La liste des Tunisiens dont les avoirs seront gelés en Suisse

La liste des Tunisiens dont les avoirs seront gelés en Suisse

Vendredi, 21 Janvier 2011 12:27

Le Conseil fédéral suisse a rendu public, le 19 janvier, une «ordonnance instituant des mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de la Tunisie», notamment des membres, des proches et des associés de l’ancien clan de Ben Ali. Voici la liste…


Famille Ben Ali
Zine el-Abidine Ben Ali, né en 1936.
1) époux (1964-1988) de Naïma Kéfi, fille du général Kéfi, ex-patron de Ben Ali.
Enfants:
Ghazoua Ben Ali, médecin, mariée à l’homme d’affaires Slim Zarrouk (vente d’entreprises étatiques privatisées); secteur du plastic; agence de publicité Havas Tunisie.
Dorsaf Ben Ali, médecin, mariée à Slim Chiboub (président du Comité national olympique tunisien, homme d’affaires); commerce international; partenaire de Aziz Miled dans la Marina de Gammarth; représentant du bouquet Canal + à Tunis commercialisé dès octobre 2010.
Cyrine Ben Ali, mariée en 1996 à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk. Présidente et fondatrice de l’Association «Salama», soutien aux enfants hospitalisés.
2) puis époux (dès 1992) de Leila Trabelsi, présidente de l’association «Besma» pour l’emploi des handicapés; présidente de l’Association «Saïda» de lutte contre le cancer.
Enfants:
– Nesrine Ben Ali, née en 1986 à Bruxelles et mariée en 2004 à Mohamed Sakhr El Materi, fils de l’officier Moncef El Materi condamné à mort puis gracié à la suite d’un complot avorté contre le président Bourguiba en 1962; possède une revue «Nos enfants» et a créé, en été 2010, l’association caritative «Rahma».
– Halima Ben Ali (1992) fiancée à Mehdi Ben Gaie, depuis peu PDG de STAFIM Peugeot et fils de Riadh Gaied, administrateur à l’Amen Bank, PDG de Spipa «la Pâtissière» Mohamed Zine el-Abidine Ben Ali (2005).
– Kais Ben Ali, frère aîné du Président; free-shops, alcools, à Sousse et Monastir.
– Djalila Ben Ali, soeur du Président; restauration, immobilier.
– Hayet Ben Ali, soeur du Président.
– Moncef Ben Ali, frère du Président, décédé.
– Sofiane Ben Ali, fils de Moncef, époux d’une des filles de Hédi Jilani.
Famille Trabelsi
Leila Trabelsi, épouse du Président; Associations caritatives «Besma» (handicapés) et «Saïda» (lutte contre le cancer).
Belhassen Trabelsi (1963), frère de Leïla, marié à l’une des filles de Hédi Jilani. Compagnies aériennes et hôtels Karthago, Nouvelair, Tunisia Airport Services; Radio privée «Mosaïque», TV chaîne «Carthage»; distribution de matériel informatique, immobilier. Rachat de la Banque de Tunisie (BT). Délocalisation d’une partie de son groupe à Charm El Cheikh en Egypte.
Mourad Trabelsi, frère de Leïla, président du Club de volley-ball de Sidi Bou Said.
Mehdi Trabelsi, fils de Belhassen, représentant de Lacoste.
Imed Trabelsi, neveu de Leïla, fils de Mohamed Naceur, décédé. Bricorama, Maire de La Goulette. Association caritative «Noor» (malvoyants).
Samira Trabelsi, soeur de Leïla, épouse de Montassar Meherzi.
Famille El Materi
Moncef El Materi, Pdg de Adwya (groupe pharma), président du Conseil d’administration de Nestlé.
Tahar El Materi, frère de Moncef.
Mohamed Sakhr El Materi (1980), à la tête du groupe «Princesse El Materi Holding», présent dans le commerce automobile (VW, Audi, Renault Truck, Porsche), la presse (Groupe Dar Assabah, Zitouna FM), l’immobilier, le tourisme de croisière (Goulette Shipping Cruise), les finances (Banque Zitouna) et l’agriculture. Député au parlement. Association «Dar El Materi» assure le logement et le soutien psychologique aux cancéreux nécessiteux.
Famille Mabrouk, héritiers d’une tradition industrielle et financière
– Marouane Mabrouk.
– Mohamed Ali Mabrouk, frère de Marouane.
– Ismaïl Mabrouk, frère de Marouane.(Monoprix, Géant, Sotubi, Sotuchoc, Italcar, le Moteur, Assurances Gat, Banque Biat, Orange Tunisie, Planète Tunisie).
Famille Chiboub
Slim Chiboub (1959), époux d’une fille du Président.
Afif Chiboub, frère de Slim, «spécialisé dans les commissions sur les grands marchés d’Etat».
Famille Abdallah (proche des Trabelsi).
Alya Abdallah, femme de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Abdelwahab Abdallah, finance (Pdg de la Banque de Tunisie).
Famille Jilani
Hédi Jilani (1948), président de l’Utica, Lee Cooper International.
Famille Guiga
Driss Guiga (1929), ancien ministre de la Santé, de l’Education et de l’Intérieur.
Kais Guiga, homme d’affaires promoteur de la Marian Cap 3000 à Bizerte.
Autres
Taoufik Chaïbi, Pdg du groupe Ulysse Trading & Industrial Company (Utic, Ulysse Djerba, Carrefour, Champion). Oncle de Slim Chiboub, gendre de l’ex-président.
Groupe Amen, fondé au début du siècle par Brahim Ben Yedder, a été développé par ses fils Béchir Ben Yedder et Rachid Ben Yedder. Finance (Amen Bank, Amen Invest), Assurances (Comar et Hayett), santé (Clinique El Amen, Clinique la Marsa), agroalimentaire (café, huilerie, négoce), hôtellerie (hôtel Magestic, hôtel Dar Saïd et le restaurant Dar Zarrouk à Sidi Bou Said, hôtel Palace au centre ville). Biens d’équipement (Parenin concessionnaire de Caterpillar, Atlas Copco et John Deere).
Bassam Loukil, concessionnaire de Citroën, Mazda.
Mohamed Ben Jemâa, concessionnaire de Bmw.
Moncef Mzabi, concessionnaire de Renault, Nissan.
Aziz Miled, associé de Belhassen Trabelsi (Nouvelair, Tts, Karthago), président de Laico Hotels Management Cpy, Cipa, Marina de Gammarth.

