TUNISIE: Défendons la révolution… Non au gouvernement Ghannouchi!

 

GRAND MEETING

Mercredi 23 février 2011 – 19h-22h

BOURSE DU TRAVAIL DE SAINT-DENIS

9 rue Génin 93200 Saint-Denis

M° porte de Paris, ligne 13

A travers son soulèvement historique, le peuple a voulu rompre définitivement avec la corruption et le despotisme.

Cependant, un mois après la chute de Ben Ali, force est de constater que la dictature s’acharne à maintenir l’ancien régime. Le gouvernement Ghanouchi prouve de jour en jour qu’il ne laissera pas le peuple tunisien jouir de la liberté pour laquelle il a lutté et donné tant de sacrifices.

La répression sanglante du sit in de la place de la Kasbah, la désignation de gouverneurs RCDistes dans dix-neuf gouvernorats, le maintien du parlement illégitime, le refus de dissoudre le corps de la police politique et la reconduction de la nomination de responsables issus de l’ancien régime à la tête de la majorité des institutions administratives et médiatiques sont autant de messages successifs de Ghanouchi et ses amis qui privent le peuple tunisien d’espérer autre chose que quelques réformes de forme.

Le démantèlement de la structure dictatoriale n’est pas à l’ordre du jour de ce gouvernement.

Dans ce contexte et face à ces tentatives d’avorter la révolution populaire, le front du 14 Janvier continue à se battre et à mobiliser les masses populaires en vue de réaliser un véritable changement démocratique.

Cela passe à travers l’instauration du congrès national pour protéger la révolution qui préparera les conditions d’élire une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution et jeter les fondements des lois et des articles régissant les vies politique et citoyenne.

Pour débattre de ces questions et exposer le point de vue du front sur les exigences de la transition démocratique, nous avons le plaisir de vous convier à notre meeting le 23 février 2011.

Avec la participation de :

TUNISIE

Amor CHAHED, Front du 14 janvier – Tunisie

Hamma HAMMAMI, porte parole du PCOT

Naceur AOUINI, Avocat

Fahem BOUKADOUSS, Journaliste

EGYPTE

Omar ELSHAFEI, Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien

ALGERIE

Omar BOURABA, Collectif d’Algériens en soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie

FRANCE

Kamel JENDOUBI, président du CRLDHT

Nawel GAFSIA, Avocate

Gilbert NACCACHE, Ecrivain

Et de partis politiques et syndicats français amis

Billet mis en ligne par D.R. (DS Cgt Tyco Electronics France SAS)

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3 commentaires

  1. Que faire maintenant pour la Tunisie ?
    Vos contributions | Feb 21, 2011 |

    http://nawaat.org/portail/2011/02/21/que-faire-maintenant-pour-la-tunisie/

    Par : Samia El Mechat

    La « révolution » en Tunisie ­ expression d’un profond mal-être social, de rejet radical de la misère, de la corruption et de frustrations accumulées depuis plus d’un demi-siècle- est porteuse de toutes les espérances. Jamais, les aspirations à la liberté, à la dignité et à l’égalité n’ont été aussi authentiques, aussi populaires et ne se sont exprimées avec autant de force et de conviction que pour abattre le régime policier et prédateur de Ben Ali (1987-2011). En ce sens, cette « révolution » marque une rupture avec les schémas habituels si souvent rabâchés d’une société arabe apathique, dépolitisée permettant ainsi à l’État despotique, par un jeu permanent d’alliances, de se maintenir.

