TUNISE: SOUTIEN, SOLIDARITÉ, Déclaration commune des partis et mouvements tunisiens d’opposition.

—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—

Pour les libertés et les droits sociaux en TUNISIE ! Solidarité totale avec le peuple tunisien en lutte pour ses droits ! Pour la fin du silence et de la complicité du gouvernement français avec le régime de Ben Ali !

 

Rassemblement Jeudi 13 janvier 2011 de 17H30 à 18H45

Rue Félix Poulat Grenoble


—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—
Nous sommes finalement 26 organisations signataires pour appeler au rassemblement de soutien au peuple tunisien, pour dénoncer la répression barbare dont il est victime (plusieurs dizaines de morts à ce jour) ainsi que le silence complice du gouvernement français. Plusieurs organisations ont souhaité qu’on fasse au minimum allusion à la révolte de la jeunesse algérienne et à la répression dont elle a été victime. Ce qui va de soi, même si notre rassemblement est principalement centré sur la situation tunsienne…

RAPPEL: le CIIP apportera d’une part une banderole unitaire sur laquelle il sera inscrit:  » Pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie ! Etat français complice du régime de Bel Ali! » ; d’autre part 50 A3 où ces « mots d’ordre » seront reproduits; et enfin la sono. Merci d epenser à votre modeste particitation aux frais.

Il est à peu près certain que nous pourrons avoir au minimum une prise de parole « tunisienne ». Il y aura donc une prise de parole unitaire ( ce peut être moi ou quelqu’un d’autre, c’est pas un problème…), rappelant pourquoi on est là, en se basant sur notre appel, et d’autres expressions (brèves…) sont possibles.
NOUS DEVONS ETRE NOMBREUX… Diffusez notte appel au maximum dans vos réseaux respectifs…

Solidairement, pour les organisations signataires, Jo Briant
Centre d’Information Inter-Peuples
6, rue Berthe de Boissieux
38000 GRENOBLE
Tél./Fax : 04 76 87 59 79
http://www.ciip.fr/

—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—


Rassemblement Jeudi 13 janvier 2011 de 17H30 à 18H45 Rue Félix Poulat Grenoble


—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—

Déclaration commune des partis et mouvements tunisiens d’opposition

—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—

Tunisie, Algérie La jeunesse n’en peut plus du chômage et de régimes autoritaires et corrompus

—pour les libertés et les droits sociaux en Tunisie—

On peut soutenir imédiatement le peuple tunisien à travers de nombreux blogs:

 


A Tunisian Girl

nawaat

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3 commentaires

  1. La police politique arrête Hamma Hammami
    porte parole du Parti Communiste des Ouvriers de
    Tunisie (PCOT)

    Hamma Hammami a été arrêté par la police politique qui a envahi son domicile
    ce matin. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de la mise en application des
    menaces proférées par Ben Ali dans son dernier discours. En effet, une vague
    d’arrestations s’en est suivie, dans différentes régions du pays, touchant des
    syndicalistes, des militants politiques et des jeunes, dont nombre de militants du
    PCOT et de ses sympathisants.

    Cette arrestation intervient au lendemain de l’appel adressé par le PCOT au
    peuple tunisien et ses forces démocratiques, les incitant à unir les rangs autour
    d’une alternative commune au régime despotique, appelant au « départ de Ben
    Ali, la dissolution des institutions fantoches du régime actuel et la mise en
    place d’un gouvernement national provisoire chargé d’organiser des élections
    libres et transparentes. Ces élections permettront d’instaurer une
    constituante chargée de l’élaboration d’une nouvelle constitution, qui pose
    les jalons d’une République réellement démocratique, consacre la
    souveraineté du peuple, garantit le respect des droits humains, l’égalité et la
    dignité. Elle mettra en œuvre une nouvelle politique économique et sociale,
    nationale et populaire. Celle-ci garantira aux enfants de notre peuple le
    travail et les ressources nécessaires pour une vie digne et mettra fin à la
    corruption, l’arbitraire et les disparités régionales».

