Grenoble Rassemblement de solidarité au peuple grec

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Image via Wikipedia

Jeudi 6 mai 18h00 :

Devant la Société Générale

Place Victor Hugo

Grenoble

Rassemblement de solidarité au peuple grec

en lutte contre le méga plan d’austérité que veulent lui imposer les banques, le  FMI, l’Union Européenne et les gouvernements qui la composent, notamment le gouvernement français.

C’est aux banques, c’est aux capitalistes de payer leur crise et leurs dettes

et non aux peuples !

L’appel commun vous parviendra dès qu’il sera finalisé.

Faites d’ores et déjà circuler largement l’information autour de vous et sur vos réseaux

Saluts militants,

PCOF 38

pcof.38@laposte.net 2010-05-05
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Ci-joint une déclaration de plusieurs organisations syndicales d’Europe, à propos de la Grèce. ———————————————————————————————————————————

Confederacion General del Trabajo CGT (Etat espagnol)

Confederacion Intersindical (Etat espagnol)

Ezker Sindikalaren Konbergentzia ESK (Pays Basque)

Confederazione Unitaria di Base CUB (Italie)

Sindacato Dei Lavoratori intercategoriale SDL e RDB (Italie)

Unione Sindicale Italiana USI (Italie)

Transnationals Information Exchange TIE (Allemagne)

Confédération Nationale du Travail (France)

Union syndicale Solidaires (France)

Nous sommes tous des travailleurs/ses grecs

Depuis des semaines, sous la pression de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International, le gouvernement grec s’attaque aux travailleurs/ses de ce pays.

Le niveau d’endettement du pays (12,7%) est mis en avant pour tenter de justifier des reculs sociaux … injustifiables. D’ailleurs, les taux de pays comme la Grande Bretagne, l’Espagne, le Japon, les Etats Unis sont aussi à plus de 10%.

Les travailleurs/ses de Grèce, à juste titre, refusent de payer la crise du système capitaliste. Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise.

Les mesures annoncées sont inadmissibles : non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5 dans la Fonction publique, hausse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 19 à 21 %, baisse de 10 % des dépenses d’assurance, gel des pensions de retraites, réduction de 15 % des salaires, âge légal de départ à la retraite porté à 67 ans, etc.

Les mêmes banques et les mêmes spéculateurs, qui hier ont été sauvés d’une faillite certaine grâce à l’aide des Etats, mettent la pression sur ceux-ci et sont autorisés à spéculer sur leurs dos. Les gouvernements ont sauvé les banques, sans contrepartie. Aujourd’hui ces mêmes banques viennent faire payer l’addition aux peuples. La Grèce est attaquée, le Portugal est dans la ligne de mire, l’Espagne et l’Irlande sont menacées.

En Grèce, plusieurs grèves et manifestations massives ont déjà eu lieu. Le 24 février une grève générale a paralysé le pays. Nos syndicats affirment leur soutien au peuple grec, notamment à la grève générale du 5 mai.

Pour sauver leur système capitaliste, les patrons et les actionnaires sont organisés internationalement : le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la famine d’une partie de la planète, … Nous entendons avancer dans la mise en place d’un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme, le libéralisme.

Partout, développons et coordonnons les luttes sociales, et construisons la résistance commune au niveau européen ! Face à la crise du système capitaliste, la grève générale est nécessaire. Nous voulons la construire !

En Grèce comme ailleurs, ce n’est pas au peuple de payer la crise du système capitaliste !
Christian Mahieux

Solidaires

collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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Déclaration sur la crise européenne

1. La crise économique globale continue. Des quantités énormes d’argent ont été injectées dans le système financier – 14 000 milliards de dollars pour les mesures de sauvetage aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la zone euro, 1 400 milliards de dollars en nouveaux prêts bancaires en Chine l’année dernière – autant d’efforts pour donner une nouvelle stabilité à l’économie mondiale. . Mais ces efforts seront ils suffisants pour produire un rétablissement durable, la question reste ouverte. La croissance reste très molle dans les économies avancées, tandis que le chômage continue d’augmenter. Il y a des craintes qu’une nouvelle bulle financière, centrée cette fois ci sur la Chine, soit en train de se développer. Le caractère prolongé de la crise – qui est la plus grave depuis la Grande Dépression – est symptomatique du fait qu’elle trouve ses racines dans la nature même du capitalisme en tant que système.

