, comme ça tu pourras me regarder dans les yeux te dire le fond de ma pensée.

D’ici là, si vraiment tu t’ennuies et qu’il te reste de l’énergie, je peux t’indiquer un certain nombre de problèmes qui requièrent toute ton attention dans le pays : à commencer par le fait qu’il manque du travail à beaucoup de nos concitoyens et que les gens ne se parlent quasiment plus depuis que toi et ton équipe tenez le micro.

J’aimerais aussi répondre point par point à un certain nombre de remarques que tu fais dans ta lettre et qui, si l’un de nos amis la lisait, risqueraient de l’induire quelque peu en erreur.

Qui « défigure » l’islam ?

Quand tu dis que notre foi, l’islam, est « défigurée dans l’opinion par des comportements ultraminoritaires », ce serait bien de rappeler que cette « opinion » se construit moins à partir de la réalité que du discours politique et médiatique auquel, il me semble, tu participes un peu (note ce doux euphémisme que l’amitié t’offre en privilège).

Toi qui as depuis fort longtemps renoncé à la langue de bois et à la stratégie politique, tu devrais savoir qu’il ne convient pas de dire une chose et son contraire d’une interview à la suivante. On pourrait t’accuser de tenir un double discours ce qui, par les temps qui courent, reviendrait à te bannir de la sphère publique où tu sembles t’épanouir.

Plus loin dans ta lettre, tu parles de mon grand-père mais tu confonds probablement, c’est celui d’un autre qui est mort à Verdun. Le mien a combattu à Al Alamein en Egypte, dans une guerre qui n’était pas la sienne. Du côté de maman, ils étaient plutôt vers Alger, où ils ont pu découvrir les joies de l’électricité dans les années 50.

C’est vrai que tout ça fait partie du passé… mais je suis bien content que tu fasses avec moi ce devoir de mémoire qui nous rappelle d’où nous venons et ce qui nous unit, tout en nous permettant de tirer des enseignements qui nous éviterons de répéter les mêmes erreurs. Comme par exemple de stigmatiser une partie de nos concitoyens pour des objectifs politiques.

L’alibi de la laïcité

Tu voudras bien m’expliquer aussi pourquoi dès que tu parles d’islam, tu te sens obligé d’invoquer la laïcité pour dire quelque chose de pas sympa juste après.

Si tu n’aimes pas les barbes et les foulards, libre à toi d’exprimer ton opinion. Nul besoin de faire comme tous ceux qui, pour légitimer leur rejet des formes visibles de l’islam, se drapent sous la cape de la laïcité en espérant y trouver une respectabilité à leur racisme d’autrefois.

Je sais bien que tu n’en fais pas partie, toi qui poursuit des objectifs « empreints de paix et de respect », mais c’est tout de même dans ton camp qu’on entend des gens parler de « croisades », de la « France [qui] doit rester la France », et du jeune musulman dont on veut « qu’il travaille, qu’il ne parle pas verlan et qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

Si c’est toi le chef de cette belle équipe d’esprits éclairés, je te souhaite bien du courage. C’est bien d’avoir une opinion. C’est mieux d’avoir la vérité. Or notre vérité commune est dictée par la loi de notre pays et il se trouve justement qu’en 1905, une loi a été votée pour établir le principe de laïcité que les polémistes (contre lesquels tu fais bien de t’insurger) ressassent à tort mais surtout à travers sans vraiment l’avoir lue.

Laïcité=liberté (y compris de porter la barbe)

Et que dit-elle cette loi ? Elle dit que nous sommes libres. Libres de choisir en conscience notre religion et de la vivre comme bon nous semble, sans faire de prosélytisme et sans devoir la cacher ou la renier dans la sphère publique. Libres de s’habiller comme il nous plaît, de porter une barbe ou de se couvrir la tête si on le souhaite. Libres de prendre notre place au sein de la République comme nous l’avons fait jusqu’ici en l’enrichissant de notre travail, de nos idées et de nos espoirs.

Aucune instance musulmane n’a réclamé le changement de cette loi. Aucun musulman n’a demandé un privilège dont serait exclu l’un de ses concitoyens.

Nous demandons, et la majorité de nos concitoyens avec nous, le strict respect de la loi de 1905. Sans cadres ni contraintes supplémentaires et sans polémiques pour venir, chaque jour un peu plus, restreindre nos libertés et nos droits fondamentaux.

Citoyens comme les autres

Mon cher Jean-François, à trop vouloir nous aider, tu risques de nous causer du tort en faisant croire qu’il y a une spécificité islamique qu’on aurait jusque là ignorée. Il n’en est rien. Nous sommes des citoyens comme les autres, acteurs anonymes des changements et des sacrifices que doit concéder notre pays aujourd’hui.

Ta famille politique n’est pas étrangère à cette situation (mais bon, on ne choisit pas sa famille…). Ce serait malheureux de donner ainsi raison à ces mauvaises langues que j’entends déjà dire qu’avec des amis comme toi …on n’a pas besoin d’ennemis.

Pour ces raisons, tu comprendras que je ne souhaite pas venir à ta petite fête du 5 avril. Je préfère vous laisser laver votre linge sale en famille. Fais-moi signe quand tu auras repris tes esprits et que les choses se seront un peu calmées vers chez toi.

Je termine en te rappelant que le respect, c’est d’accepter l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit, avec ses différences. Il serait bon que tu t’en souviennes désormais, avant d’invoquer une idée de fraternité que tu piétines chaque jour.

Ton ami, Marwan Muhammad.

Photo : Jean-François Copé arrive au siège de l’UMP pour une conférence de presse après le premier tour des cantonales, le 21 mars 2011 (Benoît Tessier/Reuters).

Par Marwan Muhammad | Auteur de « Foul Express » et porte-p… | 31/03/2011 | 09H20

Billet mis en ligne par D.R. (DS Cgt Tyco Electronics France SAS)

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LA JUSTICE RETOQUE LES LICENCIEMENTS DE LA FILIALE D’UN GROUPE BÉNÉFICIAIRE. «Absence de cause économique au licenciement lorsque la cessation d’activité d’une entreprise ne résulte que du choix stratégique du groupe ».

