UNE VRAIE RETRAITE À 60 ANS C’EST POSSIBLE.

UNE VRAIE RETRAITE À 60 ANS C’EST POSSIBLE.

C’est le titre du dernier livre de Jean-Jacques Chavigné  et Gérard Filoche édité chez Jean-Claude Gawsewtich Éditeur.

La 4ème de couverture : « En dix questions- dix réponses, ce livre nous apprend, de façon simple et chiffré; pourquoi et comment se révolter et défendre son droit à un bon salaire, à une Sécurité Sociale de haut niveau et une varie retraite…/… »

Nous vous en dévoilons ici la préface:

Pour certains, le gouvernement Srakozy-Fillon est versatile, agité, il « fait du vent », il ne tient pas ses promesse, il en fait moins que ce qu’il dit.

Nous ne partageons pas ce point de vue: depuis huit ans, en France, la droite au service du Medef, n’a jamais été aussi dangereuse, aussi systématique, aussi cohérente. Elle s’attaque avec constance à tous les droits sociaux collectifs mis en  place par le Conseil National de la Résistance au lendemain de la Seconde Guerre mondilale. Elle s’attaque aux salaires, aux durées du travail, au Code du Travail,  au droit syndical et de grève, aux prud’hommes, à la médecine du travail, à la Sécurité Sociale, aux retraites. C’est la mise en oeuvre d’une politique reaganienne, thatchérienne comme elle a eu lieu dans le monde anglo-saxon: seule notre résistance sociale limite ses effets.

En 2010, la droite veut confirmer et aggraver les contre-réformes faites en 1993 par Edourad Balladur contre les retraites du secteur privé, en 2003 par François Fillon contre les retraites du secteur pubublic, en 2007 par Xavier Bertrand contre les régimes spéciaux. Cette fois, ils veullent remettre en cause, pour tous les salariés, la retraite à 60 ans, pour la fixer à 62, 63, voire 65 ou 67 ans à terme. Ils veulent porter le nombre d’annuités de cotisations à 42, voire 44 et plus. Ils veulent modifier les paramètres qui servent de base au calcul des retraites et plonger des millions de retraités dans la misère. Tout cela étalé de façon masquée sur plusieurs décennies contre nous et nos enfants.

Rien ne justifie de céder à pareille attaque: la France n’a jamais été aussi riche, quoi qu’ils en disent. Rentiers, banquiers, CAC 40 n’ont nullemment souffert de la crise des subprimes. En 2006 et 2007, les 500 familles les plus riches avaient gagné de 60 à 80 millions d’euros de plus par an. En 2009, elles en sont revenues à l’étiage, à l’époque le plus élevé de leur histoire, celui de 2005 (« Richistan », Challenges, 9 juillet 2009. http://www.challenges.fr ). Pour quelques miliardaires déclassés, familles endettées ou dynasties ébranlées, qui ont perdu au total 27% de leurs avoirs, les 500 plus grosses fortunes, avec 194 milliards d’euros, demeurent pour le moins florissantes. Il y a 380 000 millionnaires en euros. 5% de la population possède près de la moitié du patrimoine. Selon la Cour des comptes, il existe 70,7 milliards d’euros de niches fiscales. L’impôt épargne les plus fortunés. La fraude fiscale est immense. Les profits ont pris 8,5 points de la richesse nationale aux salaires.

Rien n’impose de travailler plus, ni sur la semaine, ni sur la vie. Rien n’impose de faire des heures supplémentaires, du surtravail, alors qu’il y a tant de sans-travail. Rien n’impose de faire travailler les « seniors » à la place des « juniors ». On compte 4 millions de chômeurs. Priorité à l’emploi des jeunes. On  peut travailler mieux, moins, tous. C’est la question de la redistribution des richesses qui est en cause. Où vont les richesses créées par le salarariat, qui représente 91,2% de la population actives? Elles doivent revenir à nos salaires, à nos cotisations sociales, à notre santé, à nos retraites.

Sarkozy-Fillon organsient une immense propagande quotidienne mensongère sur l’espérance de vie qui s’allongerait tellement qu’il ne seait plus possible d’avoir de main d’oeuvre pour payer nos retraites par répartition. Ce sont des faux-nez. Ils mentent et « oublient » aussi de préciser qu’en quarante ans la richesse de notre pays aura doublé (en euros constants) et qu’il n’y a donc aucun problème réel à financer l’augmentation du nombre de retraités en 2010 et 2050. Le seul véritable problème de nos retraites, c’est le Medef qui veut que les profits puisent accaparer la part de la richesse nationale qui devrait revenir au financement de nos retraites. Nous le démontrons dans ce livre, en dix questions, dix réponses, chiffres à l’appui.