    Pour autant, cette nouvelle dynamique ne va pas aboutir de manière mécanique à l’émergence de la démocratie et d’un État de droit. Un État de droit ne peut d’ailleurs se concilier avec toute forme de despotisme, celui-ci fût-il « éclairé ». L’État de droit, c’est d’abord un régime dans lequel l’État accepte de se soumettre au droit. Il serait donc illusoire de croire que la construction de l’État de droit ­ c’est l’exigence que nous avons devant nous- ne sera pas difficile et longue, que les nécessaires bouleversements des cadres sociaux, politiques, économiques et culturels ne seront pas confrontés à cette douloureuse perplexité face au changement. La tâche est en effet immense, il est impératif de :

    – légiférer pour empêcher à l’avenir la confiscation des institutions de l’État et des richesses du pays au profit d’un clan ;
    – mettre fin au règne du parti-État ;
    – réformer la police et la soumettre au droit, y compris aux droits humains ;
    – séparer la justice du pouvoir exécutif et la rendre indépendante ;
    – reconnaître les libertés publiques et protéger les droits de l’homme par un système effectif de sanction contre toute violation ;
    – et enfin, adopter des politiques sociales et économiques en harmonie avec les attentes populaires qui viennent de s’exprimer et renouveler en profondeur la classe politique en faisant appel à des hommes et à des femmes au fait des nouvelles réalités tunisiennes.

    Quelles que soient les difficultés, et pour que le sacrifice des vies ne soit pas vain, le mouvement doit se poursuivre. L’avenir de la Tunisie démocratique, libre, plurielle et fraternelle se joue maintenant. Il requiert des réformes audacieuses et innovantes pour répondre à la soif de liberté et de dignité, et éviter le retour des vieux réflexes ou de nouvelles dérives autocratiques. Le destin de notre pays et celui de notre jeunesse éduquée mais désespérée dépendent des réformes qui seront décidées dans les prochains jours ou mois.

    L’avenir de la Tunisie ne peut s’accommoder de réformes timorées et parmi les plus urgentes, figure celle de la Constitution, qui doit garantir les droits fondamentaux. Son premier rôle est de fonder la « sûreté » des Tunisiens qui doivent vivre sans peur ; elle doit reconnaître les libertés publiques comme une des conditions de la démocratie, assurer la séparation des pouvoirs et notamment garantir l’indépendance de la justice ; enfin, séparer l’État de la religions. Or, l’article 1e de la Constitution tunisienne dispose que l’islam est la religion de l’État, imbriquant ainsi le religieux au politique. Dès lors, les confusions ont été constantes. L’heure est aujourd’hui propice à une clarification, c’est-à-dire à l’émergence d’un État qui reconnaît la liberté de conscience et ne favorise aucune religion. Ce choix est nécessaire, crucial, décisif pour nous, Tunisiens, qui sommes attachés aux valeurs universelles et au respect des droits humains.

    Au lendemain de l’indépendance, le nouvel État a adopté une démarche volontariste visant à de profondes transformations sociales, économiques et culturelles. L’accent est mis sur la construction, souvent à marche forcée, d’un État moderne, inspiré du modèle européen. Pourtant, cet État a entretenu des relations complexes et ambiguës avec l’islam. Les exemples de confusion du religieux avec le politique ­ le religieux inspirant le politique, le politique instrumentalisant le religieux-, sont nombreux. Le refus de séparer l’État de la religion, d’affranchir le politique du religieux ou l’inverse, l’introduction de certaines règles inspirées de la sharia (droit successoral) dans la législation tunisienne illustrent cette ambivalence et ces évolutions régressives. Il n’est pas rare en effet de voir la loi civile ou des textes internationaux pourtant ratifiés sans réserve par la Chambre des députés tunisienne détournés de leurs objectifs au service d’un ordre religieux. Dans la pratique, la situation confine alors à l’absurde, mais elle illustre la place dominante de la religion dans la sphère publique.

    Cette ambivalence entretenue et amplifiée par le régime de Ben Ali a abouti à une régression, à un dédoublement des pratiques sociales et culturelles, à des comportements schizophrènes. Elle a aussi gravement entravé l’exercice de toutes les libertés. Sous couvert de lutte contre l’islamisme, le pouvoir a mené une répression brutale contre toutes les oppositions, tout en favorisant le recours à la religion.