Dans un arrêt rendu le 18 janvier, la cour de cassation estime que la cessation d’activité ne
peut constituer à elle seule une cause économique de licenciement.

La décision était un peu passée inaperçue, exceptée dans les publications juridiques. Mais elle risque de déclencher des recours en cascades contre les fermetures d’usines. Dans un arrêt du 18 janvier, la Cour de cassation a en effet estimé que des licenciements économiques de salariés d’une filiale en cessation d’activité étaient infondés, compte-tenu de la bonne santé du groupe auquel elle appartenait et vis-à-vis duquel elle n’avait aucune autonomie.

Licenciés en 2004, les salariés de Mécanique Industrie Chimique (MIC), filiale d’un groupe allemand Jungheinrich Finances Holding (JFH) qui absorbait 80% de sa production, ont donc vu leur licenciement économique retoqué par la justice.

La haute juridiction confirme ainsi une décision de la Cour d’appel de Paris du 25 juin 2009 qui avait retenu qu’«une confusion d’intérêts d’activités et de direction» entre JFH et sa filiale MIC et qu’en conséquence «la société JFH avait la qualité de co-employeur à l’égard du personnel de la société MIC».

En conséquence, «la cessation d’activité de MIC ne résultait que de choix stratégiques décidés
au niveau du groupe, sans que des difficultés économiques les justifient», précisait-elle encore.

«ÉVOLUTION DU DROIT»

Aujourd’hui, les réactions ne manquent pas. Vendredi, la CGT de Goodyear indiquait dans un
communiqué : «les salariés ne tardent pas à tirer toutes les conséquences de l’arrêt du 18 janvier 2010 de la cour de cassation et assignent la société mère américaine devant le TGI de Nanterre aujourd’hui à 14 h pour faire suspendre la restructuration»….

D’autres actions pourraient suivre initiées par les Conti ou les Molex… On est devant «une évolution et non une révolution du droit», estime Sylvain Niel, directeur associé du département GRH chez Fidal, qui estime que «la notion de groupe mérite d’être précisée en droit du travail».

Pour Patrick Thiébart, associé au cabinet Jeantet&Associés, cette décision n’est pas «si surprenante que cela».

«La cour considère la société allemande comme co-employeur, ce qui peut faire réfléchir
les sociétés-mères», estime-t-il. Et ce d’autant «qu’il n’existe aucun lien juridique direct, c’est-à-dire pas de contrat de travail, entre les salariés licenciés et la société-mère étrangère», ajoute Johann Sultan, avocat chez Jeantet&Asscoiés.

Et «la cour confirme que la cessation d’activité ne constitue une cause économique de licenciement que si la fermeture d’une entreprise est justifiée par des difficultés économique avérées ou par la nécessité de sauvegarder la compétitivité d’une entreprise»,
complète Patrick Thiébart. 7 février 2011 – La tribune

LA COUR DE CASSATION MET EN GARDE LES MAISONS MÈRES

La cessation d’activité d’une filiale et le lot de licenciements économiques qui l’accompagne
n’iront plus de soi. C’est en substance ce qu’augurent deux arrêts rendus à quelques jours
d’intervalle par les Hauts magistrats.

Ce sont deux décisions qui pourraient bien faire date dans le droit du licenciement économique.

Un premier arrêt de la Cour de cassation du 18 janvier 2011 sonne la fin de la cessation totale d’activité comme motif autonome de licenciement économique : dorénavant, pour le permettre, la cessation devra être justifiée par des difficultés économiques, mutations technologiques ou mesures de sauvegarde de la compétitivité. La décision donne également un sens nouveau au «groupe» en précisant que la maison mère, lorsqu’elle exerce la direction effective d’une filiale, a le statut de coemployeur.

Dans le second arrêt, rendu deux semaines plus tard, ce sont les choix stratégiques d’un groupe, en l’occurrence Goodyear Dunlop, à l’égard de sa filiale à 100% (K-DIS), qui sont pointés du doigt par les juges.

Dominique Paucard, responsable du pôle restructuration de Syndex, salue ces décisions qui
ont le mérite, selon lui, d’éclaircir la notion juridique complexe de groupe, alors même que la France en compte plus de 40 000 employant 57% des salariés*. «C’est une nouvelle avancée du droit dans la reconnaissance de l’organisation moderne de l’entreprise», souligne-t-il.

Contentieux

Certains montent déjà au créneau sur des contentieux passés ou en cours. Ainsi, le syndicat CGT de l’usine de Goodyear d’Amiens-Nord, engagé depuis 2007 dans un conflit avec le groupe de pneumatiques américain, aurait saisi cette nouvelle jurisprudence pour assigner l’industriel devant le TGI de Nanterre.

De son côté, Alexandra Soumeire, l’avocate de 140 salariés de l’usine Continental Clairoix (Oise), entend bien invoquer l’argumentaire de la Cour de cassation lors de l’audience de conciliation prévue le 17 février prochain. Même si, dit-elle, «il confirme notre position fondée, d’une part, sur la désignation de la société allemande comme responsable et, d’autre part, sur la contestation du motif économique lié à la cessation d’activité d’un établissement appartenant à un groupe réalisant des bénéfices.»

D’autres lui emboîteront sans doute le pas. Car il serait étonnant qu’aucun des PSE recensés chaque année par le ministère du Travail (1 191 en 2010) ne ressemble au cas de Mécanique
Industrie Chimie (MIC), qui faisait l’objet de cet arrêt de janvier. A commencer par celui de Recylex (ex-Metaleurop), dont la filiale Metaleurop Nord avait été mise en liquidation
judiciaire en 2003.

