LaDépêche.fr: Un document qui relance la polémique. C’est un rapport du ministère du travail qui stipule que le ministre retire le recours déposé par les dirigeants de la société Tyco Electronics, …

Affaire Woerth-Molex.

Un document relance la polémique

Voilà une nouvelle découverte qui conforte les salariés de Molex dans leur idée… Après les révélations de France Inter dénonçant l’implication d’un conseiller du Ministre Woerth dans l’affaire Molex (1), des anciens délégués du personnel, et notamment Denis Parise devenu depuis conseiller régional, ne lâchent pas le morceau. Ils viennent de mettre la main sur un document qui relance la polémique sur cette affaire et plus particulièrement sur les licenciements des salariés protégés. Cette fois, il s’agit d’un document émanant du ministère du travail qui relate une situation quasi identique à celle des Molex mais dont l’issue est totalement différente. « C’est un rapport du ministère du travail qui stipule que le ministre retire le recours déposé par les dirigeants de la société Tyco Electronics, spécialisée dans les composants pour l’automobile. Le ministre refuse le licenciement d’un délégué du personnel. L’avis de l’inspection du travail est donc ici écouté. l’inspecteur avait mis en avant les mêmes raison économiques « non justifiée ». Le même schéma que pour Molex ! À la différence près que nous avons eu la malchance d’avoir ce Monsieur De Serigny qui a joué contre nous », relance Denis Parise.

La CGT sen mêle

Le document fait effectivement état d’« exercices substantiellement positifs », de « chiffre d’affaires en croissance » et malgré tout… de la fermeture du site de Chapareillan (38). Deux situations identiques, et au final, deux décisions différentes ? Comment ne pas imaginer que l’on s’est foutu de nous et que le conflit d’intérêt existe bien. II est grand temps qu’une enquête soit ouverte. Peut-être découvrirons nous d’autres choses… », ajoute Denis Parise.Il y a 6 jours, la CGT de l’Inspection du travail remettait également le doigt sur l’affaire. Dans une mise au point d’une page, elle défend « l’indépendance du système d’inspection contre toute influence extérieure. Les services de l’inspection se sentent bafoués. Le mode de fonctionnement administratif est déconsidérant pour les agents de contrôle » dit-elle en substance.


« Retrouver une dignité »

Ce possible conflit d’intérêt peut-il influencer le tribunal des prud’hommes que saisira Me Denjean pour 200 salariés ?

Nous espérons surtout que le tribunal des prud’hommes reste impartial comme il l a déjà été et verra l’honnêteté des uns et des autres.

Qu’est-ce que les salariés pourraient obtenir ?

Des indemnités supplémentaires, mais au delà, retrouver surtout une dignité et une reconnaissance d’ un combat pour le maintien de l’emploi légitime.

Délégué licencié, vous avez déposé un recours. Qu’en attendez-vous ?

Que le tribunal administratif annule la décision du ministère. Je pense sincèrement que tous les éléments que nous fournirons suffiront à rétablir la vérité.

Comment réagissent les ex-salariés à ce que l’on découvre ces jours-ci ?

Que Molex a manœuvré de tous les cotés pour arriver à ses fins avec la complicité du gouvernement qui n ‘avait pourtant pas hésité à traiter les patrons de molex de patrons voyous.


Le chiffre : 28

salariés protégés > Licenciés contre l’avis de l’inspection du travail. Une décision prise par le Ministre Woerth le 24 mars.


La phrase

« Le refus des licenciements des délégués de Tyco, dans la même situation que nous, prouve bien l’infuence directe du conseiller de Woerth dans l’affaire Molex, Denis Parise, conseiller régional

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L’affaire Woerth-Bettencourt a fait sortir son nom de l’ombre :Eric de Sérigny.

Licenciements chez Molex : le ministère du Travail a-t-il été impartial ?

Autre sujet d’interrogation concernant Eric de Sérigny : sa participation comme « senior advisor », depuis juin 2009, auprès de la société en investissement financier «Athéma », une « société par actions simplifiée (SAS) unipersonnelle », au capital de 1 million 500 mille euros, dont le siège se trouve 3 rue Paul Cézanne dans le huitième arrondissement de Paris :

Parmi les dossiers traités par Athéma : une collaboration avec le cabinet d’avocats Mayer-Brown, qui conseille les dirigeants de Molex, dont l’usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), qui employait 283 salariés, a fermé fin septembre 2009, après 11 mois de lutte du personnel.