    Tout en rejetant la prétendue incompatibilité de la laïcité avec l’islam, il ne s’agit pas cependant de trouver une synthèse entre islam et progrès, ni d’éliminer le religieux. Il s’agit plutôt de repenser la place et le mode d’action du religieux. Il nous suffit de revenir à la pensée de Ali Abderrazik, et de bien d’autres réformistes comme Kacem Amin, Taha Husseïn, de recevoir et d’assimiler cet héritage pour mettre fin à la confusion entre commandements religieux et État temporel, et faire de l’État tunisien, un
    État laïc.

    L’inscription de la séparation de l’État et de la religion et de la liberté de conscience dans la Constitution tunisienne affranchira l’État, le référent religieux n’occupant plus une place centrale. Elle permettra d’initier une véritable modernisation politique et facilitera la distinction entre l’espace public et la sphère privée, croyants et non-croyants pouvant coexister dans la liberté. Elle permettra surtout de favoriser la marche vers l’État de droit et la démocratie, conditions nécessaires à l’établissement de la justice sociale et au respect du premier des droits de l’homme : échapper à la pauvreté et vivre dans la dignité.

  2. Tunisie : M. le Premier Minsitre indignez Vous !

    http://nawaat.org/portail/2011/02/21/tunisie-m-le-premier-minsitre-indignez-vous/

    Par Abou Ayoub

    Hier et avant d’aller me coucher, j’ai écouté la séquence vidéo enregistrée de notre Premier Ministre Mr Ghannouchi dans laquelle il condamne avec une grande fermeté et menace les auteurs du crime ; l’assassinat du prêtre à Mannouba.

    Avec un visage pale triste et remonté, notre Premier Ministre parlait
    d’un ton menaçant, provoquant et douteux à la fois, une façon de parler dont il n’aurait jamais osé avant le 14 janvier 2011, date du déchu de la Tyrannie et fuite du Tyran, que j’aurais aimé qu’il prenne toute son horde, pour qu’on puisse vivre réellement et définitivement en paix.

    Tout d’abord je commence par la condamnation de l’assassinat du
    prêtre, une condamnation que me partage tous les tunisiens sans
    exceptions.

    Ensuite je rappelle à notre Premier Ministre qu’il a retrouvé sa dignité grâce à son peuple, grâce aux quelques centaines de martyrs tombés, ces martyrs ont payé leurs vies pour notre et votre liberté, Monsieur Le Premier Ministre apparemment votre mémoire est très courte, mais la notre est longue. Mohamed Bouazizi et tous nos autres frères n’ont pas donner leurs vies pour laisser le pays dans les mains sales des traitres, c’est absurde, c’est inacceptable et c’est ignoble de notre part si on vous laisse nous mentir et nous gouverner.

    Ou sont les tueurs à gage qui ont massacré nos frères, nos pères
    et nos sœurs tunisiens pendant la révolution pourquoi vous n’avez
    jamais condamné ces actes de barbaries de votre ancien régime ?
    Je sais pourquoi ! Parce que vous êtes un traître et un menteur, et vos mains sont encore entachées de sang des innocents, rappelez-vous, vous étiez Le premier ministre du tyran, ou vous pensez qu’on va vite l’oublier, jamais on te pardonnera et on demandera que justice soit faite, et que vous soyez jugés de votre complicité. Vous n’êtes pas plus fort que votre maître qui vous a initié à mentir et à manipuler, donc vous seriez évincé très facilement, et c’est aujourd’hui le rendez-vous pour vous montrer qu’on ne peut jamais se moquer de nous ; peuple tunisien, ce grand peuple qui a montré la voie à tout ceux qui veulent se débarrasser des immondes et des dictatures.

    Et finalement Monsieur Le Premier Ministre indigner vous, indigner vous, quitter le gouvernement, laissez nous tranquille dans la paix, arrêtez vos complot, arrêtez de se moquer de nous on est au courant de tout ce qui se passe, on n’est plus le peuple passif de l’ancienne époque.