La société estimait n’avoir aucune responsabilité envers sa filiale, alors que les avocats des
salariés ont plaidé l’absence d’autonomie de gestion et la notion de coemployeur. Le 17 décembre 2010, ces derniers ont été suivis par les juges de la cour d’appel de Douai, qui accordait des indemnités à d’anciens
salariés. La société s’est pourvue en cassation…

«Peude groupes socialement responsables aujourd’hui se permettent de quitter la France en invoquant le seul motif de cessation totale d’activité», relativise Johann Sultan,
avocat au cabinet Jeantet Associés.

Recherche de motifs

Les représentants du personnel, la direction départementale du travail ou encore le préfet les attendent sur le motif. Même s’il ne sera pas simple à qualifier. «Les DRH d’entreprises de bonne taille peuvent fournir aux juges des données en matière d’intelligence économique justifiant de leur mauvaise compétitivité», précise Jean-Christophe Sciberras, président de l’ANDRH.

Il sera néanmoins intéressant d’observer les actions collectives envisagées en amont des licenciements, à l’occasion même de l’information-consultation du comité d’entreprise : «Si les représentants du personnel parviennent à ce stade à démontrer l’existence d’un coemploi, la maison mère deviendra alors leur interlocuteur», envisage Dominique Paucard.

Pour l’heure, il reste aux DRH à anticiper cette notion de coemploi. La société mère ne peut pas déposséder sa filiale de toute autonomie à la fois opérationnelle et de gestion. Ce qui demande d’impliquer les filiales dans les options stratégiques. Cela passe aussi, pour Johann Sultan, par de vrais services RH actifs au sein des filiales, ce qui faisait cruellement défaut chez MIC.

Les deux décisions de la Cour de cassation

Dans l’arrêt du 18 janvier 2011, La Cour de cassation juge infondé le licenciement économique d’une soixantaine de salariés, prononcé en 2004 dans le cadre de ta fermeture de ta société Mécanique ndustrie Chimie (MIC). Les juges relèvent la bonne santé financière du groupe allemand JFH, propriétaire de MIC, qu’ils considèrent responsable du destin des salariés.

Pour appuyer son propos, la chambre sociale avance que JFH absorbait 80% de la production de sa filiale, fixait les prix, dictait les choix stratégiques.

Cette confusion «d’intérêt, d’activité et de direction» permettait de conclure à l’absence d’autonomie de MIC. En conséquence, «JFH avait la qualité de coemployeur à l’égard du personnel» de sa filiale. La cessation d’activité est irrecevable.

Dans l’arrêt du 1er février 2011, les juges rétablissent, pour un groupe intégré, l’autonomie de la cessation totale d’activité en tant que motif économique de licenciement, sauf s’il y a faute de l’employeur ou légèreté blâmable. «Autrement dit, la mise en œuvre de choix purement stratégiques pour améliorer sa rentabilité au détriment de ta stabilité de l’emploi», commente M’ Johann Sultan du cabinet Jeantet Associés.

Afin de dégager des économies d’échelle et d’améliorer sa rentabilité, K-DIS, filiale du groupe Goodyear-Dunlop, avait annoncé l’arrêt de son activité en 2006, entraînant le licenciement économique de ses 17 salariés. 21 février 2011 – Entreprises & Carrières

LA FERMETURE D’ENTREPRISE EST-ELLE UN MOTIF DE LICENCIEMENT ?

Une fermeture d’établissement n’est pas la même chose qu’une fermeture d’entreprise ou une cessation totale d’activité. Cette précision est importante. La cessation d’activité, si elle est totale, a été considérée, en 2001, par la Cour de cassation, comme un motif légitime de licenciement dès lors qu’elle n’est pas due à une faute de l’employeur ni à sa légèreté blâmable (Cass. soc., 16 janv. 2001).

C’est un motif «autonome» de licenciement, ce qui veut dire que l’employeur qui ferme n’a
pas l’obligation de justifier sa décision par des difficultés économiques.

Le principe avait été dégagé pour trouver une solution à l’hypothèse du chef d’entreprise, personne physique ou encore URL ou société en nom collectif, qui veut s’arrêter mais n’est pas en mesure de céder son activité. Ce fut le cas jugé le 16 janvier 2001, qui visait un restaurant ou celui de ce dirigeant de PME en 2009. ll avait fermé sa société car sa santé ne lui permettait plus de continuer. Mais le but n’était évidemment pas d’autoriser un groupe à se dispenser de justifier sa décision, soit par des difficultés économiques soit par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité quand il ferme une filiale.

Certains, pourtant, se sont engouffrés dans la brèche et la Cour de cassation, qui ne veut pas renoncer à son motif économique autonome, a dû imaginer la parade. Elle en a trouvé deux.
D’abord, la légèreté blâmable : la société K-Dis, filiale à 100% de Goodyear Dunlop Tires, est une centrale d’achats. Or, Goodyear en possède une autre et décide de supprimer celle qui fait doublon.

Cette décision ne repose sur aucune difficulté économique, mais sur un souhait de rationalisation de l’activité.

Les juges ont considéré que, en prenant cette décision au détriment de la stabilité de
l’emploi, le groupe a agi avec une légèreté blâmable. Le licenciement des dix-sept salariés de K-Dis a été privé de cause réelle et sérieuse (Cass. soc., 1er févr 2011).

Ensuite, la théorie des coemployeurs.

La société holding qui exerçait un contrôle étroit sur une filiale, ne lui laissant aucune autonomie, a été déclarée coemployeur et c’est à elle, qui n’avait pas fermé, qu’on a demandé des comptes (Cass. soc., 18 janv 2011). Les Echos, 24/02/2011

LA COUR DE CASSATION FAIT UN PAS VERS UNE JURISPRUDENCE
ANTIDÉLOCALISATION

Confirmant une décision de la cour d’appel, la juridiction suprême estime qu’un groupe en
bonne santé ne peut procéder à des licenciements économiques dans une filiale en difficulté.

En saisissant le conseil des prud’hommes de Créteil en 2005, les anciens salariés de la société
Mécanique industrie Chimie (MIG), basée à Rungis (Val-de-Marne), se doutaient-ils que, six années plus tard,- leur action allait permettre à la Cour de cassation d’innover?

