Allo Liliane (Bettencourt), François (Pinault), Bernard (Arnaud) ? …: Warren Buffett, l’homme qui voulait payer plus d’impôts. / . \/ . \ Warren Buffet: «Taxez-moi!»

« Mes amis et moi-même avons trop longtemps été gâtés par un Congrès en bons termes avec les milliardaires. Il est temps pour notre gouvernement de s’atteler sérieusement au partage des sacrifices », écrit Warren Buffett.

Le milliardaire, qui paie (relativement) moins d’impôts que ses employés, demande à Obama d’« arrêter de cajoler les riches »

Certains le traiteront d’hypocrite, d’autres de doux rêveur, certains penseront qu’il est en train d’acheter sa place au paradis… Warren Buffett, l’un des hommes les plus riches au monde, vient de prendre sa plume pour demander à… payer plus d’impôts.

Ce financier américain, qui fêtera dans quelques jours ses 81 ans et qui pèse au bas mot 50 milliards de dollars (34 milliards d’euros), a publié dans le New York Times une tribune pour se plaindre que ses impôts, et ceux de ses « amis super-riches » comme il les décrit lui-même, ne sont pas assez élevés alors que la classe moyenne et les plus pauvres souffrent des conséquences de la crise financière.

Il donne des chiffres : sa dernière feuille d’imposition fait apparaître qu’il a dû payer plus de six millions de dollars (4 millions d’euros) au Trésor américain. Une somme coquette, mais dont il fait observer qu’elle ne correspond qu’à 17,4% de son revenu imposable, grâce à des tas d’exemptions fiscales et de déductions parfaitement légales. Avec ce résultat très paradoxal :

« C’est moins que ce que payent les vingt autres personnes de mon bureau. Leur imposition va de 33 à 41% de leurs revenus, avec une moyenne à 36%. »

Il ajoute ce commentaire qui en dit long sur la place de la finance dans le capitalisme d’aujourd’hui :

« Si vous faites de l’argent avec de l’argent, comme le font certains de mes amis super-riches, votre pourcentage pourra même être encore plus bas que le mien. Mais si vous gagnez votre vie avec un travail, votre pourcentage sera supérieur au mien, et sans doute de beaucoup. »

Il faut augmenter les impôts des plus riches

Une situation qui, selon lui, n’était pas le cas dans les années 80 et 90. Entre 1992 et 2008, alors que les revenus des 400 Américains les plus riches a décuplé, leur taux d’imposition moyen est passé de 29,2% à 21,5%.

Warren Buffett fait donc une proposition au Comité conjoint qui a été récemment décidé par Barack Obama et son opposition républicaine pour trouver des solutions au problème du déficit budgétaire : augmenter les impôts des plus riches.

Il suggère de ne pas toucher à l’imposition de 99,7% des contribuables américains, mais de n’augmenter les impôts que de ceux qui déclarent plus d’1 million de dollars de revenus par an, soit 236 883 personnes en 2009, et plus encore pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars par an, et qui étaient quand même 8 274 en 2009.

Sa conclusion :

« Mes amis et moi avons été cajolés pendant trop longtemps par un Congrès ami des millionnaires. Il est temps que notre gouvernement devienne sérieux sur le partage des sacrifices. »

Warren Buffett n’est pas qu’un riche excentrique. Il est l’un des gourous de la finance américaine, avec son fonds Berkshire Hathaway, dont le succès lui a valu le titre de « meilleur investisseur du XX° siècle ». Il est un des personnages emblématiques du capitalisme américain, dont les paroles et les conseils sont suivis aveuglément par les petits porteurs.

Le choix de la philanthropie

Depuis le début des années 80 et sa formidable réussite financière, réalisée à coups d’investissements judicieux, d’une bonne lecture du marché et d’audace récompensée, Warren Buffett est aussi un grand philanthrope, dans la grande tradition américaine.

Il y a un an, Warren Buffett s’était associé à Bill Gates, un de ses grands amis « super-riches » (Gates siège au conseil d’administration de Berkshire Hathaway), pour lancer une initiative sans précédent et sans équivalent au monde : ils ont lancé le « giving pledge », un « engagement de don » par lequel qu’ils s’engagent à donner la moitié de leur fortune à des oeuvres humanitaires. Une quarantaine de milliardaires avaient signé ce « pledge », dont Marc Zuckerberg (Facebook), Larry Ellison (Oracle), ou encore le fondateur de CNN, Ted Turner.