    On est un peuple qui détient son destin et qui a choisi la liberté et la dignité et a payé son prix, on n’a plus peur de rien, on veut construire et emmener notre pays vers lavant, on veut faire de notre Grande Tunisie un vrai miracle économique et un exemple de tolérance et de fraternité tout cela ne peut pas se faire avec vous et les débris de l’ancien régime.

    Encore une fois on va vous dire « Dégage »

    Vive le peule Tunisien, Vive la Tunisie,

  3. Tunisie : Complot du RCD ?
    Jilani Jomaa | Feb 22, 2011 |

    http://nawaat.org/portail/2011/02/22/tunisie-complot-du-rcd/

    Par Jilani Jomaa

    Personne ne peut nier le poids ni l’importance du RCD avec ses plus de 2 millions de membres et plus de 50 ans au pouvoir, et ceci même sans les ex RCDistes, qui ne sont réellement que des travestis.

    Il est aussi très naïf de croire qu’avec la Révolution ces gens là vont sagement accepter le choix du Peuple. Il y a un peu plus d’un mois ils étaient les maitres incontestables du pays. Il est normal qu’ils essayent tout pour minimiser leurs dégâts ou même renverser la situation en leur faveur. C’est vraiment ce qui se passe présentement, un vrai complot. J’irai même jusqu’à dire un coup d’état contre le Révolution ! Les signes de ces affirmations sont visibles à l’œil nu :

    1. Prise de pouvoir par Ghannouchi le 14 janvier en jouant sur les articles de la constitution. Par cette même constitution, Ghannouchi, son gouvernement ainsi que les deux chambres parlementaires ont été dissoutes par Ben Ali le jour de sa fuite. Ghannouchi n’a donc jamais eu de légalité constitutionnelle, ni populaire ni même morale! Puis ce sont ses magouilles successives : premier gouvernement, démissions du RCD, deuxième gouvernement de technocrates, la nomination des gouverneurs RCDistes, la réunion des deux chambres, et la liste continue…

    2. Pour apaiser la Révolution, l’attention du Peuple doit être détournée des demandes fondamentales de sa Révolution. Ghannouchi et Co ont très bien réussi à le faire. Au début ils ont semé l’insécurité, avec les milices du RCD, les snipers, les agents du ministère de l’intérieur… Puis vint le tour des grèves sociales appuyées par L’ UGTT… Et maintenant, ils sont passés à un stade beaucoup plus dangereux, à savoir la division du Peuple et la création d’hostilités : islamistes contre laïques, danger intégriste (incidents de la synagogue à Tunis, meurtre du prêtre polonais)… Ce que Ben Ali a fait après les premières élections de 1989, ils veulent le faire avant les premières élections de 2011 (s’il y en aura)! C’est à dire exclure toute opposition de poids, ou même s`accaparer du pouvoir pour de bon, avec par exemple, le danger intégriste comme prétexte…

    3. Réapparition petit à petit de Kamel Morjane, qui est le candidat de choix de ses maitres à Washington et à Paris. Il veut créer un nouveau parti, et veut se présenter aux élections présidentielles. Il est sûr qu’il aura le support de tous les RCDistes. Il pourra facilement gagner les élections, même si elles sont libres et démocratiques, surtout si la vraie opposition ne s’unit pas autour d’un candidat commun. Même si Morjane ne se présente pas, des candidats semblables peuvent être facilement trouvés…

    Il faut contrer ce complot et empêcher par une nouvelle loi électorale tout candidat ayant été un membre du RCD de se présenter aux élections Présidentielles, y compris ceux qui ont fait partie de l’opposition de décors. Les élections parlementaires, municipales… peuvent leurs être ouvertes s’ils remplissent certaines conditions : principalement être 100% propres de toute action répréhensible : abus de pouvoir, corruption… pendant et après l’ère Ben Ali. Un quota pourra même être défini pour ces RCDistes propres (max 20% par exemple).

    Il faut être très vigilant. Un ennemi invisible est beaucoup plus difficile à combattre !


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