Jusqu’à présent, la jurisprudence admettait que la cessation d’activité d’une entreprise constituait un motif légitime de licenciement économique des salariés. Mais, dans un arrêt du 18 janvier, la chambre sociale de la haute juridiction prend une position inattendue le licenciement des salariés de MIC, consécutif à sa cessation d’activité en 2004, ne reposait pas sur un motif économique.

Les licenciements sont donc dépourvus de cause réelle et sérieuse et les salariés doivent être indemnisés.

La Cour de cassation confirme ainsi l’arrêt du 25 juin 2009 de la cour d’appel de Paris.

Celle-ci, pour en arriver à cette conclusion, a dû décortiquer le fonctionnement de MIC au sein du groupe Jungheinrich Finances Holding (JFH), la filiale française de l’Allemand Jungheinrich AG qui fabrique et commercialise des appareils dernanutention (transpalettes, etc.).

Dans un premier temps, elle constate que les salariés de MIC avaient en réalité deux coemployeurs MIC et sa maison mère, JFH. Celle-ci assurait, en fait, la «direction opérationnelle et la gestion administrative de sa filiale, qui ne disposait d’aucune autonomie», indique l’arrêt: Il existait donc entre JFH.et MIC «une confusion d’intérêts, d’activités et de direction».

«L’un des éléments déterminants dont nous disposions pour le démontrer, explique l’avocate des salariés, Evelyn Bledniak, était le paiement, par IFH, d’un cabinet chargé de la liquidation de MIC.

C’est aussi JFH qui a payé les salaires des employés restés à Rungis après avoir refusé leur transfert dans une autre filiale française du groupe; JFH qui a financé le plan social de MIC, etc.»
Dans un second temps, l’existence de coemployeurs a permis au juge de vérifier la réalité de la cause économique chez chacun d’eux et donc dans le groupe. Et de conclure que la cessation d’activité de MIC ne relevait «que de choix stratégiques décidés au niveau du groupe, sans que des difficultés économiques ne les justifient», peut-on lire dans l’arrêt.

Pour l’avocate de JHF, Françoise Fabiani, «la Cour de cassation méconnaît l’autonomie des personnes morales». Certes, ajoute-t-elle, «il y existe une politique de groupe, mais c’est le propre de tous les groupes».

«Choix stratégiques»

L’arrêt du 18 janvier a donné des idées à d’autres avocats de salariés. Comme à Fiodor Rilov, qui va défendre près de 500 anciens salariés de l’usine Continental de Clairoix (Oise), devant le conseil des prud’hommes de Compiègne. «Le statut de coemployeur de la maison mère sera notre premier axe pour contester la justification économique des licenciements au niveau du groupe», dit-il.

Depuis les années 2000, «de plus en plus de filiales sont pilotées étroitement par leur maison mère, constate Laurent Rivoire, directeur associé chez Alpha, cabinet d’expertise auprès des comités d’entreprise.

En cas de plan social, la direction le justifie toujours par des difficultés économiques.

Mais on voit bien la stratégie de ces groupes : assécher petit à petit ces filiales puis les fermer».
L’avocat Jean-Marc Denjean, qui contestera prochainement le licenciement de 220 anciens salariés de l’usine Molex de Villemursur-Tam (Haute-Garonne) devant le conseil des prud’hommes de Toulouse, compte aussi s’appuyer sur l’arrêt du 18 janvier. Mais sur un seul aspect : «L’absence de cause économique au licenciement lorsque la cessation d’activité d’une entreprise ne résulte que du choix stratégique du groupe. Ce qui est bien le cas de Molex.»
Jean-Philippe Lambert, l’avocat de Molex Inc., la société mère, assure, au contraire, que «la fermeture de l’usine n’était pas une décision stratégique mais économique».

Pour faire sa démonstration devant les prud’hommes, M. Den-jean va donc évacuer la condition de coemployeurs entre la filiale et le groupe, posée par la Cour de cassation pour rechercher, au niveau de la maison mère, l’absence de cause économique aux licenciements.

Ce faisant, il rejoint les interrogations de Pierre Bailly, conseiller à la chambre sociale de la Cour de cassation, inscrites dans son rapport sur l’affaire publié par la Semaine sociale Lamy du 24 janvier.
Observant que les groupes internationaux sont tentés de fermer des filiales pour délocaliser leur production, M. Bailly suggère de ne reconnaître une cause réelle et sérieuse au licenciement du personnel d’une entreprise appartenant à un groupe «qu’à la condition que sa fermeture soit justifiée par des difficultés économiques ou par la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l’entrepriseou du groupe».

Indépendamment donc, de la condition de coemployeurs entre les deux entités. Ainsi naîtrait une jurisprudence antidélocalisation. L’arrêt du 18 janvier pourrait constituer un premier pas dans cette voie. Jeudi 3 février 2011 – Le Monde

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1/3 — LA CFDT VEUT VALIDER LE REPORT A 62 ANS DE L’AGE LÉGAL DE DÉPART ET A 67 ANS POUR LE DEPART A TAUX PLEIN SANS DECOTE: Retraites complémentaires: le dilemme de la CFDT. 2/3 — Retraites Arrco Agirc. Pas un sou de plus pour la complémentaire ! 3/3 — Retraites complémentaires: le MEDEF bloque les négociations.

1/3

Retraites complémentaires: le dilemme de la CFDT

Par Agnès Laurent, publié le 21/03/2011 à 11:34

La centrale de François Chérèque pourrait être la seule à signer l’accord conclu vendredi soir. Et s’attirer de vives critiques.

Une nouvelle fois, la CFDT se trouve face à un choix cornélien à l’issue d’une négociation sociale d’importance. Vendredi soir, patronat et syndicats ont, en effet, conclu leurs discussions sur l’avenir des régimes de retraites complémentaires, Agirc-Arrco. Derrière l’intitulé technique, un enjeu majeur : le montant des pensions versées aux futurs retraités. Les retraites complémentaires représentent 55% des sommes versées aux cadres et 30% pour les autres salariés.

