TU DONNES A LA RETRAITE CE QUE TU PEUX: MAINTENANT IL FAUT Y ALLER ET MANIFESTER!

Si tu fais parti des 62% des français prêts à manifester, alors c’est maintenant que tu dois manifester!

Si tu fais parti des 69% des français qui trouvent la réforme injuste, alors tu dois manifester cette injsutice!

Si tu fais parti des 71% des français qui sont favorable au mouvement contre la réforme des retraites, alors tu dois venir dans le mouvement!

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Une réforme des retraites surdimensionnée

On peut tout dire de la réforme des retraites, sauf qu’elle est dictée par une contrainte démographique. Elle vise en réalité à réduire la part de la richesse nationale consacrée au financement public des pensions. Les chiffres officiels illustrent  ce dessein, que plusieurs responsables gouvernementaux ont d’ailleurs proclamé.

L’office statistique de la commission européenne, Eurostat vient à point d’actualiser ses projections. Celles-ci  indiquent la part de son PIB que chaque pays de l’Union consacre et devra consacrer au financement des pensions d’ici à 2060, pour faire face au surcoût dû au choc démographique.

La France y apparaît en position très favorable.  C’est un des pays où le papy-boom sera le moins onéreux. Le surcoût n’y dépassera pas un dixième de point de PIB d’ici à 2025 ; et il atteindra un point à son apogée, en 2035, avant de diminuer progressivement jusqu’en 2060.

Bref, le PIB français étant d’environ 2.000 milliards d’euros, le « choc démographique » proprement dit n’impose qu’une réforme d’ampleur dérisoire : de quoi financer un surcoût de 2 milliards d’euros d’ici 2020 et 20 milliards d’ici 2035. Le papy-boom est bien loin d’imposer la réforme en cours, dont l’ampleur  atteint 43,8 milliards d’euros à l’horizon 2018, dont 18,6 milliards pour les seules mesures d’âge, comme le rappelait Eric Woerth le 5 octobre, en la présentant  au Sénat.

Certes, la France est le pays d’Europe où le poids des retraites dans le PIB est aujourd’hui le plus lourd : 13,5% du PIB. Cette caractéristique n’est pas récente. Le coût des pensions atteignait déjà 13,5% du PIB français en 1996. Cette générosité garantit des revenus décents à  la plupart des retraités, de sorte que le taux de pauvreté des personnes âgées est en France un des plus bas du monde.

Mais cela ne semble pas devoir durer. Le faible impact du papy-boom sur les futures dépenses de retraites reflète les effets de la réforme engagée durant l’été 1993 par le gouvernement Balladur.  Ses principales dispositions, qui réduisent drastiquement le niveau des pensions, sont loin d’avoir produit tous leurs effets. D’ici à 2030, le taux de remplacement du dernier salaire par la pension de retraite chutera de 62,3% aujourd’hui en moyenne à 52,9%. Cela correspond à un revenu amputé de 16%, contre 7% en moyenne dans les pays de l’OCDE, comme le rappelle un tout récent document de travail du FMI.

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement veut-il à tout prix imposer sa réforme ? Il cherche sans aucun doute à réduire le déficit public en comprimant la dépense, alors que le déficit s’est creusé sous l’effet de la crise, par contraction des recettes . Le 3 mai dernier, sur France 2, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, avait tranquillement justifié l’argument de la peur  et l’opportunité à saisir :

« Il y a un sondage qui montre que 75% des Français craignent qu’un jour, la situation de la France rejoigne la situation de la Grèce. C’est peu plausible, parce que la situation de la Grèce est très particulière. Mais cela montre qu’il y a une inquiétude et que donc, les responsables politiques doivent saisir cette opportunité pour dire aux Français : ben voilà, donc si on veut éviter cette situation il faut qu’on fasse des efforts, tous. »

« Tous » ? Pas tout à fait, puisque le bouclier fiscal demeure, et surtout l’amendement Copé, qui exonère  les cessions de filiales d’impôt sur les plus values, et vient de coûter à l’Etat 20,5 milliards d’euros en deux  ans. Si l’on cherche vraiment à réduire le déficit public, peut-être pourrait-on commencer par abroger les plus injustifiables baisses d’impôts.

Le gouvernement sait bien pourquoi il veut d’abord réduire la dépense publique. Il espère ainsi augmenter la dépense privée – et les profits qui vont avec. En matière de retraites, la voie fut tracée il y a belle lurette. Dès 1993, un homme définit la stratégie, qu’il, expliqua ainsi :

« L’encouragement à la création, avec avantages fiscaux, de régimes de capitalisation, n’a pas à être présenté comme une solution, même partielle, à des régimes de répartition qui auraient échoué.

« Les fonds d’épargne-retraite auront toujours en France un rôle marginal et complémentaire. C’est uniquement si l’on pose ce principe que l’on aboutira à obtenir du législateur et des partenaires sociaux l’incitation à de vrais régimes de capitalisation favorisant l’épargne longue et les fonds propres des entreprises. »

Cet homme était Raymond Soubie. Il dirigeait alors un lobbying d’assureurs. Il est aujourd’hui conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires sociales et, de toute évidence, il n’a pas perdu la main.