Le 15 septembre 2009, le fonds d’investissement américain HIG a signé une reprise partielle de l’activité de l’usine, s’engageant à réintégrer entre 20 et 60 salariés. Molex a accepté de verser 5,4 millions d’euros pour réindustrialiser le site, tandis que l’Etat français garantissait 6,6 millions d’euros de prêts destinés au financement d’investissements et à la poursuite de l’activité. « Cette issue favorable a été rendue possible par l’effort de chacun et la grande complémentarité entre Athéma et le cabinet d’avocats Mayer Brown, conseil juridique de Molex » , explique le site internet d’Athéma

Mais pour les salariés de Molex, ces licenciements ne sont pas justifiés économiquement. Selon eux, la direction n’a pas agi en toute transparence vis-à-vis du comité d’entreprise.

C’est ce que conclut également l’Inspection du Travail, le 18 décembre 2009, annulant le licenciement pour motif économique des 28 salariés dits « protégés » du comité d’entreprise Molex, considérant que « le motif économique invoqué n’est pas démontré », et que la direction de Molex « n’a pas fourni des informations loyales et complètes » , tenant des réunions « dans le courant de l’été 2008 (…) avec les membres de l’encadrement, sauf ceux du comité d’entreprise ».

>> Voir un extrait de la décision de l’inspectrice du Travail qui refuse l’autorisation de licenciement « pour motif économique » des représentants des salariés de Molex, le 18 décembre 2009. Dans le cas présent, il s’agit de Denis Parise, secrétaire (CGT) du Comité d’entreprise de Molex.

Le ministre désavoue l’Inspection du travail

Suite à cette décision de l’Inspection du travail, la direction de Molex a formé un « recours hiérarchique », le 7 janvier 2010, transmis le lendemain au Ministère du Travail. A l’époque, c’est Xavier Darcos qui est ministre du Travail. Il a jusqu’au 7 mai 2010 pour se prononcer dans ce dossier.

En fait, aucune décision écrite ne sera prise… jusqu’au remaniement ministériel du 22 mars 2010 (au lendemain de la défaite de la majorité aux élections régionales) : Eric Woerth quitte alors le Budget pour le Ministère du Travail.

Deux jours après la nomination d’Eric Woerth au Travail, le ministre accepte le licenciement pour motif économique (contre la décision de l’Inspection du Travail) des 28 représentants du personnel de l’usine Molex.

>> Voir un extrait du courrier daté du 24 mars 2010, signé « pour le ministre » par le directeur général du travail (DGT), Jean-Denis Combrexelle, autorisant le licenciement économique des salariés du comité d’entreprise de Molex.

Les « salariés protégés » de Molex ont fait appel de cette décision devant le Tribunal administratif.

A l’époque, plusieurs élus de l’opposition s’était offusqué de cette décision. Les élus socialistes de la région Midi-Pyrénées avaient écrit au Premier ministre, François Fillon, pour se dire « choqués » de l’autorisation donnée par le gouvernement au licenciement « pour motif économique » des représentants du personnel de l’usine Molex. « Le gouvernement, fait rare, désavoue les conclusions de son administration en estimant que le motif économique est avéré et que les salariés protégés peuvent donc en toute simplicité être licenciés », écrivent alors les élus, relevant que le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, avait pourtant qualifié l’équipe dirigeante de Molex de « patrons voyous ». Ils dénoncent « une décision inattendue et précipitée, à 12 jours d’une audience prévue devant le Tribunal correctionnel de Toulouse, alors que le ministère du Travail avait encore un délai d’un mois et demi pour statuer. » ».

Le 6 avril 2010, une audience était effectivement prévue devant le Tribunal correctionnel de Toulouse. Jugement mis en délibéré trois mois plus tard. Le 6 juillet 2010, deux dirigeants de Molex ont finalement été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et à 10 0000 euros de dommages et intérêts pour « entrave au fonctionnement régulier du comité d’entreprise. »


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8 commentaires

  1. La polémique enfle chez Molex

    http://humanite.fr/31_08_2010-la-pol%C3%A9mique-enfle-chez-molex-452468

    Y a-t-il eu complaisance d’Éric Woerth avec la direction de l’usine de Villemur ? Un document sur l’usine Tyco Electronics, dont l’Humanité a obtenu copie, le laisse penser.

    Pour les salariés de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), c’est un nouvel indice qui corrobore leurs soupçons. La semaine dernière, ils ont découvert un document qui laisse à penser que leur direction a pu bénéficier de la complaisance du ministère du Travail pour faciliter le licenciement des délégués syndicaux. Deux semaines plus tôt, une enquête de France Inter avait déjà dévoilé l’implication d’Éric de Sérigny, à la fois collaborateur d’Éric Woerth et employé de la société en investissement Athema, qui a conseillé les avocats de la direction de Molex.