Or, le texte finalisé vendredi soir ne suscite guère l’enthousiasme dans les organisations syndicales. La CGT et la CGC ont d’ores et déjà annoncé qu’elles ne signeraient pas l’accord et la CFTC devrait faire de même. FO devrait donner sa réponse ce lundi. Reste donc la CFDT.

Son dilemme est double. Sur le fond, elle estime que le compromis contient des avancées, comme la stabilisation du rendement des cotisations alors qu’il ne cesse de baisser depuis des années ou le maintien jusqu’en 2018 du système assurant le paiement des pensions entre 62 et 67 ans (dit AGFF). Mais en contrepartie, il lui faut valider le report à 62 ans de l’âge légal de départ et à 67 ans pour le départ à taux plein sans décote, ce qu’elle a combattu à l’automne lors de la réforme du régime général.

Autre difficulté, le calendrier. Car vendredi prochain, le 25 mars, les partenaires sociaux se retrouveront pour boucler leurs discussions sur l’assurance chômage. Or, le patronat refuse pour l’instant toute concession. En acceptant de signer seule sur les retraites complémentaires, la CFDT ne voudrait pas donner le sentiment qu’elle est prête à faire de même sur l’assurance chômage quel que soit le contenu du texte.

Retraites complémentaires: le dilemme de la CFDTFrançois Chérèque, sur Europe 1, le 6 février 2011.

Europe 1

Invité dimanche du « Grand jury RTL/LCI/ Le Figaro », François Chérèque a indiqué que la CFDT prendrait sa décision « dans les 10 jours ». Un délai qui permet de faire durer le suspense au-delà de la négociation sur l’assurance chômage. Et d’inciter le patronat à faire un geste…

 

 

Sex and rock’and Roll; une « boutade ».

2/3

Retraites

Arrco Agirc. Pas un sou de plus pour la complémentaire !

Le Medef a présenté hier un projet d’accord qui évacue toute augmentation des 
ressources des régimes de retraite Arrco et Agirc, et programme une série de reculs sociaux.

Ne voyez pas dans le Medef un repaire de sadiques : s’il défend des positions « dures », « ce n’est pas pour le plaisir d’être dur » mais parce qu’elles correspondent aux « exigences » d’une « gestion saine », expliquait hier le chef de la délégation patronale, Jean-François Pillard, à l’issue de la sixième séance de négociation sur les retraites complémentaires. Il venait de présenter à ses interlocuteurs syndicaux un premier projet d’accord. Premier constat : l’absence dans ce texte de toute proposition d’augmentation des ressources susceptible de conforter les équilibres financiers très fragilisés de l’Arrco et de l’Agirc. Du coup, « dur », le projet l’est seulement pour les salariés auxquels il prévoit d’imposer une série de reculs sociaux représentant, dit-on, 10 milliards d’euros d’économies à l’horizon 2030. Sans, pour autant, effacer le déficit encore prévu à 35 milliards à cette même date. Seules et bien maigres concessions patronales : le taux de rendement des régimes complémentaires, qui régresse depuis une vingtaine d’années, serait stabilisé à partir de 2013 et jusqu’en 2015 – le Medef laissant craindre pour la suite une reprise de la baisse – et le dispositif AGFF, assurant le versement de pensions Arrco et Agirc sans décote dès que l’assuré dispose du plein de ses droits au régime général, serait prolongé jusqu’en 2018.

Côté pilules amères, on retiendra : le report à 67 ans, par alignement sur la réforme du régime général, de l’âge du taux plein garanti ; la baisse du taux de la pension de réversion, de 60 % à 54 %, dans les deux régimes ; la diminution du budget consacré à l’action sociale. S’agissant de la majoration de pension attribuée aux parents de trois enfants, elle serait portée à 10 %, soit une hausse en comparaison de son niveau actuel à l’Arrco, mais une baisse pour les assurés de l’Agirc. Enfin, sous le vocable de « mise en cohérence », le projet du Medef trace la perspective d’une fusion de l’Agirc et de l’Arrco. « La mort programmée » du régime spécifique des cadres, et, du coup, de leur statut, traduit Éric Aubin, de la CGT. Les cadres seront poussés vers les régimes par capitalisation, complète Danièle Karniewicz, de la CGC. Hormis la CFDT, plutôt tiède, l’ensemble des syndicats ont vigoureusement critiqué ce projet, invitant le Medef à revoir sa 
copie d’ici à la prochaine séance, le 18 mars.

Régime des cadres menacé

Le projet du Medef stipule la création d’un « groupe de travail pour étudier les modalités de mise en cohérence des opérations Agirc et Arrco », ainsi 
que « les conditions dans lesquelles la garantie minimale de points (GMP) pourrait progressivement être réduite voire supprimée ». La GMP assure un minimum de points à l’Agirc aux cadres ayant un 
faible salaire. Menacé de 
disparition, l’Agirc est associé, 
à la reconnaissance du statut des cadres depuis 1947.

Yves Housson

3/3

Retraites complémentaires: le MEDEF bloque les négociations

Patronat et syndicats tentaient difficilement ce vendredi de se mettre d’accord sur les mesures financières à prendre pour « assurer la pérennité » des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco du secteur privé. Le fossé s’est un peu plus élargi ce matin, au début du septième et dernier jour de négociations, lorsque le Medef a présenté un texte d’accord amendé à celui présenté le 9 mars dernier, dans lequel il refuse toute hausse de cotisations.

