Général Motors: CHANTAGE INACEPTABLE!Communiqué de presse Du syndicat CGT GM Strasbourg, le jeudi 22 juillet 2010

CGT GENERAL MOTORS
81, rue de la Rochelle
67100 STRASBOURG
Tél : 03.88.55.85.34

Strasbourg, le jeudi 22 juillet 2010

Communiqué de presse

Du syndicat CGT GM

La CGT de General Motors Strasbourg dénonce

les pressions inadmissibles de la direction.

Ce jeudi 22 juillet, dans l’après midi, une trentaine de cadres et

techniciens sont venus devant le local syndical de la CGT pour donner

l’ordre aux délégués syndicaux de signer l’accord pour lequel la direction

veut à tout prix arracher la signature des quatre syndicats présents dans

l’entreprise ce vendredi 23.

Un directeur dans une réunion de chefs de

service a nommé les deux délégués syndicaux CGT en disant qu’ils ne

doivent pas sortir de l’usine le vendredi 23 tant qu’ils n’ont pas signé cet

accord.

Par ailleurs, l’UIMM, patronat de la métallurgie, et le ministère du

travail ont essayé de faire pression sur le Secrétaire général de la

métallurgie de la Fédération CGT, pour qu’il intervienne pour faire signer

les délégués CGT de GM Strasbourg, ce qu’il a refusé

La CGT dénonce les méthodes d’intimidation utilisées par la direction

qui s’apparentent à celle des gangsters.

La direction de GM utilise son

personnel d’encadrement comme hommes de main pour mener sa guerre

contre ceux qui la gênent dans ses grandes manœuvres pour voler aux

travailleurs le peu qu’elle leur laisse.

Ces menaces ne peuvent pas faire changer d’avis les délégués de la CGT

qui refusent le recul social.

Pour le syndicat, Roland Robert.

Communiqué de presse Du syndicat CGT GM

———————————————————————

CGT GENERAL MOTORS

81, rue de la Rochelle

67100 STRASBOURG

Tél : 03.88.55.85.34

Portable : 06.67.00.59.26

Strasbourg, le 20 juillet 2010

Communiqué de presse

Du syndicat CGT GM

A l’attention de toutes les rédactrices et rédacteurs en chef

de l’information.

Les résultats du référendum ont montré que la volonté de

la direction est loin de faire l’unanimité puisque 268

salariés sur 929 votants ont exprimé leur refus de voir

baisser leurs revenus de 10% pour une reprise

hypothétique de l’usine de Strasbourg par GM Company.

Ils n’acceptent pas le chantage de la direction qui vise

avant tout à faire porter par les salariés de nouveaux

sacrifices pour augmenter la part des profits. Et ceux qui

ont voté « oui » au référendum l’ont fait le couteau sous la

gorge, sous la menace du chantage scandaleux de GM de

ne pas reprendre l’usine.

Il n’est pas question pour la CGT de donner son accord

à la baisse de la masse salariale, c’est à dire à la

dégradation des conditions d’existence des travailleurs.

D’autant que rien ne le justifie : tant l’usine de Strasbourg

que le groupe GM font des bénéfices. Et ceux qui font la

promesse de reprise à condition de baisser la masse

salariale ont fait le même genre de promesse aux

travailleurs de GM Anvers… qui va fermer d’ici la fin de

l’année.

Pour le syndicat, Roland ROBERT

————————————————————-

Lire aussi : Plein-phare+20.06.10 un tract du syndicat CGT GM du mois de juin 2010, expliquant la situation sur la remise en cause de tous les acquis des salariés par la direction de General Motors Compagny (GMC).

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Message du PCOF:

Au syndicat CGT de GM et à tous les militants et travailleurs qui luttent contre le plan de régression sociale de GM.

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5 commentaires

  1. Soutien total au syndicat CGT de General Motors Strasbourg
    dimanche 25 juillet 2010 (10h41)

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article104930

    Soutien total au syndicat CGT de General Motors Strasbourg contre le chantage et le cynisme des patrons

