Chômage technique et plan de départ en vue chez Renault selon la CGT. / Départ anticipé pour pénibilité proposé à 3 000 salariés. / Renault s’attend à des bénéfices records pour 2010.

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Chômage technique et plan de départ en vue chez Renault selon la CGT

LEMONDE.FR | 19.11.10 | 09h33

Déjà lourdement touchés par le chômage technique en 2008 et 2009, les ouvriers de l’usine Renault à Sandouville (Seine-Maritime) pourraient de nouveau être affectés par du chomâge partiel en 2011 : 70 jours sur la chaîne de l’Espace et 61 jours sur celle de la Laguna en 2011, en raison de la mévente de ces véhicules, a affirmé vendredi la CGT.

Cette annonce a été faite lors d’une réunion du comité d’entreprise qui s’est tenue mercredi dans cette usine qui ne fabrique plus que ces deux modèles depuis l’arrêt de la Vel Satis en 2009. « C’est un coup de bambou », a affirmé Nicolas Guermonprez, secrétaire CGT. Selon lui, l’usine ne produirait plus que 53 000 véhicules en 2011 contre 69 000 prévus en 2010 alors que l’usine était dimensionnée au début des années 2000 pour fabriquer 400 000 voitures l’an. « On nous parle de mévente, mais celle-ci a bon dos parce que Renault a préféré faire fabriquer son haut de gamme Latitude en Corée plutôt qu’à Sandouville », a-t-il souligné.

« COUP DE BAMBOU »

Selon M. Guermonprez, malgré le recours « massif » au chômage partiel, quelque 816 salariés sur les 2 300 que compte l’usine seraient en situation de « sureffectif » à fin 2011. Cette usine, qui est en concurrence avec le site de Douai (Nord) pour l’attribution des remplaçantes de la Laguna et de l’Espace, attend l’arrivée sur les chaînes d’un utilitaire qui devrait être lancé en 2013. Mais « nous ne connaissons pas le volume de fabrication et ne savons pas si Renault trouvera des partenaires pour le construire », a indiqué Nicolas Guermonprez.

Pour faire face à la crise les groupes automobiles français bénéficiaient jusqu’ici d’une aide de l’Etat permettant aux ouvriers au chômage technique de toucher 100 % de leur salaire. Mais cette mesure s’arrête à la fin de l’année, comme la prime à la casse qui a permis de soutenir les ventes de voitures depuis sa mise en place en décembre 2008. La direction de l’usine s’est refusée vendredi à commenter ces informations, indiquant simplement avoir communiqué « en interne ».

NOUVEAU PLAN DE DÉPART

Deux ans seulement après un important plan de 4 000 départs volontaires et 900 suppressions d’emploi en France, le groupe Renault préparerait, toujours selon la CGT, la mise en place d’un nouveau plan de départ anticipé au niveau national, annonce France Info vendredi 19 novembre.

« Il y a une volonté, qui n’est pas cachée, de la direction générale de gagner en gain de productivité pour obtenir un taux de profitabilité proche de celui promis aux actionnaires par Ghosn [PDG de Renault-Nissan] en 2006 et donc de réduire la masse salariale d’ici les trois prochaines années. Et donc Renault devrait, dans les jours qui viennent, annoncer un plan de départ anticipé qui serait justifié par un taux de pénibilité qui resterait à négocier », a expliqué à la radio le délégué syndical central CGT du groupe, Fabien Gache. Une information démentie par le groupe Renault vendredi.

Le Monde.fr avec AFP

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Renault : départ anticipé pour pénibilité proposé à

3 000 salariés

LEMONDE.FR avec AFP | 23.11.10 | 15h46

Le constructeur automobile Renault a proposé mardi 23 novembre aux représentants du personnel un dispositif de départ anticipé à la retraite au titre de la pénibilité, auquel seront éligibles quelque 3 000 salariés sur trois ans, a-t-on appris auprès de la direction.

Ce dispositif, présenté mardi lors d’une réunion sur la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), serait ouvert aux ouvriers, employés et agents de maîtrise âgés de 58 ans et plus début 2011, ayant effectué quinze années de travail posté ou ayant une incapacité permanente de 10 % et plus, a indiqué une porte-parole de Renault à l’AFP. Ils partiraient en préretraite, financée par l’entreprise, jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite.

Les départs anticipés pourraient s’échelonner pour 54 % en 2011, 24 % en 2012 et 23 % en 2013, selon la CFE-CGC.

DIMINUTION DES EFFECTIFS

« Au moins 95 % des personnes éligibles vont y souscrire, c’est une demande forte », estime le syndicat. « Le souci est que l’on n’a pas eu le niveau des embauches en parallèle, donc pour l’instant tout ressemble à une diminution des effectifs », a souligné le délégué Gérard Blondel. La direction de Renault « dit résorber le sureffectif entre 80 et 90 % » par ce plan de départs anticipés, estime de son côté la CGT.

La direction donnera peut-être des éléments sur les recrutements à venir lors d’une prochaine réunion de négociation, le 7 décembre. « Tout est suspendu au plan industriel qui doit être annoncé en février prochain », selon M. Blondel. Le constructeur reconnaît qu’il doit « gérer une sous-activité », mais « il n’y a pas de licenciements et pas de plan planifié de départs », a précisé la porte-parole mardi.

SIGNAL CONTRADICTOIRE AVEC LA RÉFORME DES RETRAITES

« Je trouve tout à fait étonnant que, quelques jours après l’adoption d’une réforme importante pour l’économie du pays et pour les salariés, un signal contradictoire soit émis par une entreprise dont un des actionnaires est l’Etat », a déclaré de son côté la présidente du Medef Laurence Parisot, tout en précisant qu’elle ne connaissait pas « les détails ni les circonstances qui ont conduit » le groupe Renault à prendre cette initiative.

Dans le cadre de la GPEC, Renault a aussi proposé des mesures de formation, de validation des acquis de l’expérience, de mobilité aidée vers d’autres sites Renault ou vers d’autres entreprises, via une suspension du contrat de travail durant 18 à 24 mois. Le groupe Renault compte 55 000 salariés en France, dont 36 500 dans sa maison-mère (Renault SAS).

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Renault s’attend à des bénéfices records pour 2010

LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.10 |

Le constructeur automobile français Renault, qui s’attendait à « une année difficile », devrait au contraire dégager un bénéfice net de l’ordre de 3,3 milliards d’euros en 2010, affirme lundi Le Figaro. Une performance proche de celle de 2005, la meilleure des dix dernières années, ajoute le quotidien.

Après une perte colossale de 3,1 milliards en 2009, en raison de la crise, le constructeur redresse donc la barre, notamment grâce aux bons résultats de sa filiale japonaise Nissan. Le journal, qui ne cite pas ses sources, précise ainsi que sur les 3,3 milliards d’euros de bénéfice net, 1,3 milliard proviendrait de Renault et des entreprises dans lesquelles il détient des participations (Avtovaz, Nissan, Volvo) et 2 milliards de la cession de 15 % du capital de Volvo AB.

RECORD DE VENTE DE VOITURES

Renault table aussi sur un chiffre d’affaires d’environ 38 milliards d’euros cette année, soit un niveau proche du chiffre enregistré en 2008. En 2009, le chiffre d’affaires du groupe avait reculé à 33,7 milliards d’euros.

Sur l’ensemble de l’année, le constructeur devrait battre son record de ventes de voitures de 2005, avec 2,6 millions de véhicules vendus, contre 2,3 millions l’an passé, ajoute encore Le Figaro. Le précédent record datait de 2005, avec un peu plus 2,5 millions d’exemplaires.

 

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