    Le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie exige la libération immédiate de
    ses leaders Hamma Hammami et Ammar Amroussia, de ses militants ainsi que
    toutes les personnes arrêtées. Il tient les autorités pour responsables des
    éventuelles atteintes à leur intégrité physique.

    Ces arrestations ne dissuaderont pas notre parti d’assumer toutes ses
    responsabilités envers notre peuple dans sa lutte contre la dictature.
    Enfin, le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie réitère son appel à unir les
    forces afin d’évincer Ben Ali et instaurer un régime démocratique au service des
    couches populaires.

    Parti communiste des ouvriers de Tunisie

    Tunis, 12 janvier 2011

  2. Maroc : un rassemblement de soutien aux Tunisiens interdit

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110112.OBS6091/maroc-un-rassemblement-de-soutien-aux-tunisiens-interdit.html

    Les autorités marocaines ont motivé leur refus par « l’impossibilité pour un pays voisin de la Tunisie d’autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El Abidine Ben Ali ».

    Un rassemblement de soutien aux manifestants tunisiens a été interdit par les autorités marocaines, a-t-on appris de l’envoyée spéciale de l’Express au Maroc, mardi 12 janvier. Organisée par un collectif d’associations, dont l’AMDH (Association marocaine des droits humains), cette mobilisation devait avoir lieu vers 17 heures, lundi devant l’ambassade de Tunisie à Rabat. Le régime marocain aurait motivé son refus par « l’impossibilité pour un pays voisin de la Tunisie d’autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El-Abidine Ben Ali ». Les associations réfléchissent à la suite qu’ils vont donner à leur mouvement. Un autre rassemblement est prévu jeudi 13 janvier.

  3. Un militant tunisien : « Nous vivons un moment historique »
    Par Jean-Sébastien Mora | Journaliste | 10/01/2011 | 16H42

    http://www.rue89.com/2011/01/10/un-militant-tunisien-nous-vivons-un-moment-historique-184840

    Joint par Rue89, un témoin des émeutes de Kasserine dit « rêver du moment où les policiers refuseront de tirer ». Entretien.

    De Tunis) La répression sanglante des manifestations continue à Kasserine, ville du centre-ouest de la Tunisie, à une centaine de kilomètres de Sidi Bouzid. (Voir la Google Map)

    Je viens de joindre par téléphone Rabhi Samir, syndicaliste et militant des droits de l’homme.

    Derrière le son de sa voix, les cris des manifestants mais, surtout, le retentissement de nombreux tirs d’armes à feu.

    C’est très courageusement, prenant beaucoup de risques, que cet enseignant dans le secondaire me rapporte l’évolution de la situation sur le terrain.

    Rue89 : A en croire le bruit derrière vous, la contestation continue, ainsi que le recours par la police aux armes à feu.

    Rabhi Samir : C’est toujours le chaos, c’est vraiment terrible ! Huit jeunes ont été tués par la police ce [lundi] matin et une dizaine d’autres sont entre la vie et la mort, en réanimation [plusieurs vidéos, vraisemblablement tournées ce 10 janvier à Kasserine, ont été publiées sur Facebook, dont l’une, très forte, prise dans un hôpital, ndlr].

    On compte même un enfant de 13 ans tué après que la police a tiré aveuglément dans un nuage de gaz lacrymogène.

    La nuit a été calme mais dès ce [lundi] matin, en solidarité avec les familles [de victimes], les Tunisiens sont sortis massivement dans les rues.

    C’est un engrenage qui ne semble jamais s’arrêter car la réponse de la police n’a pas changé : elle tire dans le tas.

    [Dimanche], lorsque nous avons évoqué un bilan de trente morts en début d’après-midi, on nous a accusés de grossir les chiffres. Maintenant, la plupart des médias internationaux confirment ce bilan désastreux qui s’accroit d’heures en heures.

    Les manifestants n’ont-ils pas peur d’y laisser leurs vies ?

    Les gens sont portés par une rancœur qui dure depuis des mois, voire des années.

    Kasserine est une des régions les plus déshéritées de la Tunisie, avec un échec scolaire très fort, une grande précarité, un accès aux soins insuffisant.