    http://pcf-paris15.over-blog.com/

    Le syndicat CGT de l’usine General Motors de Strasbourg a tenu bon. Dans la suite de la lutte menée dans l’entreprise, il a refusé de signer le soi-disant « accord » prévoyant le gel des salaires jusqu’en 2013, la suppression de l’intéressement et de 5 jours de RTT, soit une baisse de 10% de la masse salariale.
    La multinationale américaine, qui a été massivement soutenue par l’Etat américain, a décidé de conserver ses filiales européennes, très profitables, dont Opel (Allemagne) et Vauxhall (Grande Bretagne). En France, GM, restructurée, veut maximiser ses profits.
    Elle se livre à un odieux chantage à l’emploi et au maintien de l’usine de boîtes de vitesses de Strasbourg (1105 salariés). La direction a ainsi demandé dans un « référendum » aux salariés de valider eux-mêmes le plan de casse sous peine de voir l’usine fermer et la production délocalisée au Mexique. On imagine la détresse des ouvriers et de leurs familles dans un secteur en difficulté.
    Avec la collaboration des syndicats CFDT, CFTC et FO, dans ces conditions ignobles, la direction se targue d’avoir obtenu l’aval des deux tiers des salariés, dans une consultation sans aucune valeur juridique.
    Les patrons sont allés encore plus loin dans les pressions contre les salariés et leurs représentants. Dès le lendemain du vote, ils ont surenchéri en demandant l’annualisation du temps de travail et surtout en exigeant de tous les syndicats qu’ils se plient en Comité d’entreprise à leur diktat, pour, selon leur propre terme, s’assurer la paix sociale. La CGT a dit non. Les militants et responsables CGT refusent le chantage.
    Ils savent ce qu’il s’est passé ailleurs, par exemple à Continental Clairoix où l’usine a été liquidée, juste deux ans après un « vote » mis en scène par la direction pour faire accepter l’abandon des RTT. Ils sont conscients de la nécessité de ne pas rentrer dans l’engrenage de la concurrence de tous contre tous, de ne pas nourrir les prétentions toujours infinies du patronat pour renforcer l’exploitation, de ne donner aucun crédit à ses promesses illusoires.
    Cette attitude, normale, représente, dans ces conditions, un geste de courage et de haute responsabilité.
    Nous saluons la CGT de Strasbourg. Nous lui apportons notre plein soutien.
    La résistance de ce syndicat est d’une valeur considérable. Elle est d’une extrême importance au-delà de l’entreprise elle-même, pour le secteur d’activité, la région, le pays entier. Elle fait la preuve que l’on peut refuser de se coucher devant le patronat, refuser de choisir la mort lente, continuer à faire le seul choix valable, celui de la lutte.
    Ce n’est pas un hasard si la direction de GM, soutenue par l’ensemble patronat français de la métallurgie, s’est ruée contre la CGT dans les media, qu’à Strasbourg, ils aient lancé leurs nervis contre elle jusqu’à menacer physiquement ses responsables (23 juillet). Les responsabilités des autorités politiques françaises sont considérables. Qui fait le choix de la défense des salariés, de leur droit, de ce secteur d’activité ?
    Les élus socialistes de Strasbourg, MM. Ries et Bigot, Mme Trautmann ont préféré de se mettre à genoux devant la direction américaine de General Motors, à qui ils ont envoyé une lettre humiliante, se réclamant de son référendum illégal pour quémander un maintien de l’usine. La droite au pouvoir va évidemment dans le même sens et espère développer cette forme de « dialogue social » dans les entreprises plutôt que dans les branches pour garantir la dictature patronale.
    Il n’est que plus important de répandre l’information sur ce qui se passe à Strasbourg et d’organiser la solidarité avec la CGT de GM Strasbourg.
    Il se vend des dizaines de milliers d’Opel en France. L’avenir de la filière automobile est, paraît-il, une priorité.
    Pour nous communistes, elle l’est et le syndicat CGT de Strasbourg, tête haute, montre la voie.

    De : pcf paris 15
    dimanche 25 juillet 2010

  2. 23/07/2010
    GM Strasbourg : 3 syndicats sur 4 avalisent le plan de reprise

    http://www.libestrasbourg.fr/actu/2010/07/gm-strasbourg-3-syndicats-sur-4-avalisent-le-plan-de-reprise.html

    Trois des quatre syndicats du site General Motors de Strasbourg ont signé vendredi un accord en faveur d’une reprise par l’américain General Motors Company, selon Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT. Ce syndicat majoritaire, ainsi que FO et la CFTC, ont paraphé l’accord, alors que la CGT, deuxième syndicat sur le site alsacien, a refusé d’entériner le document, avalisé jeudi par le comité d’entreprise. GM Company avait clairement souhaité la signature de l’accord par tous le syndicats pour s’assurer du meilleur climat social dans l’usine alsacienne. C’était l’une de ses conditions, au même titre que la réduction des coûts. « Les représentants de la CGT ayant refusé cette signature, cette condition n’est donc pas remplie. GM Strasbourg en informera General Motors Company dans les prochaines heures et ce sera à General Motors Company de se prononcer sur le maintien de son offre », indique la direction de l’usine strasbourgeoise. Le groupe américain devrait se prononcer rapidement sur la reprise du site qui avait été placé en 2009 sous le contrôle de MLC, une société chargée de céder les actifs de GM après la déroute du constructeur américain (avec AFP).