S’exprimant face aux journalistes à l’occasion d’une suspension de séance, certains syndicats ont jugé les concessions du Medef insuffisantes:

  • La négociatrice en chef pour la CFE-CGC, Danièle Karniewicz, a même affirmé qu’elle ne signerait pas l’accord. Le syndicat des cadres est particulièrement inquièt d’un rapprochement, voulu par le Medef, mais aussi la CFDT, entre l’Agirc, caisse des cadres, la plus en difficulté financièrement, et l’Arrco à laquelle cotisent l’ensemble des salariés du privé, avec la perspective à terme d’une possible disparition du statut de cadre.
  • FO pour sa part a indiqué qu’elle ne prendra pas immédiatement la décision de signer ou non. « Nous aurons un bureau confédéral lundi », a déclaré M. Philippe Pihet.
  • La CGT, qui avait été la seule à appeler à des manifestations lors des deux précédentes séances de négociations et qui semblait adopter la position la plus dure, ne s’était pas exprimée en fin de matinée.
  • La CFDT a adopté le ton le plus conciliant. « Il faut que cette négociation aboutisse le plus vite possible. Un accord n’est pas certain, mais c’est possible », a déclaré à la presse Jean-François Malys, le chef négociateur cédétiste. Depuis le début de la négociation, la CFDT est apparue comme l’organisation la plus proche d’une signature. Si elle était seule à signer, l’accord paritaire ne serait viable que s’il n’était pas remis en cause par au moins trois autres syndicats.

Pas plus que le premier texte proposé le 9 mars dernier, la version amendée n’envisage une hausse des cotisations patronales et salariales, souhaitée par l’ensemble des syndicats, CFDT exceptée, ce qui serait le moyen le plus rapide de renflouer les caisses des régimes Agirc, et Arrco. Le Medef refuse une telle solution, arguant que l’alourdissement des charges des entreprises pourrait nuire à leur compétitivité. Le texte amendé par les répresentants du patronat est beaucoup plus vague sur le rapprochement entre l’Agirc et l’Arrco et revoit à la baisse les économies que le patronat voulait faire sur les avantages familiaux (bonifications en fonction du nombre d’enfants élevés) et conjugaux (pensions de reversion), avantages très généreux pour les cadres. A cet égard, le patronat accepte de ne pas modifier à la baisse – de 60% à 54% – les pensions de reversion pour les veuves et les veufs.

  • A lire:

Agirc-Arrco, deux régimes en danger

Entamées le 25 novembre, les négociations sortent cette année du cadre habituel puisqu’elles doivent aussi adapter les régimes Agirc et Arrco à la réforme gouvernementale du régime général qui a reculé de 60 à 62 ans l’âge de départ légal et de 65 à 67 ans celui pour une pension sans décote. Le recul des bornes d’âge apporte une bouffée d’oxygène aux régimes Agirc-Arrco mais n’est pas suffisant pour enrayer une baisse constante du taux de rendement des retraites complémentaires. Cliquez ici pour lire notre analyse

A lire aussi: La CGT remobilise pour la retraite complémentaire

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KADHAFI DÉGAGE! SARKOZY AUSSI! Libye: Nous sommes opposés à l’intervention militaire internationale. « La guerre en Libye est indigne de notre pays ».

Sarkozy face à Kadhafi, au nucléaire…et aux cantonales

Rédigé par Juan Sarkofrance – Blogueur associé le Dimanche 20 Mars 2011

202ème semaine de Sarkofrance : comment Sarkozy s’est choisi Kadhafi

202ème semaine de Sarkofrance : comment Sarkozy s'est choisi Kadhafi
Quelle belle semaine ! L’opinion publique était d’abord tétanisée par les drames japonais : tremblement de terre, tsunami puis explosion de réacteurs, le tout en direct à la télévision. Comme prévu, notre Monarque Nicolas préféra défendre le business atomique du pays. L’ambition nucléaire française ne se discute pas. Mais son véritable enjeu était en Libye. Notre shérif s’était enfin trouvé un épouvantail à sa hauteur.
En quelques heures, par un revirement dont il a le secret, Sarkozy avait désigné Kadhafi à la vindicte internationale. Quand, jeudi soir, le Conseil de Sécurité approuve enfin le blocus du ciel libyen, la Sarkofrance exulte. 

Et en quelques heures, par un aveuglement dont elle a le secret, la France médiatico-politique redevenait sarkophile.

Affligeante réaction onusienne
Vendredi matin, Nicolas Sarkozy pouvait jubiler. Classe politique et médias nationaux étaient unanimes pour louer le rôle déterminant de la diplomatie française dans l’affaire libyenne. Il suffit d’un concert de louanges pour que la France médiatique se réveille sarkophile voire sarkozyste. La veille au soir, le conseil de sécurité de l’ONU avait adopté sa résolution 1973, par 10 voix contre 5 abstentions, autorisant, enfin, le blocus aérien de la Libye « pour protéger la population civile et pour faire cesser les hostilités.» Le ministre Juppé avait livré un court discours devant ses homologues que d’aucuns comparèrent aussitôt à la déclaration solennelle de Dominique de Villepin contre l’entrée en guerre en Irak en 2003. Dès vendredi, le colonel Kadhafi promettait « l’enfer » aux avions occidentaux s’ils devaient intervenir avant de proclamer un cessez-le-feu immédiat.

Bref, Nicolas Sarkozy a brillamment retourné la situation, au moins sur ce front : fustigé pour son silence depuis décembre, moqué pour son inconstance, critiqué pour les invitations privées d’Alliot-Marie et Fillon l’hiver dernier en Tunisie et en Egypte, le Monarque avait semble-t-il redressé la barre. Samedi après-midi, il avait invité pour les chefs d’Etat et ou leurs représentants « qui souhaitent apporter leur soutien à la mise en œuvre de cette résolution » à un « sommet de Paris de soutien au peuple libyen.» Le spectacle continue.

En fait, comme souvent, la réalité est plus nuancée que ces premiers constats grégaires. Primo, la résolution onusienne n’autorise que des raids aériens. Tout déploiement terrestre est interdit. Samedi matin, Kadhafi attaquait les faubourgs de Benghazi.