    Le document, dont l’Humanité a obtenu copie, est une lettre du ministère du Travail datée du 18 mai 2010 concernant l’entreprise Tyco Electronics, qui retrace une situation similaire à celle qui s’est déroulée chez Molex. « Comme nous, Tyco a été fermée pour des raisons financières, alors qu’elle n’avait pas de problème économique et qu’elle faisait du bénéfice », explique Denis Parise, ancien délégué CGT devenu conseiller régional. Dans les deux cas, l’inspection du travail a refusé le licenciement des délégués syndicaux. Sauf que, pour Molex, le ministère a autorisé leur licenciement alors que, pour Tyco, il a suivi l’avis de l’inspection du travail. Le document stipule ainsi que, pour les exercices 2006, 2007 et 2008 de Tyco, « le résultat d’exploitation et l’excédent brut d’exploitation des derniers exercices clos avant la décision de fermeture » sont « substantiellement positifs ». De plus, « les éléments communiqués par la direction, tant dans le cadre de la demande initiale que dans le cadre du recours, ne permettent pas d’apprécier la réalité d’une moindre rentabilité de nature à menacer la compétitivité » du groupe. Tandis que Molex, de son côté, faisait 500 000 euros de bénéfice pour 2007 et 1,2 million pour 2008. « En novembre, le ministère refusait les licenciements chez Tyco et, en décembre, il les acceptait chez nous. Ce n’est pas normal », souligne Denis Parise. Le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, a déjà réfuté toute « intervention » du cabinet d’Éric Woerth dans cette affaire. Les Molex n’y croient pas. « Nous cherchons des preuves supplémentaires pour aller en justice », indique Denis Parise.

    Mehdi Fikri

  2. Un conseiller de Woerth touché par un conflit d’intérêt ?

    http://www.liberation.fr/politiques/0101653102-un-conseiller-de-woerth-touche-par-un-conflit-d-interet

    Politiques 20/08/2010 à 13h33 (mise à jour à 18h32)
    Un conseiller de Woerth touché par un conflit d’intérêt ?

    409 réactions

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    Eric de Sérigny, un conseiller du ministre du Travail Eric Woerth, est mis en cause par une enquête de France Inter pour ses liens avec le monde des affaires et pour un possible conflit d’intérêt dans le dossier de l’usine Molex, qui a donné lieu à un long conflit social.
    Un ami de Patrice de Maistre

    Eric Le Moyne de Sérigny – de son vrai nom -, qui n’apparaît pas dans l’organigramme officiel du cabinet ministériel, est notamment un ami de Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, auquel le ministre a remis la Légion d’honneur.

    «Je n’ai pas demandé la Légion d’honneur pour Patrice de Maistre», assure Eric de Sérigny dans un communiqué publié sur le site de France Inter. «Mais il est exact que j’ai soutenu sa candidature comme d’autres, car je la trouvais justifiée», reconnaît-il.

    La remise de cette décoration est l’un des volets des conflits d’intérêts présumés avec la milliardaire, affaire dans laquelle Eric Woerth est empêtré depuis plusieurs semaines.
    Travail «bénévole»

    Conseiller du ministre depuis 2007, Eric de Sérigny, un cadre de la haute finance, assure travailler à titre «bénévole» pour Woerth et admet avoir participé à des réunions des grands donateurs de l’UMP.

    «Ma tâche consiste à assurer des relations économiques avec des chefs d’entreprises de mes amis», précise le conseiller, qui assure: «Il n’y a strictement aucun problème de déontologie, bien sûr, avec mes activités professionnelles.»
    Et voilà Molex…

    Enfin, autre point soulevé par France Inter, Eric de Sérigny travaille pour la société en investissement financier Athéma, qui a collaboré avec les avocats de la direction de l’usine Molex dans un dossier sur lequel le ministère du Travail devait intervenir.

    Une polémique avait éclaté fin mars 2010 quand Woerth avait donné son aval, malgré l’avis de l’inspection du travail, au licenciement des représentants syndicaux de cette usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), fermée en septembre 2009 après onze mois de lutte du personnel.

    Toutefois, ce sujet «n’a jamais été évoqué par moi avec le ministre», se défend Sérigny.

    Sur ce même dossier, le ministère du Travail s’en est tenu au «strict respect» de la procédure prévue par le code du travail, indique-t-on au ministère, selon lequel la direction générale du travail «a considéré que la cessation d’activité totale d’une entreprise constitue une cause économique de licenciement, ce qui était, en l’espèce, le cas de la Sarl Molex».