Warren Buffett avait déjà promis 80% de sa propre fortune à la fondation de Bill et Melinda Gates, très active dans la lutte contre le sida et pour la vaccination dans le monde en développement.

La taxation des super-riches comme solution au déficit budgétaire ? Sans doute pas, comme le montrait, chiffres à l’appui, notre blogueur Jean Matouk lorsque la rumeur avait circulé que Bill Gates était « plus riche que l’Amérique »…

Mais la fin de cette injustice déjà choquante en période faste mais carrément inacceptable en temps de crise, du fait que les plus riches payent en pourcentage moins d’impôts que le reste de la population, et que le capital est moins impos que le travail, peut constituer une partie de la réponse, à côté des économies budgétaires et des mesures d’austérité qui sont en train d’être imposées un peu partout.

En France, le débat est d’abord politique

En France, le gouvernement se refuse à aller dans cette direction, se contentant de parler de l’élimination de certaines « niches fiscales », ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

A gauche, Martine Aubry a clairement annoncé la couleur, dans une tribune publiée vendredi dans Le Monde, qui va exactement dans le même sens que les remarques de Warren Buffett : « Les revenus du capital cesseront d’être moins taxés que ceux du travail. »

La candidate à la primaire socialiste s’est néanmoins attirée une attaque en règle de Valérie Pécresse, la ministre du budget, qui a accusé Martine Aubry de préparer des augmentations d’impôts, une antienne qu’on entendra sans doute beaucoup pendant la campagne.

Les super-riches, eux, se taisent. Peut-être que la différence entre les Etats-Unis et la France, c’est qu’ici, ce sont les politiques qui s’écharpent sur les impôts, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, les plus riches devancent l’appel et proposent de participer à l’effort collectif. Allo Liliane (Bettencourt), François (Pinault), Bernard (Arnaud) ? …

Photo : Warren Buffett entouré de pom pom girls de l’université du Nebraska en avril (Rick Wilking/Reuters)

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« Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous les méga-riches continuons de bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », estime Warren Buffett dans sa tribune.


Warren Buffet: «Taxez-moi!»

Dans une tribune publiée par le New York Times, le milliardaire américain a appelé lundi les parlementaires à augmenter les impôts pour les plus riches.

Dans une tribune publiée par le New York Times, le milliardaire américain a appelé lundi les parlementaires à augmenter les impôts pour les plus riches.

93 commentaires

Warren Buffet (AP)

L’investisseur milliardaire Warren Buffett a appelé lundi les parlementaires américains à augmenter les impôts pour les plus riches afin de réduire l’énorme déficit budgétaire du pays, affirmant que cela ne nuira ni aux investissements, ni aux emplois.

Dans une tribune publiée par le New York Times, le patron du fonds d’investissement Berkshire Hathaway propose une hausse d’impôts pour les Américains dont les revenus dépassent au moins un million de dollars par an, et une hausse encore plus élevée pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars annuels.

« Nos dirigeants ont appelé à +un sacrifice partagé+. Mais quand ils ont fait cette demande, ils m’ont épargné. J’ai vérifié auprès de mes amis méga-riches pour savoir à quels sacrifices ils s’attendaient. Eux non plus n’avaient pas été touchés », écrit le milliardaire.

« Pendant que les pauvres et les classes moyennes combattent pour nous en Afghanistan, et pendant que de nombreux Américains luttent pour joindre les deux bouts, nous, les méga-riches, continuons à bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », poursuit-il.

M. Buffet explique que son taux d’imposition par l’Etat fédéral représentait 17,4% de ses revenus imposables l’an dernier, alors que celui des 20 personnes travaillant dans son bureau était compris entre 33 et 41%.

Le taux d’imposition des riches était « beaucoup plus élevé » dans les années 1980 et 1990, et pourtant près de 40 millions d’emplois ont été créés entre 1980 et 2000, rappelle M. Buffett.

« Vous savez ce qui s’est passé depuis: des impôts plus bas et beaucoup moins de créations d’emplois ».

« Les gens investissent pour gagner de l’argent, et une imposition potentielle ne les a jamais fait fuir », écrit-il encore.

Le Congrès américain est parvenu à un accord de dernière minute le 2 août sur le relèvement du plafond de la dette, alors que le pays était à deux doigts du défaut de paiement et après des semaines de bras de fer entre républicains et démocrates. Le texte prévoit des coupes budgétaires mais aucune hausse d’impôts.

