Philips Dreux ferme ses portes, un sentiment de gâchis:Syndicats jaunes, préjudice énorme pour les travailleurs.

Philips Dreux ferme ses portes, un sentiment de gâchis.

Syndicats jaunes, préjudice énorme pour les travailleurs.

Le 15 avril 2010 , Philips a définitivement fermé son dernier site industriel de télévision en Europe de l’Ouest. Encore une usine qui ferme dans la région et dans l’hexagone dans l’inégalité et sans aucune impunité.  Les membres du syndicat CGT du site, continuent à  marteler que le groupe Philips n’a jamais justifié le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE).

Syndicats jaunes, préjudice énorme pour les travailleurs.

En donnant un avis à la fermeture du site de DREUX, les organisations syndicales FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC ont trahi la classe ouvrière et le travail de longs années du syndicat CGT du site. Celles ci se sont positionnées, malgré la victoire des travailleurs en lutte qui avaient obtenu du TGI de Chartres la réouverture du site de Philips et du maintien de la production.

Un gâchis d’une bureaucratie syndicale qui  doit-être condamné, car, les syndicalistes jaunes de Philips ont accepté d’accompagner les licenciements et de mettre  212 salariés à la rue, pire, ils ont aussi accepté qu ‘aucun recours ne soit possible.

FermeturePhilips3Philips n’a jamais  justifié son argumentaire économique pour fermer le site de Dreux.

En l’absence de données prévisionnelles, les membres du syndicat CGT Philips ne pouvaient pas se permettre de se prononcer sur ces éventuelles menaces. Aucune démonstration des difficultés économiques à venir (sauvegarde de compétitivité) n’a été effectuée. Compte tenu des échanges du cabinet d’expert avec la direction de Philips France, il apparaît quasi-certain que la direction et le groupe n’étaient pas en mesure de prouver la menace sur la compétitivité… les éléments n’existant pas.

Le syndicat CGT Philips EGP Dreux, a constaté que malgré les demandes multiples du cabinet SYNCEA pour établir son rapport complémentaire et malgré les questions réitérées du 29 mars 2010, la CGT n’était pas en mesure de poursuivre la procédure d’information/consultation relative au projet de restructuration et de PSE en raison de l’incapacité de la Direction Générale de PHILIPS de fournir et justifier des raisons économiques d’un tel projet dans le périmètre pertinent, c’est à dire le secteur d’activité  tel que défini sur le plan juridique.

Philips conclut cette parodie de consultation par un chantage inacceptable afin d’arracher un avis sur le livre II contre l’application de résultat des négociations sur le livre I.

Le syndicat CGT Philips, a  attiré l’attention sur cette forme de procédure qui entrave le droit syndical. En actant , la phrase suivante sur le livre1  : « il est précisé que les propositions du 16 mars 2010, intégrées dans le présent document sont liées à l’aboutissement de la procédure de licenciement et à l’envoi des lettres individuelles de notification le 16 avril 2010 », celle-ci entrave l’intégrité des élus afin de leur extorquer un avis. La  « belle  honnêteté » du groupe Philips, qui utilise le chantage pour supprimer les 20.000 euros contre l’aboutissement d’une procédure de licenciement est une honte.

Notre déontologie syndicale s’en trouve bafouée car en appliquant ces pratiques déloyales Philips avec la complicité du syndicat FO du site s’est garanti qu’aucune action de contestation concernant le projet de la fermeture du site de Dreux dans un délai de 15 jours à partir du 29 mars 2010 (date de recueil des avis) ne sera engagée. la CGT du site et  les travailleurs estiment, avoir été entravé du droit à nous défendre .

Pour le  syndicat CGT de Philips Dreux , cette fermeture du site de Philips Dreux  laisse un goût amer  de colère d’une lutte inachevé face aux patronats. Un gâchis pour la classe ouvrière.
Il est certain que la CGT du site continuera la lutte face au système capitalisme, qui broie les travailleuses et travailleurs ainsi que leurs familles. Nos vies valent plus que leurs profits !!!!!!

Manu (CGT Philips Dreux) FermeturePhilips5

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L’usine Philips a fermé ce week-end. Une de plus, des dizaines d’ouvrières et ouvriers envoyé(e)s au chômage. Une lutte pourtant exemplaire, un combat radical et anticapitaliste du syndicat CGT, jusqu’à la tentative de « contrôle ouvrier » sur la production. Une des luttes les plus avancées de ces derniers mois, portant en germe la « remise d’équerre » de toute la société. Nous publions ci-dessous l’avis de décès de la lutte ouvrière à Philips.

L’usine a fermé, c’est l’apparence de l’échec et du gâchis, comme le ressentent les camarades.

Mais peut-il en être autrement quand on ne maîtrise pas les règles du jeu, quand on est soumis aux exigences de la mondialisation, quand on raisonne compétitivité, guerre économique, productivité et profits [ce que font patrons, ministres et syndicats jaunes réunis] ? Est-ce vraiment la question de « justifier un argumentaire économique » (comme le croient les camarades dans leur texte) qui ne pourra de toutes les façons l’être que selon les règles du capitalisme ?

Une bataille de perdue, une de plus pour notre camp, mais comme le disait Marx dans le Manifeste du Parti Communiste : « Parfois, les ouvriers triomphent; mais c’est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l’union grandissante des travailleurs ».

PhilipsContrôleL’expérience de camarades de Philips peut avoir deux futurs : être oubliée, comme les centaines de luttes avant eux, ou être assimilée, absorbée, théorisée par le mouvement ouvrier pour se l’approprier – et alors cette lutte vivra, à l’image de celle des sardinières de Dournenez, de celle des mineurs, de celle des Lip ou de la sidérurgie. Absorbée par le mouvement ouvrier, c’est à dire comprendre toute la richesse de la tentative de contrôle ouvrier, et aussi la limite définitive de l’expérience : la question du pouvoir d’Etat, de la maîtrise des rênes du pouvoir, des ministères.

La classe ouvrière doit prendre le pouvoir d’Etat, au sommet, car c’est là que cela se joue. Pour mettre à bas, avec les moyens en mains les règles du jeu du capital. Toute expérience locale est sans avenir, autogestion, SCOP, contrôle ouvrier ou autre, comme le disait Lénine « Sauf le pouvoir, tout est ilusion ! », car le capitalisme mondialisé impose sa loi dans tous les secteurs, tous les lieux, tous les domaines…

Nous voulons faire vivre l’expérience des camarades de la CGT de Philips EGP Dreux, car même minoritaire, même par l’échec, c’est un pas un avant pour le mouvement ouvrier… pour qui sait le lire, bien sûr !


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