    (Source AFP)

  3. Woerth-Molex : Martin Malvy demande l’ouverture d’une enquête

    http://www.libetoulouse.fr/2007/2010/08/woerthmolex-martin-malvy-demande-louverture-dune-enqu%C3%AAte-pour-savoir-si-il-y-a-eu-interf%C3%A9rence.html

    POLITIQUE. Confusion des genres? Eric de Sérigny, un conseiller « bénévole » du ministre du Travail Eric Woerth a été mis en cause pour sa possible implication dans le licenciement des représentants syndicaux de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn fermée en septembre 2009 et pour ses liens avec le monde des affaires dans une enquête diffusée ce vendredi par France Inter.

    Conseiller du Ministre depuis 2007, Eric de Serigny travaille pour la société en investissement financier Athéma. Une société qui collaborait avec les avocats de la direction de l’usine américaine Molex lors de la fermeture suivie de la délocalisation en 2009 aux Etats-Unis de la filiale de Villemur-sur-Tarn.

    « Je pense que ça justifie une enquête pour savoir si, à l’époque, il y a eu interférence de la part d’un conseiller du ministre – même s’il ne figurait pas dans l’organigramme du ministère -auprès de milieux économiques liés de très près avec Molex », a réagi le président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées Martin Malvy.

    Pour mémoire, une polémique avait éclaté fin 2009 quand M. Woerth avait donné son aval, malgré l’avis de l’inspection du travail, au licenciement des représentants syndicaux de cette usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), fermée en septembre 2009 après onze mois de lutte du personnel.

    « Je n’ai pas le fin mot de l’histoire. Mais nous avions été très surpris quand le ministre avait décidé de passer outre la décision de l’inspection du travail, tonne Martin Malvy. C’est excessivement rare. Et la décision et d’autant plus surprenante et choquante que le tribunal a donné par la suite raison aux salariés de Molex (lire Libé Toulouse du 24/02/2010).

    « Je n’ai jamais évoqué ce dossier avec le Ministre », s’est défendu Eric de Serigny. Sur le dossier Molex, le ministère du Travail affirme pour sa part s’en être tenu au « strict respect » de la procédure prévue par le code du travail. La direction générale du travail a considéré que la cessation d’activité totale d’une entreprise constitue une cause économique de licenciement, ce qui était, en l’espèce, le cas de la SARL Molex », précise à l’agence France Presse la même source au Ministère du travail qui a récusé tout manquement.

    « On est vraiment dans une histoire qui est pour le moins aujourd’hui douteuse, reprend Martin Malvy. Si ça doit être démontré, ce serait effectivement une ingérence inadmissible politique dans un dossier social ».

    Denis Parise, l’un des salariés protégés de Molex dont le Ministère du Travail avait autorisé le licenciement a depuis été élu sur la liste de Martin Malvy au Conseil régional de Midi Pyrénées .

    J-M.E avec AFP

  4. Le méli-mélo de casquettes continue autour de Woerth

    Casseroles . Membre non officiel du cabinet du ministre du Travail, Eric de Sérigny officie aussi dans le privé autour des mêmes dossiers.

    Par RENAUD LECADRE

    http://www.liberation.fr/politiques/0101653227-le-meli-melo-de-casquettes-continue-autour-de-woerth

    Conflits d’intérêts, suite. Dans la saga Eric Woerth, c’est au tour de son «conseiller pour les relations avec le monde économique» de passer sur le gril. Eric Le Moyne de Sérigny est un modèle du genre. Le Canard enchaîné et l’Express avaient révélé son rôle en juillet. France Inter l’a complètement déshabillé hier.

    Un mot sur son statut : Sérigny n’est pas membre officiel du cabinet de Woerth. Il n’apparaît pas sur l’organigramme des collaborateurs du ministre du Travail. Il est conseiller «bénévole», supposé désintéressé, en charge de lui faire rencontrer des charters de patrons.

    Portefeuille. Ne pas être membre officiel du cabinet a cet avantage : personne ne peut lui reprocher un cumul d’emploi entre un statut de contractuel de la fonction publique et une activité dans le secteur privé. Or, entre autres activités financières, Eric de Sérigny est le conseiller de la société d’investissement Athema, très active à l’occasion de la reprise de l’usine Molex (connectique automobile, Haute-Garonne), en 2009. Il faut dégraisser, y compris les salariés protégés par un mandat syndical. La direction du travail s’y oppose, les repreneurs saisissent alors le ministre du Travail. Xavier Darcos, alors titulaire du portefeuille, fait le mort.