2. Après une vague sévère de suppressions d’emplois, en Europe le centre de la crise est maintenant sur le secteur public et sur le système de protection sociale. Les mêmes marchés financiers qui ont été sauvés grâce aux plans de sauvetage sont à présent sur le pied de guerre contre l’augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée. Ils demandent des réductions massives dans les dépenses publiques. C’est là une tentative ayant un caractère de classe pour faire payer les coûts de la crise non à ceux qui l’ont déclenchée – avant tout, les banques – mais aux travailleurs- es – non seulement à ceux qui sont employés dans le secteur public, mais aussi à tous les usagers des services publics. Les exigences d’austérité et de « réforme » du secteur public montrent de la manière la plus claire que le néolibéralisme, discrédité sur le plan intellectuel par la crise, continue néanmoins de dominer la prise de décision politique.

3. La Grèce est actuellement au cœur de la tempête. Comme plusieurs autres économies européennes, elle est particulièrement vulnérable, en partie du fait d’une accumulation de dette durant la phase d’expansion, en partie parce qu’elles a du mal à rivaliser avec l’Allemagne, le géant de la zone Euro. Sous la pression des marchés financiers, de la Commission Européenne et du gouvernement allemand, le gouvernement de Geórgios Papandréou s’est assis sur ses promesses électorales et a annoncé des coupes budgétaires qui équivalent à 4 % du produit national.

4. Heureusement, la Grèce possède une histoire riche en résistances sociales depuis les années 1970. A la suite de la révolte de la jeunesse, en décembre 2008, le mouvement ouvrier grec a répondu au paquet de coupes budgétaires gouvernementales avec une vague de grèves et de manifestations.
Nous saluons aussi l’exemple du référendum en Islande dans lequel le peuple a rejeté le principe du remboursement de la dette imposé par les banques.

5. Les travailleurs grecs ont besoin de la solidarité des révolutionnaires, des syndicalistes et des anticapitalistes de tous les pays.  La Grèce n’est que le premier pays européen à se retrouver visé par les marchés financiers, mais la liste de leurs objectifs potentiels en comprend beaucoup d’autres, en premier lieu l’Etat espagnol et le Portugal.

6. Nous avons besoin d’un programme de mesures qui puissent sortir l’économie de la crise sur la base de la priorité donnée aux besoins sociaux plutôt qu’aux profits et qui impose un contrôle démocratique sur le marché. Nous devons nous battre pour une réponse anticapitaliste : nos vies, notre santé, nos emplois valent plus que leurs profits.

·      Toutes les coupes dans les budgets publics domestiques doivent être arrêtées ou inversées : arrêt des « réformes » des systèmes de retraite ; la santé et l’éducation ne sont pas à vendre ;

·      Un droit garanti à l’emploi et un programme d’investissement public dans des emplois verts : transports publics, industries des énergies renouvelables et adaptation des bâtiments privés et publics pour réduire les émissions de dioxyde de carbone ;

·      Pour un système bancaire et financier public unifié sous le contrôle populaire !

·      Les immigrants et les réfugiés ne doivent pas être les bouc-émissaires de la crise : des papiers pour tous !

·      Non aux dépenses militaires : retrait des troupes occidentales d’Irak et d’Afghanistan, réductions massives des dépenses militaires, et dissolution de l’OTAN.

7. Nous décidons d’organiser des activités de solidarité dans toute l’Europe contre les réductions des budgets sociaux et les attaques capitalistes. Une victoire des travailleurs grecs renforcera la résistance sociale dans tous les pays.