(source AFP)

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4 commentaires

  1. Maurice Lévy, pas si généreux, veut réduire drastiquement les dépenses sociales
    Astrid Gouzik – Marianne | Jeudi 25 Août 2011 à 12:00 |

    http://www.marianne2.fr/Maurice-Levy-pas-si-genereux-veut-reduire-drastiquement-les-depenses-sociales_a209594.html?TOKEN_RETURN

    Ce matin, sur Europe1, Maurice Lévy, PDG de Publicis et président de l’Afep a tenu à se justifier. Il ne faut voir aucun calcul derrière l’appel des 16 dirigeants d’entreprises à payer plus d’impôt, seulement une volonté de « justice dans la répartition de l’effort » ! Sauf qu’en échange de cette contribution exceptionnelle de leur part, les très riches demandent des mesures drastiques d’économie dans les dépenses publiques et sociales.

    On eut vite fait de l’ériger en Warren Buffet français, pourtant ce que Maurice Lévy propose dans l’appel signé par 16 dirigeants d’entreprises, paru dans le Nouvel Observateur, et qu’il a réaffirmé ce matin sur Europe1, est bien éloigné de celles formulées par le magnat américain.

    En effet, il expliquait au micro de Thierry Guerrier, que lui et ses 15 riches cosignataires, donnaient leur accord à être temporairement taxés davantage… Se préoccupant peu de savoir si le gouvernement leur demandait leur avis ! Il lui accorde cependant le droit de fixer le montant de cette contribution exceptionnelle. Mais il faudra qu’elle soit « calculée dans des proportions raisonnables »… N’exagérons rien, ils veulent bien faire preuve de bonne volonté et de belle générosité, mais il ne faudrait pas que cette hausse de l’imposition fasse fuir les plus riches. « Il faut que ce soit suffisant pour que ce soit notable, que les gens perçoivent qu’il y a un véritable effort, et il ne faut pas que ce soit décourageant au point qu’un certain nombre de personne profiterait de ça pour partir », a-t-il expliqué ce matin.

    Et puis attention, il émet aussi des conditions non négligeables. Ces efforts qu’accepteraient de faire les grands patrons devront s’inscrire dans un effort global de réforme, tant sur les dépenses que sur les recettes. Pour cela, il développe 4 axes: d’abord, prendre immédiatement des mesures d’économie. Puis le gouvernement devra opérer des « réductions drastiques de la dépense publique, aussi bien sur le plan des dépenses générales, que sur le plan de dépenses sociales ». Echange de bons procédés: on veut bien concéder à faire un effort ponctuel, mais il faudra opérer des coupes dans les dépenses sociales! L’ombre du libéralisme plane au-dessus de ce qui semblait, au départ, être une proposition charitable des très riches. Le deux derniers axes sont de surtaxer davantage les favorisés, et de rendre à la France sa compétitivité perdue.

    Pour ce qui est des niches fiscales, Maurice Lévy fait preuve de clémence : « Elles ont toutes des raisons d’être. Mais je ne verrais aucune objection à ce que celles qui s’adressent aux personnes physiques soient supprimées ».

    Le patron de Publicis se montre bien plus sévère envers les propositions de salaire maximum, arguant que ces plafonnements n’ont aucun sens. « Il est normal que ceux qui gagnent plus soient taxés davantage. Il est anormal sauf à être dans une économie contrôlée d’essayer de normaliser les rémunérations ». Puis d’expliquer que sur le grand marché international des patrons, les dirigeants français sont bankables. Il s’agit donc de les ménager un peu, et de ne pas les inciter à quitter la France en restreignant leurs salaires !

    Il ne faut donc voir « aucun calcul » derrière cet appel à taxer les riches, ni aucune « volonté de se sauver », contrairement à ce qu’affirmait hier Ségolène Royal sur RMC. Pour ce qui est de la proposition de remboursement du bouclier fisca l, formulée par la candidate à la primaire socialiste, Maurice Levy n’a pas (encore ?) donné son accord.

  2. A leur tour, de riches Français prêts à payer plus d’impôts

    Par Pierre Haski | Rue89 | 16/08/2011 | 17H18

    http://eco.rue89.com/2011/08/16/a-leur-tour-de-riches-francais-prets-a-payer-plus-dimpots-218100

    Le signal est venu d’Amérique, avec la tribune du financier milliardaire Warren Buffett appelant l’administration Obama à taxer plus les « super-riches » trop longtemps « cajolés » par le Congrès. Il a très vite traversé l’Atlantique et trouvé des émules en France, prêts à montrer que dans les temps difficiles qui s’annoncent, des riches Français sont, eux aussi, solidaires.