    Légion d’honneur. Lui succède Eric Woerth le 22 mars 2010. Deux jours plus tard, le ministère du Travail donne son feu vert au licenciement des syndicalistes… L’avocat du comité d’entreprise de Molex, Me Denjean, interrogé par France Inter, se dit «stupéfait» de ce «mélange des genres qui suscite bien des questions».

    Sérigny s’insurge dans une réponse à France Inter : «Il n’y a aucun problème de déontologie, bien sûr, avec mes activités professionnelles.» On croirait entendre son mentor Woerth, qui ne voit jamais où est le problème à cumuler les casquettes. Et ce n’est pas fini. Eric Sérigny est également un ami de quarante ans de Patrice de Maistre, le conseiller financier de Liliane Bettencourt. Et revoilà l’affaire Woerth-Bettencourt. En janvier 2008, Woerth remet la Légion d’honneur à de Maistre, grâce à l’intervention de Sérigny… Ce dernier minaude : «Je n’ai pas demandé la Légion d’honneur pour lui», mais seulement – subtile nuance – «soutenu sa candidature, car il le méritait».

    Gendre. Eric de Sérigny a encore d’autres casquettes. Il est ainsi administrateur d’Imerys, une société filiale du groupe de l’homme d’affaires Albert Frère spécialisé dans les minéraux industriels. Ce qui ne surprendra pas, car Sérigny est par ailleurs le gendre de Paul Desmarais, principal partenaire du baron Frère.

    La société Imerys s’est récemment distinguée en recrutant Gilles Michel, président du FSI (le fonds souverain à la française), fermement invité par l’Elysée à renflouer le groupe de transport maritime CMA-CGM au côté d’Albert Frère. Mais, comme l’indique volontiers la direction d’Imerys : «Il n’existe, à notre connaissance, aucun conflit d’intérêts potentiel.» Aucun.

  5. Palmares des entreprises qui licencient

    http://teleperforation.net/index.php?option=com_content&view=article&id=349:palmares-des-entreprises-qui-licencient-&catid=1:latest-news&Itemid=50

    liste des entreprises qui licencient ou qui suppriment des emplois

    source : http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com/spip.php?article1

    – Ce tableau des entreprises qui licencient ou qui suppriment des emplois est loin d’être exhaustif. Vous pouvez nous aider à le compléter en remplissant ce formulaire disponible en cliquant ici.