 

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INFORMATION:

LES CONSEILLIERS PRUD’HOMAUX SALARIÉS FONT UNE distribution de tract demain devant le palais de justice DE GRENOBLE à 8h30

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2 commentaires

  1. Communiqués NPA

    En grève
    jusqu’à la
    victoire

    Bloquer le pays pour bloquer la réforme !

    Face aux succès des journées de grèves et de manifestations du 7, du 23 septembre et du
    2 octobre, le gouvernement continue d’expliquer que les manifestations ne comptent pas,
    que la mobilisation s’essouffle. Bref, il reste sourd et aveugle aux revendications de millions
    de salariés, des jeunes et des précaires. Revendications contre la réforme des retraites mais
    aussi sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail. Le ras-le-bol est général.
    Face à la détermination gouvernementale, nous sommes de plus en nombreux à penser
    qu’il faut lui imposer une détermination sociale en établissant un rapport de force supérieur
    à celui du gouvernement. Et le meilleur moyen, pour gagner, passe désormais par des
    mobilisations resserées, unifiées. Par des grèves reconductibles dans différents secteurs
    bloquant l’économie du pays.
    Beaucoup de salariés le comprennent aujourd’hui et c’est pour cela que depuis quelques
    jours de nombreux secteurs du public comme du privé appellent désormais à la grève
    reconductible à partir du 12 octobre. C’est le cas à la R.A.T.P, à la S.N.C.F, à la Culture,à
    l’E.D.F, à l’équipement mais aussi dans la Chimie ou encore la métallurgie. Les jeunes sont
    également dans le coup : de nombreux lycéens sont dores et déjà dans la bataille car ils ont
    bien compris que cette réforme les concernait aussi.
    La mobilisation et la détermination pour faire reculer le gouvernement montent chaque
    jour un peu plus. Le sentiment que nous pouvons gagner collectivement s’amplifie. Le
    gouvernement lui-même en a conscience : les deux micro-modifications concernant les
    femmes ne changent rien sur le fond de cette contre-réforme mais prouvent qu’il craint un
    affrontement social d’ampleur. Raison de plus pour ne rien lâcher car nous savons que le
    rapport de force entre les classes ne sera pas le même si Sarkozy arrive à faire passer sa
    réforme ou au contraire si le mouvement ouvrier arrive à le bloquer.
    C’est maintenant que ça se passe et dans la rue. L’ensemble des appels à la grève
    reconductible à partir du 12 octobre ainsi que la nouvelle journée de manifestations
    du samedi 16 octobre à l’appel de l’intersyndicale,donnent confiance à l’ensemble des
    travailleurs pour amplifier la mobilisation, pour modifier le rapport de forces et faire reculer
    le gouvernement.
    Ne nous arrêtons pas au 12 octobre !
    Nous pouvons gagner!
    Le 10 octobre 20

  2. En grève
    jusqu’à la
    victoire

    Bloquer le pays pour bloquer la réforme !

    Face aux succès des journées de grèves et de manifestations du 7, du 23 septembre et du
    2 octobre, le gouvernement continue d’expliquer que les manifestations ne comptent pas,
    que la mobilisation s’essouffle. Bref, il reste sourd et aveugle aux revendications de millions
    de salariés, des jeunes et des précaires. Revendications contre la réforme des retraites mais
    aussi sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail. Le ras-le-bol est général.
    Face à la détermination gouvernementale, nous sommes de plus en nombreux à penser
    qu’il faut lui imposer une détermination sociale en établissant un rapport de force supérieur
    à celui du gouvernement. Et le meilleur moyen, pour gagner, passe désormais par des
    mobilisations resserées, unifiées. Par des grèves reconductibles dans différents secteurs
    bloquant l’économie du pays.
    Beaucoup de salariés le comprennent aujourd’hui et c’est pour cela que depuis quelques
    jours de nombreux secteurs du public comme du privé appellent désormais à la grève
    reconductible à partir du 12 octobre. C’est le cas à la R.A.T.P, à la S.N.C.F, à la Culture,à
    l’E.D.F, à l’équipement mais aussi dans la Chimie ou encore la métallurgie. Les jeunes sont
    également dans le coup : de nombreux lycéens sont dores et déjà dans la bataille car ils ont
    bien compris que cette réforme les concernait aussi.
    La mobilisation et la détermination pour faire reculer le gouvernement montent chaque
    jour un peu plus. Le sentiment que nous pouvons gagner collectivement s’amplifie. Le
    gouvernement lui-même en a conscience : les deux micro-modifications concernant les
    femmes ne changent rien sur le fond de cette contre-réforme mais prouvent qu’il craint un
    affrontement social d’ampleur. Raison de plus pour ne rien lâcher car nous savons que le
    rapport de force entre les classes ne sera pas le même si Sarkozy arrive à faire passer sa
    réforme ou au contraire si le mouvement ouvrier arrive à le bloquer.
    C’est maintenant que ça se passe et dans la rue. L’ensemble des appels à la grève
    reconductible à partir du 12 octobre ainsi que la nouvelle journée de manifestations
    du samedi 16 octobre à l’appel de l’intersyndicale,donnent confiance à l’ensemble des
    travailleurs pour amplifier la mobilisation, pour modifier le rapport de forces et faire reculer
    le gouvernement.
    Ne nous arrêtons pas au 12 octobre !
    Nous pouvons gagner!
    Le 10 octobre 20


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