On peut parfaitement sauver le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, avec 75% de reversement et sans aucune retraites inférieures au smic. Nous allons vous le dire comment dans ce livre.
On doit et on peut gagner la bataille des idées, convaincre qu’il y a une alternative, crédible, réaliste, à celle de la droite et du Medef.

Enfin, il faut lutter ensemble, car sans unité on ne renversera pas le cours des choses.

Il y a huit syndicats et huits partis de gauche: il faut un grand front unique de toute la gauche, de tous les syndicats, de tout le salariat dont les intérêts sont commun.

2010 est une année décisive. L’échéance a été fixée à l’automne. Mais chaque jour compte pour convaincre de ne pas céder: « 60 ans à taux plein »!

Retraites, rien n’est joué ! Grève et manifestations jeudi 24 juin 2010

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5 commentaires

  1. Retraites : débat du collectif 09/06/2010 06:38

    Placés sous la même bannière du collectif des retraites de l’Indre, FSU, Verts, NPA de Châteauroux, PCF, PS, Parti de Gauche et ADECR, appellent à participer, demain jeudi, au débat citoyen programmé salle Roger-Dion, à Châteauroux. Un seul et unique thème : la lutte pour la défense et l’amélioration des retraites. « Alors que les lois Balladur de 1993 et Fillon de 2003 ont abouti à une baisse des retraites d’environ 20 %, le gouvernement prépare une nouvelle régression », souligne le communiqué commun.

    « Des solutions autres que celles qui consistent à toujours faire payer le peuple au profit du libéralisme et de la logique financière, existent pourtant. Cela implique l’abrogation des lois Balladur et Fillon. Nous exigeons aussi un référendum citoyen sur la question des retraites, préalable à toute décision. »
    Pour le collectif des retraites de l’Indre, il faut maintenir « l’âge du départ à 60 ans avec 75 % du meilleur salaire, d’un montant au moins égal au Smic. Il faut aussi réorienter les gains de productivité vers les emplois et les salaires, et non vers le capital et les actionnaires ».
    Débat citoyen du collectif des retraites de l’Indre, jeudi 10 juin, 18 h 30, salle Roger-Dion, centre culturel de Châteauroux.

    http://www.lanouvellerepublique.fr/indre/ACTUALITE/Economie/Social/Retraites-debat-du-collectif

  2. Collectif Isérois « Urgence Retraites Justice Social » – Remue-Méninge

    http://picasaweb.google.fr/domrou/CollectifIseroisUrgenceRetraitesJusticeSocialRemueMeninge#

  3. SARKOZY-FILLON veulent faire payer la crise aux salariés et petits revenvu erenforce l’attaque contre le régime solidaire par répartitions des retraites.
    C’est inacceptable!

    Tous dans la rue! Un point c’est tout!
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    LA COMMUNICATION SARKO-FILLON:
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    Dans La Tribune du 12/06/2010

    Retraites : Fillon prépare les esprits à la fin du départ à 60 ans

    La réforme devrait être présentée le 15 juin. L’idée d’une taxe sur les revenus supérieurs à 11.000 euros mensuels serait abandonnée. Pour mettre à contribution les hauts revenus, le gouvernement songerait notamment à une tranche d’impôt sur le revenu supplémentaire. Le Premier ministre annonce par ailleurs que l’Etat va réduire ses dépenses de 45 milliards d’euros d’ici 2013.
    http://www.latribune.fr/vos-finances/retraite/reglementation/20100612trib000519207/retraites-fillon-prepare-les-esprits-a-la-fin-du-depart-a-60-ans.html
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    Les Echos du 14/06/2010

    Dépense publique : Fillon veut économiser 45 milliards d’ici à 2013

    Le Premier ministre a insisté samedi sur l’effort français pour réduire les déficits. Afin de rassurer les marchés et de convaincre aussi que l’heure est aux mesures drastiques, à quelques jours de la divulgation du projet de réforme des retraites.

    http://www.lesechos.fr/info/france/020601427717-depense-publique-fillon-veut-economiser-45-milliards-d-ici-a-2013.htm
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  4. Nicolas Sarkozy et la CFDT : l’occasion manquée

    Le Monde

    Mauvaise nouvelle pour l’Elysée: le 47e congrès de la CFDT, qui s’est achevé vendredi 11 juin à Tours, a conforté François Chérèque dans son poste de secrétaire général, mais surtout dans son opposition à la réforme des retraites. La centrale réformiste, qui commence juste à se relever du séisme de 2003, quand sa caution à la réforme Fillon lui avait fait perdre plus de 80 000 adhérents, ne rejouera pas le même scénario.