    – Les suppressions d’emplois de ce tableau sont des licenciements collectifs sauf :
    * plan de départs « volontaires »
    ** non remplacement des départs (retraite, démission, mutation, licenciement individuel…)
    entreprise ville/département nombre suppressions d’emploi/effectif total échéance
    Aerazur (filiale Zodiac) Caudebec-les-Elbeuf/Seine-Maritime ?/450 août 2010
    Agco Beauvais/oise 55* 2010
    Air Liquide Pont Saint Maxence/Oise 49/156
    Airox Pau/Pyrénées-Atlantiques 23/23 2009
    Akers Fraisses /Loire 117/117 2010
    Alcatel Lucent Eu/Seine-Maritime 200/500 2010
    Alcatel Lucent Lannion/Cotes d’Armor 29/900 2010
    Alcatel Lucent Ormes/Loiret 47/550 2010
    Alcatel Lucent Orvault/Loire-Atlantique 25/560 2010
    Alcatel Lucent Velizy/Yvelines 194/2700 2010
    Alcatel Lucent Villarceaux/Essonne 67/2000 pse juillet 2009
    Alcatel Lucent Entreprise Sofia Antipolis/Alpes-Maritimes 32/32 juin 2009
    Alcan France 321/2300
    Altran Technologies France 500* 2010
    Altis semiconductor Corbeil/Essonne 400*/1400 2009
    Amora-Maille Dijon/Côte-d’Or 184/184 2009
    Amora-Maille Appoigny/Yonne 77/77 2009
    Apegelec Saint-Quentin/Aisne 40/108 février 2010
    AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) France 2 à 4000**/90000 2012
    AQLE Saint-Just-en-Chaussée/Oise 9/132 décembre 2009
    ArcelorMittal Gandrange/Moselle 590/590 2008
    Arkema Saint-Auban/Alpes-de-Haute-Provence 185/358 2010
    Arkema La Chambre/Savoie 35/35
    ASSAD 77 Melun/Seine-et-Marne 147/475 décembre 2009
    Aubade Saint Savin/Vienne 104/104 2010
    BASF Saint-Aubin-les-Elbeuf/Seine-Maritime 40/309 2010
    Beru Chazelles-sur-Lyon/Loire 57/316 février 2010
    Braun Vieux-Thann/Haut-Rhin 13/193 2010
    Cagné Manutention et Mc Loc Beauvais/oise 85/85 décembre 2009
    Caterpillar Grenoble et Echirolles/Isère 600 juin 2009
    Celanese Pardies/Pyrénées-Atlantiques 350/350 2009
    Centrimage et GTC (filiales Eclair Groupe) Joinville/Val-de-Marne 64/86 redressement judiciaire depuis le 1er septembre
    Centre Pompidou (Beaubourg) Paris 70**/1108 2012
    Chaffoteaux et Maury Ploufragan/Cotes d’Armor 207/248 décembre 2009
    Christian Lacroix Paris 100/120 2010
    Ciba BASF Compiègne/Oise 30/30 juin 2010
    Clinique de l’Hotel Royal Maisons-Lafitte/Hauts-de-Seine 94/94 mars 2010
    Club Med Saint-Ouen/Seine-Saint-Denis 90/220
    Continental Clairoix/Oise 1120/1120 2009
    Culture Bière (groupe Heineken) Paris 61/61 fin 2009
    Delphi Strasbourg/Bas-Rhin 330/330 fin 2010
    Earta Carquefou et La Montagne/Loire-Atlantique 30/96 2010
    E2V Saint-Egrève/Isère 221/462
    EURL Christophe Parmentier Trouville-sur-Mer/Calvados 3/3 octobre 2009
    Fenwick-Linde Cenon-sur-Vienne/Vienne 227
    FIRST Aquitaine Industrie (ex-Ford) Blanquefort/Gironde ?/1620
    Flextronics La Talaudière/Loire 160/160
    Florence et Peillon Vaulx-en-Velin/Rhône 120/360 2009
    Fontanille Haute-Loire 120/120 fin 2009
    Freescale Toulouse/Haute-Garonne 1100/1600 2011
    General Motors Strasbourg/Bas-Rhin 198/1200 fin 2009
    Gima Beauvais/Oise 169*/950 2010
    GlaxoSmithKline (GSK) Evreux/Eure-et-Loir 702 d’ici 2012
    GlaxoSmithKline (GSK) Les Ulis/Essonne 40/100
    GlaxoSmithKline (GSK) France 434 (majoritairement des visiteurs médicaux)
    Goodyear Amiens/Somme 820/1400
    Goss Nantes/Loire Atlantique 165/290 novembre 2009
    GPV Roanne/Loire 64/115 2010
    Halliburton Pau/Pyrénées-Atlantiques 37/37 2009
    H&M Le Bourget/Seine-Saint-Denis 280/280
    Habitat France 700/700
    Hôpital Le Havre/Seine-Maritime 387** 2012
    Hôpital Nantes/Loire-Atlantique 208** 2012/2013
    Hôpital Nancy/Meurthe-et-Moselle 650**/8500 2012/2013
    Hôpital Caen/Calvados 200**/6000 2102
    Hôpital Lyon/Rhône 800** 2012/2013
    Hôpital Villejuif/Val-de-Marne 150**/2050 2010
    Hôpital Saint-Etienne/Loire 130**/6700 2009
    Hôpital Toulouse/Haure-Garonne 130**/9900 2009
    Ici Paints Deco Asnières/Hauts-de-Seine 80/80
    Ici Paints Deco Grand-Quevilly/Seine-Maritime 134/134
    Idestyle Boulogne Billancourt/Hauts-de-Seine 380/380 octobre 2009
    Impôts Val d’Oise 55 septembre 2010
    Inoplast Saint-Désirat, Andance, Félines/Ardèche 128*/1200 2010
    Inoplast Douai/Nord 70*/230 2010
    JB Martin Fougères/Ile-et-Vilaine 70/136 fin 2009
    Jtekt Dijon/Côte d(Or 86/360 2010
    Klarius Dreux/Eure-et-Loir 240/240
    Krupp Mavilor L’Horme/Loire 373/373 2010
    Laboratoires Eclair Epinay/Hauts-de-Seine 54/327 2010
    La Poste France 11500**/272000 2009
    Legré-Mante Marseille/Bouches-du-Rhône 48/48
    Le Parisien France 35*/350 2010
    Madrange Limoges/Haute-Vienne 395/889
    Marionnaud France 700/5000 2010
    Manitowoc Saint-Nizier-sous-Charlieu/Loire 135/250 2010
    Manitowoc La Clayette/Saône-et-Loire 42/150 2010
    Metaltemple Saint-Michel-de-Maurienne/Savoie 18
    Michelin France 2893 d’ici 2012
    Michelin Joué-Lès-Tours/Indre-et-Loire 340
    Michelin Montceau-les-Mines/Saône-et-Loire 477
    Molex Villemur-sur-Tarn/Haute-Garonne 283/283 fin 2009
    Moncler Grenoble/Isère 48/48 fin 2009
    M-Real Alizay/Eure 99/415 2010
    Nexans Chauny/Aisne 220/387
    Nexans Fumay/Ardennes 53
    New Logic Sofia Antipolis/Alpes-Maritimes 60/60
    New-Fabris Châtellerault/Vienne 366/366 juin 2009
    New man La Séguinière/Maine-et-Loire 39/130 début 2010
    NPC (filiale Autoliv) Caudebec-les-Elbeuf/Seine-Maritime 140/140 début 2010
    Nortel Networks SA Chateaufort/Yvelines 465/683 juillet 2009
    Papeteries Malaucène Malaucène/Vaucluse 211/211 juin 2010
    Pérouse Plastie (groupe Johnson & Johnson) Bornel/Oise 126/126 janvier 2011
    Philips EGP Dreux/Eure-et-Loir 218/218 2010
    Pier Import France 140/700 2010
    Pimkie-Diramode (groupe Auchan) Wasquehal et Neuville-en-Ferrain/Nord 190/ ? 2010
    Piper-Heidsieck Reims/Marne 45/160 2010
    Polyfilm Mantes-la-Ville/Yvelines 89/89 janvier 2010
    Polymont France 282**/912 novembre 2009
    PTPM (groupe Trèves) Ay/Marne 130/130 2010
    Prodhag Passel/Oise 17/17 janvier 2010
    PSA France 4450* avril 2009
    PSA France 6000** 2012
    Renault Sandouville/Seine-Maritime 1000*/3700 2009
    Renault Technocentre/Yvelines 950*/9500 2009
    Rencast Bron/Rhône 35/38 en cours
    Rencast Brive/Corrèze 36/151 en cours
    Rencast Delle/Territoire-de-Belfort 40/151 en cours
    Rencast Reyrieux/Ain 40/177 en cours
    Rencast Thonon-les-Bains/Haute-Savoie 71/193 en cours
    RFI France 206/1000 2009
    Rio Tinto Alcan Saint-Jean-de-Maurienne/Savoie 179/603
    Rohm and Haas Loiret 97/97
    Rottendorf Pharma Prouvy/Nord 38/179 redressement judiciaire en nov 2009
    Rousseau Industrie Noyon/Oise 3/13
    Sagem DS Saint Pourçain/Allier 35/35 2010
    Saint Gobain Abrasives Lisieux/Calvados 55/553 2010
    Salins du Midi Aigues Mortes/Gard 59/200 2010
    Salins du Midi Varangéville/Meurhe-et-Moselle 40/263 2010
    Samro Balbigny/Loire 47/115 décembre 2009
    Samro Fontenay-le-Comte/Vendée 40/256
    Samro Nort-sur-Erdre/Loire-Atlantique 75/90 décembre 2009
    Sanofi-Aventis France 1300*/6000 à partir de 2010
    Saupiquet Saint-Avé/Morbihan 49/85 avril 2010
    Sea France Marseille/Bouches-du-Rhône 500
    Semperit Argenteuil/Val-d’Oise 180/180
    SEPR Le Pontet/Vaucluse 96**/850
    Sermed Eternoz/Doubs 28/28
    Serta La Vaupaliere/Seine-Maritime 150/150
    Servet ALJM Vénissieux/Rhône 9/50 mars 2009
    Servisair (filiale Derichebourg) Orly/Essonne 436/436
    Servisair (filiale Derichebourg) Roissy/Seine-Saint-Denis 423/423
    Siemens Saint-Chamond/Loire 274/274 2010
    Sika Gournay-en-Bray /Seine-Maritime 106/300 janvier 2010
    Smoby-Majorette Dagneux/Ain 48/73 2010
    SNCF Fret France 6000/14000
    SNCF Le Mans/Sarthe
    2009
    SNCF Triage Fret Somain/Nord 300**/400 juin 2010
    Sodemeca (groupe Michelin) Noyelles-lès-Seclin/Nord 276/276 fin 2010
    Sodimatex (Groupe Trèves) Crepy-en-Valois/Oise 92/92 2010
    Solidarité et Développement Oise 7/27
    Solvay (laboratoires Fournier) France 1000/1000
    Spirel Saint-Remy-de-Maurienne/Savoie 228/228
    Spontex Beauvais/Oise ?/271 repreneur – CE janvier 2010
    Sullair Montbrison/LOire 112/112 fin 2010
    Tanneries Haute-Loire 120/120
    TDF France 600 fin 2009
    Teleperformance Lyon/Rhône 35
    Teleperformance Montigny/Yvelines 122
    Teleperformance
    mance Pantin/Seine-Saint-Denis 150
    Teleperformance Paris