    Les gens n’ont pas grand-chose à perdre mais, dans la rue, la plupart restent pacifiques. Ils crient des slogans appelant à la liberté, à la justice, à la fin du régime de Ben Ali.

    Le gouvernement tunisien accuse certains habitants d’être des pillards, ce n’est pas vrai !

    Les militants les plus radicaux s’en prennent aux bâtiments administratifs, à la permanence du RCD [le Rassemblement constitutionnel démocratique, parti présidentiel, ndlr] car ces édifices symbolisent l’arbitraire du pouvoir. Aucun bien n’a été volé, personne n’a eu sa maison détruite.

    Pour avoir suivi les émeutes qui ont secoué la Grèce, je peux vous dire que la contestation [en Tunisie] est très pacifique.

    Pourquoi, selon vous, le gouvernement ne fait-il aucune concession ?

    Ben Ali et son gouvernement veulent faire de Kasserine un exemple. La démonstration de force est un signal fort à toutes les autres villes qui tenteraient de se soustraire à l’autorité du régime. C’est du terrorisme d’Etat : on va sacrifier Kasserine pour dissuader les manifestants dans le reste du pays.

    Le tout, avec un double discours condescendant qui n’a pas de sens : le Président continue de traiter les manifestants d’« extrémistes », affirmant qu’il va les punir avec fermeté. Le ministre de la Communication multiplie les appels au calme. Quand va-t-on réellement nous écouter et arrêter de nous jeter de la poudre aux yeux ?

    Ce [lundi] soir, cela fera trois jours que la police tire sur les manifestants. Les vidéos circulent largement sur Internet : pourquoi n’y a-t-il pas encore une intervention de la communauté internationale ?

    Vous appelez les gens à sortir dans la rue ou à ne pas prendre de risques ?

    Devant nous, c’est l’inconnu. On vit l’évènement au fil de son déroulement. La mobilisation doit cependant durer. Tous ces gens ne doivent pas mourir pour rien !

    Il faut que ce mouvement aboutisse par une solution politique consensuelle car les revendications sont légitimes. Les dérives de ce régime ne sont pas acceptables. En fait, notre travail en tant que militants des droits de l’homme s’articule autour de deux axes :

    * la mise en place de solutions d’urgence, comme le secours et le relais de l’information ;
    * l’encadrement de la foule afin d’éviter les débordements.

    Un sit-in a été proposé pour ce [lundi] après-midi, nous espérons que la police n’osera pas tirer sur des manifestants assis. Car les manifestants ont tous les âges : il y a des enfants, des vieux.

    Kasserine présente un taux de chômage de 30%, il y a forcément beaucoup de chômeurs dans les cortèges, mais on trouve aussi des fonctionnaires et des commerçants.

    Je rêve du moment où les policiers refuseront de tirer sur leurs compatriotes. D’ici là, le bilan s’alourdit d’heures en heures et le gouvernement de Ben Ali ne fait pas du tout machine-arrière.

    Le Président est un militaire, pas un politique. Sa seule manière de sortir d’un conflit, c’est par la force, de l’avant et par la boucherie s’il le faut.

    Y a-t-il eu des arrestations ?

    Peu. Les personnes interpellées ont été pour la plupart tabassées au bureau de police, puis relâchées. Les policiers en civil ne se risquent pas dans les cortèges.

    Le gouvernement va procéder comme à l’accoutumé : les arrestations seront effectuées quand il y aura un retour au calme. La police fera le nettoyage politique après et les interpellations seront nombreuses.

    Pour ce lundi après-midi, mais aussi les jours à venir, c’est le grand inconnu. Vous avez peur ?

    Non, je n’ai pas peur. Nous vivons un moment historique, il faut savoir le saisir. Une grève générale est annoncée dans le pays. Tous les Tunisiens doivent se mobiliser et rester déterminés contre le dictat de la terreur.

    D’un autre coté, ici nous vivons une grande incertitude, même si ce qui se passe est relayé dans les provinces tunisiennes, nous n’avons aucun indice laissant penser à un recul du gouvernement. Nous faisons le pari de la communauté internationale en espérant que ce qui se vit ici aura un impact, notamment en France.

    Merci du fond du cœur de relayer ce message.


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