Lire aussi:
La liste problématique des Tunisiens dont les avoirs seront gelés en Suisse

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VOIR AUSSI:

 

Tunisie. Le patron d’Hannibal TV et son fils accusés de haute trahison

Dimanche, 23 Janvier 2011 17:22

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Billet mis en ligne par D.R. (DS Cgt Tyco Electronics France SAS)


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2 commentaires

  1. Tunisie. Slim Chiboub balance les plans de Ben Ali

    Lundi, 17 Janvier 2011 01:08

    http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/2292-tunisie-slim-chiboub-balance-les-plans-de-ben-ali.html

    C’est Slim Chiboub, l’un des gendres du président déchu, qui a révélé à la police le plan de déstabilisation arrêté par la sécurité personnelle de ce dernier.

    800 voitures bourrées d’explosifs ont été disséminées à travers tout le pays, principalement à Tunis, a affirmé Chiboub aux services de sécurité tunisiens, rapporte ‘‘Le Point’’.
    L’ancien président de l’Espérance de Tunis a accusé aussi certains dirigeants de la police d’être impliqués dans le complot.
    Les nombreuses arrestations effectuées ces derniers jours par l’armée et les forces de sécurité, et les découvertes de voitures remplies d’armes et d’explosifs confirment les révélations de Chiboub.
    Ce dernier, époux de la deuxième fille de Ben Ali, issue de son premier mariage avec Naïma Kéfi, a longtemps fait figure de favori avant la montée en puissance du clan Trabelsi. Leïla Trabelsi, l’épouse du président déchu, lui préférait Sakher el-Materi, marié à une fille du couple Ben Ali-Trabelsi.
    La coopération de Chiboub, qui a révélé les plans diaboliques de son beau-père et la mésentente publique entre lui et l’ex-première «drame» de Tunisie ont plaidé en sa faveur. C’est pour cette raison, rapporte aussi ‘‘Le Point’’, qu’il a été libéré et exfiltré à destination de Dubaï.