    Thales Avionics-Haillan Le Haillan/Gironde 95/1045 2010/2012
    Thales Avionics-Meudon Meudon/Hauts-de-Seine 82/534 2010/2012
    ThyssenKrupp Lhorme/Loire 373/373
    Total Raffineries France 555/9000 2013
    Tyco Electronics Chapareillan/Isère 228 2009/2010
    Tyco Electronics Val-de-Reuil/Eure 259 2009/2010
    Tyco Electronics Pontoise/Val-d’Oise 33 2009/2010
    Tyco Fire Integrated Solutions (T-FIS) Siège Trappes/Yvelines 100/170
    Unilever Le Meux/Hauts-de-Seine 330/330 fin 2011
    UNM Marseille/Bouches-du-Rhône 130/130 mars 2009
    UTI Clairoix/Oise 30/30 2009
    Vistéon Flins/Yvelines 43/43 mars 2010
    Vistéon Gondecourt/Nord 61/874 2009
    Vistéon Rennes/Ille-et-Vilaine 33/345 2010
    Wipro New Logic Sofia-Antipolis/Alpes-Maritimes 61/61
    Worthington Méru/Oise 115
    Yara Pardies/Pyrénées-Atlantiques 43/123 mars 2010
    ZF Mecacentre Saint-Etienne/Loire 55/227 2010