Grèce : Aristeri Anasynthes, Aristeri Antikapitalistiki Syspirosi, Organosi Kommuniston Diethniston Elladas-Spartakos, Sosialistiko Ergatiko Komma, Synaspismos Rizospastikis Aristeras ;

Portugal : Bloco de Esquerda ;

Allemagne : internationale sozialistische linke, marx21, Revolutionär Sozialistischen Bund ;

Autriche : Linkswende ;

Belgique : Ligue Communiste Révolutionnaire – Socialistische arbeiderspartij ;

Croatie : Radnička borba ;

Chypre : Ergatiki Dimokratia ;

État Espagnol : En lucha/En lluita, Izquierda Anticapitalista, Partido Obrero Revolucionario ;

France : Nouveau Parti Anticapitaliste ;

Grande-Bretagne : Socialist Resistance, Socialist Workers Party ;

Italie : Sinistra Critica ;

Irlande : People Before Profit Alliance, Socialist Workers Party ;

Pays-Bas : Internationale Socialisten, Socialistische Arbeiderspartij ;

Pologne : Polska Partia Pracy, Pracownicza Demokracja ;

Russie : Vpered ;

Serbie : marks21 ;

Suisse : Gauche anticapitaliste, Mouvement pour le socialisme /Bewegung für Sozialismus, solidaritéS ;

Turquie : Devrimci Sosyalist İşçi Partisi, Özgürlük ve Dayanışma Partisi.

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Un commentaire

  1. Aujourd’hui la Grèce…
    Demain l’Espagne, le Portugal, l’Italie…
    Nous sommes tous concernés !

    es banques ont spéculé sur la dette grecque. L’Union Européenne a autorisé cette spéculation… Et aujourd’hui, les différents gouvernements qui la composent veulent faire payer le peuple grec.
    110 milliards sont prêtés au gouvernement grec à des taux exorbitants. (C’est ainsi que notre ministre Lagarde a pu annoncer que l’Etat français allait « gagner » 150 millions d’euros sur le dos du peuple grec !)
    En contrepartie, ces usuriers qui agissent conjointement avec le FMI, grand spécialiste des « Plans d’ajustement structurel » qui ont étranglé les peuples d’Afrique, voudraient que le peuple grec renonce à tous ses acquis sociaux conquis de haute lutte et accepte un plan de méga austérité :
    Baisse des salaires et des retraites dans la fonction publique équivalant à une amputation de 2 mois.
    Passage à 23% de la TVA et augmentation de 10 % des taxes sur de nombreux produits comme les carburants…
    Coupes sombres dans les budgets publics de la santé, de l’éducation et privatisations accélérées des services de transports, d’énergie….
    Flexibilisation du marché du travail pour faciliter les licenciements.
    Réforme des retraites (allongement de la durée de cotisation, recul de l’âge de départ à la retraite calculée sur la base du salaire moyen de la totalité des années travaillées et non sur la base du dernier salaire…)…

    Le peuple grec se bat… Ensemble, faisons front !
    Le gouvernement socialiste de G. Papandréou s’exécute, mais le peuple grec, lui, dit NON et, depuis 3 mois descend dans la rue. Le 5 mai est une nouvelle journée de grève totale.
    Nous affirmons notre solidarité avec le peuple grec et son combat contre l’ordre libéral destructeur auquel sont confrontés tous les peuples d’Europe.
    Avec lui, nous exigeons l’annulation du plan de méga austérité !
    Avec lui, nous refusons que les peuples soient la proie des marchés financiers !
    Avec lui, nous revendiquons l’annulation des dettes qu’on lui demande de rembourser !
    Par les combats que nous menons ici – et que nous devons développer de façon toujours plus unitaire -, combats contre la réforme des retraites, les privatisations de l’ensemble des services publics imposés par Sarkozy et son gouvernement, combats contre les licenciements, nous participons aussi à la solidarité avec la lutte du peuple grec.
    C’est aux banques, c’est aux capitalistes de payer leur crise et leurs dettes et non aux peuples !
    Une victoire des travailleurs grecs renforcera la résistance sociale dans tous les pays.

    Rassemblement de solidarité avec le peuple grec
    Jeudi 6 mai à18h00 à Grenoble,
    Place Victor Hugo, devant la Société Générale

    Premiers signataires : Les Alternatifs, ATTAC, Centre d’Information Inter Peuples, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, FASE, Gauche Unitaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de Gauche, Pour une Alternative à Gauche 38


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