    La partie s’annonçait délicate pour M. Chérèque. Alors que flotte dans l’air un parfum de radicalité, même s’il ne se traduit pas aujourd’hui par une forte combativité sociale, il lui fallait montrer qu’il tenait le cap du réformisme sans céder aux sirènes du gouvernement – qui jusqu’au bout ne désespérait pas de le rallier à sa réforme. En distillant ses annonces, en jouant habilement du calendrier, M. Sarkozy espérait ouvrir une brèche dans le front du refus syndical. Peine perdue.

    Fort d’un quitus d’une ampleur inédite sur l’activité de la CFDT depuis 2006, 86,8 %, M. Chérèque a gagné son congrès le 10 juin. Jeudi, les militants cédétistes ont rejeté un amendement qui refusait un nouvel allongement de la durée de cotisations. Comme en 2003, ils ont confirmé qu’ils n’étaient pas opposés à cette perspective. Mais c’est un « oui si ». Cette voie n’est « acceptable » qu’à « la condition d’un partage des gains d’espérance de vie et d’une possibilité de choix renforcée ».

    Le réformisme de M. Chérèque est indexé sur une culture du résultat. Alors qu’ils souffrent d’une faiblesse persistante et d’une incapacité à se faire entendre, les syndicats ont encore plus besoin d’obtenir des avancées. La réforme de la représentativité syndicale leur impose désormais de mesurer leur légitimité à partir de leur audience électorale. Le syndicalisme doit faire ses preuves.

    La CFDT aurait donc pu se laisser séduire par une réforme des retraites. Mais le chef de l’Etat, qui s’était engagé en 2007 à ne pas revenir sur l’âge légal de départ à 60 ans, n’a pas rendu possible un accord. En s’arc-boutant sur la mise à bas des 60 ans, sans donner des gages sur la prise en compte de la pénibilité – et les écarts d’espérance de vie qu’elle génère – et les carrières longues, il a cimenté l’unité syndicale. Et il a fermé la porte à la CFDT, amenant M. Chérèque à dire qu’il n’était pas dans « une posture de négociation de contreparties à une réforme que nous combattons ».

    L’autre erreur porte sur la méthode. En menant une concertation – et non une négociation comme en 2003 – au pas de charge, en deux mois, sans la préparer en amont, sans la moindre pédagogie, M. Sarkozy a donné le sentiment de privilégier une réforme comptable quand on aurait pu attendre une réforme de société.

    Conforté par son congrès et par une résolution votée à 76,9 %, M. Chérèque a jugé que le gouvernement « maltraite la démocratie quand il agit à la hussarde ». Il y a là une occasion manquée. Avec leur action du 24 juin, les syndicats n’arrêteront sans doute pas le char de la réforme. Mais, au-delà de leur opposition, M. Sarkozy s’est privé de recueillir un large consensus de l’opinion.
    Le Monde
    Article paru dans l’édition du 13.06.10

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/12/nicolas-sarkozy-et-la-cfdt-l-occasion-manquee_1371711_3232.html

  5. Recul de l’âge de la retraite: «on ne laissera pas faire cette injustice», prévient Aubry

    La numéro un du PS, Martine Aubry, a qualifié dimanche de «totalement injuste» l’intention du Premier ministre François Fillon de retarder l’âge de départ à la retraite.

    «C’est totalement injuste», a dit Martine Aubry lors de l’émission C politique sur France 5, à quelques jours de la présentation du plan gouvernemental pour les retraites.

    «Que M. Fillon le veuille ou non, cette injustice, on ne la laissera pas faire», a-t-elle prévenu, ayant du mal à cacher sa colère. Elle a réaffirmé que si la gauche revenait au pouvoir, elle supprimera cette décision.

    «En nous proposant de passer à 63 ans, Nicolas Sarkozy essaie de faire deux coups, a-t-elle dit. Il essaie de faire croire à son électorat qu’il est courageux et qu’il prend une mesure forte, alors que cette mesure est injuste et qu’elle ne règle pas le problème des retraites. Et il fait la même chose vis-à-vis de Bruxelles.»

    Martine Aubry a par ailleurs souligné n’avoir pas cru au projet d’un prélèvement exceptionnel sur les hauts revenus, mesure qui serait écartée après avoir été envisagée. «Quand on nous a dit qu’on allait toucher le capital il y a un mois, j’ai dit: attendons de savoir.»

    Comme on lui demandait si elle-même se situe dans les hauts revenus, elle a répondu: «certainement, oui», ajoutant «cela me paraît normal (de cotiser plus), c’est juste».

    http://www.liberation.fr/politiques/0101641185-recul-de-l-age-de-la-retraite-on-ne-laissera-pas-faire-cette-injustice-previent-aubry


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