Secundo, cette résolution ne vise pas à bouter le colonel Kadhafi hors du pouvoir, ni même à empêcher une guerre civile, bien au contraire. Elle cherche simplement à rééquilibrer le rapport de force militaire entre le régime et son opposition. C’est bien toute son ambigüité. En 1991, Saddam Hussein, pourtant défait au Koweit, eut les mains libres pour réprimer dans le sang les révoltes chiites et kurdes. On se rappelle aussi l’échec d’autres raids aériens occidentaux sans intervention terrestre, comme en Bosnie-Herzégovine à l’aube des années quatre-vingt dix.

Tertio, les belles déclarations d’Alain Juppé suppliant ses homologues du Conseil de Sécurité de ne « pas laisser faire les fauteurs de guerre » ni de « laisser bafouer la légalité et la morale internationales. » avaient quelque chose d’indécent. Un peu plus au Sud, au Yémen (52 morts vendredi !) ou même à Barheïn, le « printemps arabe » se poursuit dans la douleur, et sans le soutien, même oral, des démocraties occidentales. Pire, l’Arabie Saoudite, partie active de la coalition anti-Kadhafi, a dépêché quelque 1000 soldats dans l’émirat voisin du Barheïn sans le moindre commentaire occidental. Quarto, l’Europe diplomatique est en miettes. La critique n’est pas nouvelle. Mais elle présage mal de l’avenir.

Enfin, l’attitude de Nicolas Sarkozy, si décisive fut-elle, est à l’image du monde occidental : d’abord compromise, ensuite tardive, enfin positive. Il y a trois mois à peine, la Sarkofrance tentait de finaliser désespérément de jolies ventes d’armement. Imagine-t-on des combats aériens Rafales libyens contre Rafales français dans le ciel de Benghazi ? Pendant les révoltes tunisiennes puis égyptiennes, il y a à peine 2 mois, le Monarque fut étrangement silencieux.

Avec Kadhafi, ancien terroriste récidiviste, il s’est choisi un épouvantail à sa hauteur.

Comment donc considérer les déclarations de Nicolas Sarkozy, vendredi 18 mars, lors d’une nouvelle inauguration-prétexte ? L’occasion était trop belle, le moment trop bon. A nouveau, ses propos furent indécents : « La stabilité était le maître mot de toute action diplomatique il y a quelques années (…) mais, au nom de la stabilité, est-ce qu’on n’a pas condamné des peuples, en Europe, au Moyen-Orient, ailleurs dans le monde, à l’injustice, au non-respect des droits de l’Homme, simplement parce que la stabilité tranquillisait ceux qui en bénéficiaient ? » Il y a quelques années ? Non. Sarkozy se trompe d’échelle temporelle. Sa real-politik depuis mai 2007 en a déçu plus d’un.

Et les élections ?
La France était en campagne mais les élections cantonales sont passées à la trappe. L’UMP se cache, craignant la déroute. Elle a même retiré son logo des bulletins de ses candidats. A Paris ou en province, le candidat élyséen pense toujours autant à 2012. Lundi, il tenait une réunion de campagne à l’Elysée avec ses proches. Mardi, il est parti rencontrer Sophie Poux, cette productrice de lait invitée de TF1 en janvier 2010. Mercredi, il avait réservé la grande salle du Grand Palais pour 2000 chefs d’entreprise bénéficiaires des prêts d’Oseo. Jeudi, il rencontrait des pompiers, puis recevait une poignée d’agriculteurs dont Michaël Poillon, autre invité de TF1 en janvier dernier. Tout est bon pour la photo électorale.

A Paris, François Fillon, interrogé sur France 2, a confirmé :  « Nicolas Sarkozy sera candidat. » Personne ne relève tant c’est évident. Son ministre de l’intérieur et de l’immigration, Claude Guéant, a pris son poste en main. Jeudi sur Europe 1, il a lâché une boutade que son prédécesseur Hortefeux n’aurait pas reniée : « les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux. » Ciblée contre l’immigration légale ou pas, cette déclaration préméditée était bien inacceptable : Claude Guéant est le fidèle soutier de Nicolas Sarkozy depuis près de 10 ans et donc le co-auteur d’un nombre incalculable de lois contre l’immigration clandestine. En quelques mots, il légitime pour son électorat déboussolé le discours frontiste depuis 30 ans. Marine Le Pen ne s’est pas trompé sur l’hommage : dès vendredi, elle lui a établi une carte d’adhérent « prestige » au FN.

Cette diversion xénophobe fut bien commode . Elle permit d’esquiver quelques commentaires sur le chômage, la précarité ou … la pénibilité. Le ministère du travail a discrètement rendu public une étude vieille de 3 ans sur la pénibilité au travail : plus de 2,6 millions de personnes ont été exposées plus de 15 ans à une pénibilité sérieuse, soit 35% des effectifs, et 58% des ouvriers ! Et cette pénibilité coûte souvent leur emploi aux séniors concernés : « Moins souvent en emploi, les seniors ayant été durablement exposés à des pénibilités physiques sont plus souvent au chômage ou inactifs.» Dans sa réforme des retraites, le Président des Riches n’a concédé qu’à 30.000 handicapés physiques du travail par an de partir plus tôt que les autres. Pour le reste, circulez, y-a rien à voir !

Depuis des mois, à chaque visite de terrain, le Monarque Nicolas explique aux ouvriers silencieux qu’il croise combien il est légitime de travailler plus puisque l’on vit plus longtemps, que le travail est une fierté, que la pénibilité. L’argument reste imparable quand on reste grossier et général. Et que l’on cache les études gouvernementales jusqu’à après le vote de la loi.