  3. 22/07/2010
    GM Strasbourg : avis positif du CE, pression sur la CGT
    Actualisé à 17h45

    http://www.libestrasbourg.fr/actu/2010/07/gm-strasbourg-avis-positif-du-ce-pression-sur-la-cgt.html

    La majorité des élus du comité d’entreprise de l’usine General Motors Strasbourg a rendu ce matin un avis positif sur le projet de rachat par GM Company, soumis à des conditions de réductions des coûts approuvées lors d’un référendum interne. « Il n’y a plus d’ambiguïté sur l’annualisation du temps de travail. Le projet est conforme à ce qui avait été proposé pour le référendum », affirme Jean-Marc Ruhland, secrétaire du CE et responsable de la CFDT, syndicat majoritaire : « On a donné un avis favorable avec un pincement au coeur, car un recul social par rapport aux acquis, ça ne fait plaisir à aucun syndicaliste. On a fait confiance à la base ». Les représentants de la CGT ont pour leur part exprimé un avis négatif. « On est pour le rachat de GM Strasbourg par New GM (alias GM Company), mais sans conditions », répète l’un des élus, Roland Robert.

    GM Company exige, après l’avis du CE, que les délégués des quatre syndicats représentés sur le site signent l’accord demain. La CGT refuse. Selon la CFDT, en début d’après-midi, « une centaine de salariés se sont rassemblés devant les locaux de la CGT pour les exhorter à signer l’accord. C’était un mouvement spontané, avec principalement des gens des bureaux ».
    La CGT confirme l’épisode, mais livre une version différente : « La direction a fait descendre une trentaine de cadres et d’agents de maîtrise pour faire pression sur nous et venir nous dire que l’on était des irresponsables. C’étaient des chefs et des petits chefs, ceux qui viennent remplacer les ouvriers sur les lignes quand on fait un débrayage. On les a menacés d’appeler la police et de porter plainte contre eux, et ils sont partis ».
    La CFTC relève pour sa part que « les syndicats n’ont pas obtenu la garantie de GM Company que le site ne sera pas revendu avant 2013 alors que la logique de pérennisation de l’activité, affichée par GM, voudrait que le site soit exploité ». Le syndicat est inquiet, « car cette frilosité de GM à s’engager sur ce point laisse la porte ouverte à une revente ». Il propose aux salariés de se réunir en début dans la matinée vendredi pour « débattre de cette problématique ».
    Il est prévu que l’accord soit soumis à la signature des délégués syndicaux à 11h30.
    T.C.

  4. 21/07/2010
    GM Strasbourg : un rachat en marche arrière

    http://www.libestrasbourg.fr/actu/2010/07/gm-strasbourg-un-rachat-en-marche-arri%C3%A8re.html

    Pour favoriser leur retour aux sources, les 1.150 salariés de l’usine General Motors de Strasbourg sont prêts à se serrer la ceinture. Lundi, lors d’un référendum consultatif organisé jusque tard dans la soirée par trois syndicats, dont la CFDT majoritaire, ils ont approuvé à 70% le projet de reprise du site par GM Company, la société née des cendres de leur ex-maison mère, General Motors Corporation, qui avait souhaité se débarrasser d’eux. Ils ont ainsi implicitement accepté les exigences du groupe automobile américain, qui réclamait une baisse de 10% du coût de la main-d’œuvre pour s’engager. Au menu : gel des salaires pendant deux ans, suppression de l’intéressement jusqu’en 2013 et abandon de six jours de RTT sur seize.

    Coup de théâtre en juin, lorsque GM Company dépose une offre à un euro symbolique, sans conséquences pour l’emploi. Sorti des turbulences, le groupe américain souhaite finalement reprendre une usine dont il ne voulait plus. Il faut dire que celle-ci a des atouts à faire valoir : elle est implantée au cœur du marché européen, engrange des bénéfices, dispose d’un savoir-faire et d’un centre de recherches. Mais GM Company n’est pas candidat à n’importe quel prix. Le groupe exige une réduction des coûts, sous peine de laisser l’usine alsacienne au bord de la route et d’accorder sa préférence à un site mexicain. En échange, il fournirait des volumes jusqu’en 2013 pour compenser le retrait annoncé du principal client, BMW, et se propose de lancer un nouveau produit en 2014.