  2. Tunisie : de la difficulté de libérer une presse aux ordres
    Par Henda Chennaoui | journaliste | 25/01/2011 | 11H21

    http://www.rue89.com/2011/01/25/tunisie-de-la-difficulte-de-liberer-une-presse-aux-ordres-187260

    Le 14 janvier 2011, le peuple tunisien a arraché sa liberté à une dictature qui a duré vingt-trois ans. Le 23 janvier, même la police, symbole et outil de l’oppression politique en Tunisie, a brisé les chaines et a dénoncé le comportement passé de sa direction.

    Tous les secteurs sont en train de chercher le chemin de leur liberté et surtout la voix de leur indépendance. Mais où est la presse tunisienne dans ce mouvement historique ?

    Le 13 janvier, tous les médias ou presque ont affiché leur volonté de rompre avec la propagande et la censure au service du pouvoir politique. Mais, au bout de dix jours seulement, cette volonté devient de plus en plus faible et de moins en moins fiable.

    Les preuves d’une manipulation médiatique et d’un discours uniforme se multiplient. Certains journalistes commencent à renouer avec leurs mauvaises habitudes ; d’autres se soumettent sans réagir aux décisions de rédacteurs en chef qui ne songent qu’à soutenir, par réflexe et par principe, ceux qui détiennent le pouvoir, simplement parce qu’ils sont au pouvoir.
    La critique de la dictature est une diversion

    Aujourd’hui, la liberté d’expression des médias se réduit à deux phénomènes qui résument l’offre d’informations aux citoyens tunisiens.

    * la critique de l’ancien régime : elle ne dépasse pas la démonstration, imprécise, des crimes dévoilés après le départ de Ben Ali.

    * la prolifération de débats (talk shows) sur les plateaux des chaînes de télévision. Chaque soir, les différents sujets qui sont abordés tombent toujours dans les même piège : la diffamation, le règlement des comptes et les querelles inutiles (comme le cas d’Hannibal TV).

    Critiques faciles et vagues de l’ancien régime et règlements de comptes sont les deux dimensions d’une dérive malsaine de l’information, dérive qui s’apparente à une nouvelle forme de manipulation médiatique.

    Il y a manipulation, en effet, quand les organes de presse se servent de Ben Ali, désormais inoffensif, pour détourner l’attention des citoyens.

    Prenons l’exemple du lynchage médiatique des personnages et personnalités qui gravitaient autour du couple Ben Ali. Ce bruit médiatique rempli de sensationnalisme et d’émotionnel donne l’illusion d’une liberté d’expression qui n’existe toujours pas en Tunisie.

    Critiquer et accuser un régime déchu est la chose la plus facile à faire. Mais derrière ce lynchage se cache un objectif d’une opération de diversion : faire croire au peuple tunisien qu’aujourd’hui son seul ennemi est « Ben Ali ».

    Les médias tunisiens continuent à montrer l’ancien régime comme le seul danger qui nous guette encore. En ne désignant qu’un seul danger, au demeurant factice, les médias tunisiens détournent l’attention du peuple tunisien et occultent, de fait, les autres menaces, bien réelles, elles.
    Trois preuves de la manipulation médiatique

    Et pourtant… le RCD, parti du dictateur déchu, continue à régenter le gouvernement de transition. Quelques témoignages contiennent les indices de la manipulation médiatique.