  6. ADC Reports Third Quarter 2010 Financial Results
    Net sales of $304.4 million. GAAP EPS of $0.68 including previously announced ARS settlement. Adjusted EPS of $0.21

    http://www.marketwatch.com/story/adc-reports-third-quarter-2010-financial-results-2010-08-04?reflink=MW_news_stmp

  7. TYCO ELECTRONICS: 520 LICENCIEMENTS EN FRANCE, 22 000 DANS LE MONDE EN 2009
    ET

    Pour 15 millions de dollars en numéraire, le numéro un mondial de la connectique (Tyco Electronics) va ainsi enrichir son offre en diodes laser, en amplicateurs optiques mais aussi en divers modules et câbles optiques.

    http://www.electronique.biz/editorial/411901/tyco-electronics-acquiert-la-gamme-de-produits-optoelectroniques-de-zarlink/

  8. LA VALSE DES MILLIARDS CHEZ TYCO APRÈS 22 000 LICENCIEMENTS DANS LE MONDE, 520 EN FRANCE!

    Tyco Electronics rachète ADC pour 1,25 milliard de dollars
    En regroupant sa division Network Solutions et la société ADC qu’il vient de racheter pour un pactole de 1,25 milliard de dollars, Tyco Electronics se positionne comme l’un des leaders des solutions de connectivité pour réseaux large bande.
    Pascal Coutance, ElectroniqueS, le 16/8/2010 à 17h06

    http://www.electronique.biz/editorial/412276/tyco-electronics-rachete-adc-pour-125-milliard-de-dollars/

    C’est le gros rachat de l’été. Le géant des composants électroniques Tyco Electronics a en effet profité de la trève estivale pour mettre dans son escarcelle l’américain ADC moyennant une enveloppe conséquente de 1,25 milliard de dollars en numéraire. La transaction devrait être finalisée d’ici la fin de l’année. Ainsi, ADC, société spécialisée dans les solutions de connectivité filaire ou sans-fil pour réseaux large bande avec, notamment, des divisions dédiées aux antennes et aux câbles, viendra enrichir la division Network Solutions de Tyco Electronics pour en faire l’un des leaders dans le domaine de la connectivité pour réseaux large bande.
    Rebondir après la crise
    Comme toujours dans ce genre de transaction, les deux acteurs mettent en avant leur complémentarité, notamment d’un point de vue géographique. Ainsi, ADC est particulièrement bien représenté aux Etats-Unis et en Chine alors que la division Network Solutions de Tyco Electronics comble les lacunes d’ADC en Europe et en Inde. Financièrement parlant, l’objectif est qu’ADC atteigne une marge opérationnelle de 15 % dans les trois ans suivant le rachat. Dans un contexte post-crise qui a fortement impacté le secteur des télécoms, Tyco Electronics compte sur ce rachat de taille pour tirer profit du potentiel de croissance à venir de certains créneaux de cette industrie tels que les solutions optiques ou les infrastructures sans fil.


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