Obstruction atomique
Mais le plus bel exemple d’obstruction démocratique de la semaine nous vint du Japon. Depuis le weekend dernier, les ténors de Sarkofrance venaient un à un à la rescousse de la filière nucléaire française. Au Japon, le tremblement de terre puis le tsunami du 11 mars ont endommagé la centrale de Fukushima et ses 6 réacteurs. Partout dans le monde, on craint le pire. Partout, sauf en France. Il y a un business à défendre, cette prolifique filière dont Nicolas Sarkozy s’est fait le VRP auprès de toutes les dictatures du globe sauf l’Iran et la Corée du Nord. Depuis 2007, il a signé des accords, souvent jamais finalisés, avec l’Algérie, la Tunisie, l’Afrique du Sud, l’Inde, l’Arabie Saoudite, Abou Dhabi, l’Egypte, et même la Libye en juillet 2007. Depuis mai 2008, sa nouvelle agence « France nucléaire international » devait faire la promotion de cette diplomatie atomique.

Dimanche, les écologistes réclament un débat sur le nucléaire française. Eric Besson, ministre de l’industrie, et Nathalie Kosciusko-Morizet, sa collègue AREVA-compatible, sont envoyés en conférence de presse avec des dirigeants de la filière pour rassurer. Henri Guaino, conseiller hors sol, explique que le drame nippon devrait « favoriser notre industrie nucléaire par rapport aux industries d’autres pays où la sécurité est passée au peu plus au second plan.» Lundi, Nicolas Sarkozy lui-même, s’exclame que « si on est les plus chers, c’est parce qu’on est les plus sûrs ! » . Le soir, l’inquiétude était visible. Au Japon, trois réacteurs semblaient hors de contrôle, après des explosions et pannes de refroidissement. En déplacement électoral dans le Tarn-et-Garonne, le candidat Sarkozy change de registre, mardi sous la contrainte. Le monde craint une explosion version Tchernobyl.

Sarkozy concède que la catastrophe est proche. Mercredi 16 mars, il fait une déclaration sur la situation au Japon lors du conseil des ministres, et réaffirme que l’engagement atomique de la France n’est négociable, ni discutable. Dans l’après-midi, il réitère qu’il faut du sang-froid.  Il a failli perdre le sien devant l’ampleur de la catastrophe japonaise. Mais croyez-le, braves gens : en France on ne risque rien !

Au final, cette double crise internationale a servi au candidat Sarkozy, au moins pour quelques jours. La lucidité médiatique est tombée dans l’affaire libyenne, et le consensus « nucléariste » reste solide.

Ami sarkozyste, es-tu revenu ?

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UN COMMUNIQUÉ DU PCOF, Parti Communiste des Ouvriers de France qui nous semble interessant.

Libye

Nous sommes opposés

à l’intervention militaire internationale

 

Après plusieurs jours de forcing, les gouvernements français et britanniques et le soutien de Washington, le conseil de sécurité a voté une résolution permettant l’intervention militaire contre les forces militaires libyennes.

Cette résolution a été prise à quinze, avec l’abstention des représentants de la Chine, de la Russie, de l’Inde et de l’Allemagne. Donc dix représentants de gouvernements décident d’engager une guerre qui ne dit pas son nom contre un régime qu’ils ont soutenu jusqu’il y a peu, qu’ils ont courtisé pour lui vendre des armes et pour avoir accès au pétrole.

L’argument avancé, la défense des civils, n’a rien de nouveau ; de la guerre des Balkans, de la guerre contre l’Irak et celle d’Afghanistan, toutes ont été menées derrière cet alibi.

Mais les objectifs réels de ces guerres, c’est le contrôle de zones stratégiques, surtout quand elles renferment des gisements de gaz et de pétrole, quand elles sont des zones de transit des pipe-lines.

Instruits par l’échec des guerres d’Irak et d’Afghanistan, Obama et d’autres insistent sur le caractère limité de l’intervention militaire. Ils excluent, pour le moment, toute opération sur le terrain libyen. Sarkozy, Cameron, quant à eux, ne cachent pas leur intention de faire tomber le régime, quitte à pousser les insurgés à se lancer dans des combats contre les forces restées fidèles à Kadhafi. Ils mettent également en avant le soutien de la Ligue arabe, du secrétaire de la Conférence islamique, pour essayer de désamorcer les accusations d’une opération militaire de l’occident contre un pays arabe.

Bardé de ces soutiens, Sarkozy veut faire oublier sa politique vis à vis de Ben Ali et de Moubarak. Il espère aussi se positionner pour les marchés futurs, notamment celui du pétrole.

Une partie du peuple libyen s’est soulevé, encouragé par les révoltes populaires des pays arabes, par la révolution tunisienne. Les insurgés ont essayé de renverser le régime de Kadhafi, mais celui-ci a utilisé toute la force de son armée, des mercenaires, pour réprimer la révolte et regagner une à une les villes insurgées.

Dans cette situation, une partie des insurgés ont mis leurs espoirs dans une intervention militaire étrangère qui détruirait l’armée libyenne. Mais les puissances impérialistes, leurs armées, leurs bombes, ne sont pas leurs alliés et ne cherchent qu’à prendre le contrôle des richesses du pays, notamment pétrolières, et établir une tête de pont dans cette région où souffle le vent de la révolte et de la révolution. Dans le contexte de crise économique, de concurrence exacerbée pour le contrôle des matières premières, des sources d’énergie, les puissances impérialistes veulent mettre un terme à la contestation populaire au Maghreb et au Moyen Orient qui menace objectivement leurs intérêts. La preuve en est donnée par le soutien qu’elles apportent aux monarchies pétrolières, Arabie saoudite en tête, quand celles-ci répriment dans le sang les mouvements populaires au Yémen, à Bahreïn…

Les profonds bouleversements en cours dans cette partie du monde qui sont avant tout le fait des peuples qui se dressent contre des régimes autoritaires, corrompus, contre les criantes injustices sociales, ébranlent les positions des puissances impérialistes et de leurs alliés. C’est pourquoi, nous devons dénoncer et combattre les tentatives des puissances impérialistes d’étouffer ces aspirations et développer la solidarité avec les luttes des peuples de ces régions.

C’est pourquoi, nous sommes fermement opposés à l’intervention des puissances impérialistes contre la Libye.

Paris, 18 mars 2011-03-19

Parti Communiste des Ouvriers de France

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