    * une journaliste qui travaille sur un site Internet réputé et qui affirme que son rédacteur en chef lui a strictement interdit de faire des investigations sur les documents détruits par quelques responsables ; or, ces documents auraient pu servir de preuves tangibles sur les crimes du régime de Ben Ali

    * un autre journaliste de la chaîne nationale affirme que les coups de fil passés en direct sont filtrés. Il précise que la régie prépare une liste dont les interlocuteurs sont sélectionnés en avance

    * ce même journaliste a même témoigné à propos d’un débat mis en scène de A à Z dans les coulisses. Et il nous a confié que plus que la moitié des émissions sont enregistrées pour ne pas risquer un dérapage quelconque

    Questions dociles au Premier ministre Ghanouchi

    Ces derniers jours, l’effort des médias se concentre sur la promotion et le soutien du gouvernement provisoire. La preuve la plus récente est l’interview du Premier ministre Ghanouchi, diffusée vendredi sur la chaîne nationale.

    Devant les questions dociles des journalistes, Mohamed Ghanouchi a su influencer une grande partie du peuple tunisien. Les plans rapprochés sur ses larmes n’ont laissé personne indifférent, montrant la volonté -pas si innocente que cela- de gagner l’émotion, la compassion et la compréhension des téléspectateurs avec des techniques cinématographiques, bien connues des spécialistes.

    Le découpage de cette interview montre surtout la complicité de la chaîne nationale avec le gouvernement provisoire.

    Cette même interview a fait la une de la majorité des journaux, radios et sites Internet du samedi 22 janvier. La presse dans son ensemble n’a pas hésité à ajouter des commentaires positifs en faveur du premier ministre présenté comme l’incarnation de la « rupture avec l’ancien régime ».

    Tout se passe comme si pour certains journalistes tunisiens la soumission automatique au Pouvoir était un réflexe conditionné issu de leur « bon vieux temps ».
    Les débats télévisés ne servent qu’un seul point de vue

    Autre exemple de conformisme anachronique, au niveau des débats organisés par la télévision et la radio : face aux manifestations qui continuent dans toute la Tunisie, les médias sont -encore une fois- tous d’accord pour suggérer la « frivolité » de ces manifestations ; insinuant ainsi que les manifestations qui ont abouti à la libération de notre pays avaient été, elles, des actes de violence et… de terrorisme.

    Sans le moindre souci d’objectivité, les médias persistent à critiquer par tous les moyens les demandes des manifestants. Débats, interviews et même les news n’argumentent qu’à partir d’un seul point de vue :

    « Nous n’avons pas de meilleure solution que le gouvernement provisoire dominé par les anciens du RCD. »

    Et l’argument le plus fort, le plus utilisé aussi, est, bien sûr, la sécurité, l’équilibre et la sérénité du pays qui sont mises en danger, d’après nos médias, par ces manifestations pacifiques.

    C’est un curieux détournement du débat que de l’organiser autour d’un seul point de vue. Le débat, c’est par définition, la discussion ouverte à partir de plusieurs points de vue. Multiplier les débats fermés ressemble fort, là encore, au vieux réflexe conditionné par le seule point de vue qui prévalait, naguère, celui de Ben Ali.

    Depuis des décennies, le peuple tunisien s’est habitué à considérer les médias nationaux et même privés comme l’un des acteurs les plus puissants de la société du spectacle.

    Mais le plus grave, après la révolte du 14 janvier, est de constater que nous n’avons plus beaucoup de chance d’avoir des médias libres, des médias qui se comporteraient comme des outils politiques indispensables à l’éclosion d’une vraie démocratie.

    Car, il est clair que nos journalistes, précisément la majorité, renoncent à leur tâche la plus urgente : construire un espace libre de discussion et de réflexion.

    Il est aussi clair que nos médias cèdent, sous ou sans pression (une enquête peut le prouver), à l’unique fonction de propagande et de censure qui était leur fonction sous la dictature.
    A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

    * ► Tous les articles sur la Tunisie
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    * ► Tunisie: vers des états généraux de la presse, sur journalistes.fr
    * ► Vingt ans de désinformation, sur rsf.org


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