    Coup sur coup, deux personnalités très différentes, Pierre Bergé, millionnaire étiqueté à gauche, et Maurice Lévy, le patron de Publicis, s’exprimant en tant que président de l’Association française des entreprises privées (Afep), se sont prononcées en faveur d’une contribution accrue des plus riches à l’effort national.

    Pierre Bergé, qui « pèse » 120 millions d’euros selon le magazine Challenge, s’est dit prêt à soutenir une demande visant à accroître les impôts des plus grandes fortunes de France. Tout en restant sceptique sur la solidarité des riches, comme il l’a déclaré sur RTL :

    « Je suis prêt sinon à prendre la tête, du moins bien entendu à me ranger au côté de ceux qui voudraient [faire augmenter les impôts des grosses fortunes, ndlr].

    Mais vous savez, je n’y crois pas beaucoup. Je ne crois pas beaucoup que dans le système qui est le nôtre aujourd’hui – je rappelle pour ceux qui l’ignoreraient que je suis un homme de gauche et que je souhaite la victoire de la gauche en 2012 – et je ne crois pas qu’aujourd’hui on puisse arriver à faire changer cela. » (écoutez le son)

    « Une contribution exceptionnelle des plus riches »

    Dans une tribune publiée par Le Monde, mardi après-midi, Maurice Lévy, 238e fortune française avec un patrimoine de 176 millions d’euros selon Challenge, apporte le soutien d’un pan du patronat à une variante de cette idée.

    Parmi une série de propositions « pour en finir avec le déficit des finances publiques », le patron de Publicis suggère « une contribution exceptionnelle des plus riches, des plus favorisés, des nantis ». Il ajoute :

    « Il semblera peut-être curieux à certains de voir que le président de l’Association française des entreprises privées (Afep) préconise une telle mesure, mais il me semble indispensable que l’effort de solidarité passe d’abord par ceux que le sort a préservés.

    J’ai toujours considéré que la grande majorité des dirigeants méritaient leur rémunération, et pour certains plus encore. Mais je considère avec la même force qu’il est normal que nous, qui avons eu la chance de pouvoir réussir, de gagner de l’argent, jouions pleinement notre rôle de citoyens en participant à l’effort national.

    Oui, une contribution des plus riches s’impose à mes yeux. Et pas seulement les dirigeants. Tous ceux qui peuvent, par leurs moyens, participer à ce nécessaire effort national. »

    10 milliards d’économies à trouver

    Ces prises de position, en réaction au débat américain, interviennent à un moment crucial : le gouvernement est le dos au mur, contraint de faire jusqu’à 10 milliards d’euros d’économies sur le prochain budget pour tenir ses engagements européens et justifier le maintien de la note triple A du crédit français, et calmer la spéculation contre l’euro visant singulièrement la France depuis une semaine.

    Les mesures qui s’annoncent seront nécessairement impopulaires, et une partie de la frange la plus riche de la population n’est pas insensible au fait que le mécontentement ne visera sans doute pas seulement le gouvernement, mais l’élite française dans son ensemble, et les plus favorisés en particulier.

    Le souvenir des révélations choquantes de l’an dernier sur la fortune de Liliane Bettencourt, sur son île paradisiaque aux Seychelles non déclarée, de ses comptes en Suisse pour une évasion fiscale bien organisée, reste vif.

    Une partie des riches Français veut montrer qu’on peut être « riche et citoyen », même si des différences d’approches apparaissent entre ceux qui acceptent d’augmenter les impôts et ceux qui, comme Maurice Lévy, parlent de contribution « exceptionnelle ».

    Mais à la différence des Etats-Unis où c’est un des hommes les plus riches du pays, avec une fortune de plus de 50 milliards de dollars déjà promise à hauteur de 80% à des œuvres humanitaires, qui a pris l’initiative, en France, les plus riches parmi les riches se taisent.

    On attend désormais de savoir de quel côté ils penchent : se rallieront-ils à cette initiative naissante visant à associer les plus riches à un sacrifice tout à fait relatif, ou continueront-ils à voter avec leurs pieds, c’est-à-dire à menacer de quitter leur pays si l’imposition devenait plus lourde ?