    Le secrétaire CFDT du comité d’entreprise, Jean-Marc Ruhland, considère qu’il faut saisir l’occasion de «réintégrer un grand groupe» plutôt que d’attendre une hypothétique alternative : «On a le choix entre aller vers le futur en acceptant des contreparties ou prendre le risque de tout perdre. Ça ne nous fait pas plaisir de signer un recul social, mais c’est la solution la moins pire. Et on a réussi à trouver quelque chose qui ne nous fasse pas trop mal au cul.» Les salaires ne sont pas amputés et GM Company promet de rembourser les économies si le site venait à fermer avant 2013.

    Les salariés se sont rendus massivement aux urnes. Mais sans enthousiasme, car beaucoup ont le sentiment d’avoir été contraints au «oui». «Je ne suis plus très loin de la retraite, mais il me reste quand même six ans à faire. Voter contre, ça aurait été prendre le risque d’une fermeture qui tomberait mal par rapport à mon âge», explique Christian, trente-deux ans d’ancienneté. Claude, 51 ans, a fait le même choix, malgré sa défiance : «J’ai le sentiment que quoi qu’on dise, on va se faire baiser. Les gens de GM, ils mentent même quand ils dorment…»

    Pour «avoir la conscience tranquille», la CFDT voulait que le projet de reprise soit approuvé par «au moins 60%» des votants. Elle est donc sortie rassérénée du référendum, et le comité d’entreprise, qu’elle domine, devrait rendre un avis positif. C’est l’une des exigences de GM Company, qui souhaite également obtenir cette semaine l’accord des délégués syndicaux des quatre organisations représentées. Mais la CGT s’y refuse. Le responsable du syndicat, Roland Robert, dénonce «un chantage éhonté de GM, qui a mis le couteau sous la gorge des salariés alors qu’il n’y a aucune garantie sur les investissements et la pérennité du site». Son organisation est restée à l’écart du scrutin, estimant que «ce n’est pas le rôle des syndicats de décider comment faire perdre de l’argent aux ouvriers».

    «Maintenant, le feu des projecteurs est braqué sur la CGT», observe Jean-Marc Ruhland. La direction ajoute une dose de pression via un communiqué de presse dans lequel elle espère «qu’aucun délégué ne prendra la responsabilité de faire obstacle à la seule solution qui assure le maintien et le développement industriel et social de GM Strasbourg». «A mon avis, c’est du bluff, rétorque Roland Robert. En exigeant une signature, GM veut que les organisations syndicales se couchent aujourd’hui et ne contestent plus rien ensuite.»

    Hier, la réunion du comité d’entreprise a buté sur un projet d’annualisation du temps de travail, dont les syndicats n’avaient pas été avertis et auquel ils s’opposent. Le prochain rendez-vous est prévu demain. Et l’avenir de l’usine sera décidé au siège de GM Company, à Detroit, d’ici la fin du mois.

    T.C.

    Article paru dans Libération du 21 juillet 2010

  5. 20/07/2010
    GM Strasbourg : des conditions « de plus en plus drastiques »

    http://www.libestrasbourg.fr/actu/2010/07/gm-strasbourg-des-conditions-de-plus-en-plus-drastiques.html

    Surprise leur du comité d’entreprise de General Motors Strasbourg, au lendemain du référendum favorable à la reprise du site par GM Company moyennant une réduction des coûts. Selon les syndicats CFTC, CFDT et CGT, la direction a présenté un projet d’annualisation du temps de travail, en vertu duquel les heures supplémentaires ne seraient comptabilisées qu’au delà de 1607 heures par an. « Ce n’est pas 10% que les gens vont perdre, c’est beaucoup plus. Ils nous ont menti pendant des années et ils continuent! », tonne Roland Robert, de la CGT. « Les conditions fixées par la direction deviennent de plus en plus drastiques, c’est à se demander si la direction souhaite réellement maintenir le site en activité », s’interroge la CFTC. Les syndicats réclament que les heures supplémentaires continuent à être comptabilisées de manière hebdomadaire (au-delà de 35,83 heures) et payées mensuellement, selon le secrétaire CFDT du CE, Jean-Marc Ruhland. Une séance de discussions est prévue demain, avant une nouvelle réunion de CE jeudi. Lors de la séance du jour, un vice-président de la Motors Liquidation Company a posé très clairement la menace : soit la reprise par GM Company est validée, soit le site sera liquidé sous la supervision d’un juge français.


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