    Les politiques, de leur côté, entrent peu à peu dans ce débat. Dans un entretien au Monde mercredi, Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie Les Verts à la présidentielle, s’en prend à la frilosité de Nicolas Sarkozy sur ce terrain et propose d’augmenter les impôts des plus riches :

    « Nicolas Sarkozy voudrait que l’austérité soit supportée par les plus vulnérables et n’a pas le courage de dire que la solution pour un budget à l’équilibre, c’est l’augmentation des impôts et une réforme fiscale ».

    Elle propose d’augmenter progressivement les impôts sur les 15% de contribuables les plus riches, et plus fortement sur les 5% les plus riches.

    ►Mise à jour le 17/8/11 à 13h30, avec les déclarations d’Eva Joly.

    A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

    ► Warren Buffett, l’homme qui voulait payer plus d’impôts
    ► Non, Bill Gates n’est pas plus riche que les Etats-Unis !

  3. […] SOURCE affiliate program 0Partager :Partagere-mailImprimerRedditDiggStumbleUpon Cliquez ici pour annuler la réponse. […]

  4. Etats-Unis – 16/08/2011 | 08:14 – 469 mots
    Warren Buffett pour une hausse d’impôts aux Etats-Unis

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110816trib000642617/warren-buffett-pour-une-hausse-d-impots-aux-etats-unis.html

    Le milliardaire américain a lancé un pavé dans la mare en appelant lundi à une hausse des impôts pour les plus riches aux Etats-Unis, dans une tribune publiée par le New York Times. Le deux août dernier déjà, Via une vidéo, d’autres « milliardaires patriotes » annonçaient vouloir payer plus de taxes pour aider leur pays et sa dette.

    Après un groupe de riches « patriotes », c’est au tour Warren Buffett d’agiter le débat sur les impôts aux Etats-Unis. Ce n’est pas la première fois que l’investisseur, baptisé « l’oracle d’Omaha » pour ses placements souvent judicieux, réclame un effort supplémentaire de la part des « méga-riches ». Mais son appel, qui a fait le tour d’internet, a pris une résonance particulière dans un contexte économique troublé par la crise des dettes souveraines et l’abaissement de la note américaine.

    A la commission bipartisane du Congrès qui étudie actuellement des moyens de réduire le déficit américain et présentera ses propositions à l’automne, Warren Buffett propose de relever immédiatement le taux de taxation des revenus imposables supérieurs à un million de dollars. « Mes amis et moi-même avons trop longtemps été gâtés par un Congrès en bons termes avec les milliardaires. Il est temps pour notre gouvernement de s’atteler sérieusement au partage des sacrifices », écrit Warren Buffett.

    L’investisseur déclare avoir versé 6.938.744 dollars d’impôts l’an dernier, soit 17,4% de son revenu imposable. « Cela peut sembler beaucoup d’argent. C’est en fait le taux d’imposition le plus bas de l’ensemble des vingt personnes de notre bureau. Leurs taux d’imposition varient de 33 à 41%. »

    La loi sur le relèvement du plafond de la dette a fait l’objet d’âpres tractations en juillet entre républicains et démocrates qui ont failli placer les Etats-Unis en situation de défaut de paiement et écoeuré l’opinion.

    L’opposition républicaine, tirée vers la droite depuis plusieurs mois par le mouvement anti-fédéral du Tea Party, a farouchement combattu toute suppression des exonérations pour les plus riches préconisée par Barack Obama et les démocrates.

    Romney sceptique

    « Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous les méga-riches continuons de bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », estime Warren Buffett dans sa tribune. Le nom du milliardaire et le titre de son article faisaient partie des expressions les plus citées lundi après-midi sur le site Twitter et près de 55.000 personnes se sont prononcées sur ses commentaires dans un sondage réalisé par MSNBC.com, approuvant son idée à 95%.

    En tournée dans le Midwest pour promouvoir sa politique, Barack Obama a saisi la balle au bond. « Vous n’obtenez pas ces exonérations. Maintenant je me trompe peut-être mais je pense que vous êtes un peu moins riches que Warren Buffett », a déclaré le président à son auditoire dans le Minnesota.

    Mitt Romney, l’un des prétendants républicains à la présidentielle de novembre 2012, a également réagi en déclarant que Buffett oubliait de prendre en compte l’impôt sur les sociétés payé par son conglomérat Berkshire Hathaway. « Le problème avec les gens riches est que beaucoup d’entre eux sont intelligents », a-t-il dit dans le New Hampshire. « Des impôts élevés sur les entrepreneurs et les investisseurs dissuadent ces derniers de mettre les Américains au travail. »

    latribune.fr avec Reuters – 16/08/2011, 08:14 |


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