TYCO ELECTRONICS TOUJOURS DANS LES MAUVAIS COUPS ….POUR LES SALARIES!

Publié le 07/01/2010 09:43 | Jean-Pierre François.

Montauban. Bouyer : la cessation de paiement effective demain

Economie. Ce vendredi l’actionnaire unique va déposer au tribunal de commerce un dossier de cessation de paiement et mise en redressement.

Le sort de l’entreprise montalbanaise Bouyer-Funkwerk a été scellé le premier jour de l’hiver, le lundi 21 décembre 2009 dans les locaux du siège social de Funkwerk à Kölleda en Allemagne. Où s’est tenu un conseil d’administration du Board de la société présidée par le PDG de la société allemande, le docteur Hans Grüdner (en l’absence du président de la société Bouyer Peter Engelhardt). Il y a été décidé de placer la société en cessation de paiement et de demander au tribunal de commerce de Montauban un redressement judiciaire avec peut-être la nomination d’un administrateur provisoire.

Lundi matin, dans les locaux de la route de Paris s’est tenue l’assemblée générale de l’actionnaire unique-Funkwerk- en présence du commissaire aux comptes du cabinet d’experts Deloitte de Bordeaux.

Mardi après-midi, un comité d’entreprise extraordinaire a été réuni pour justement avoir connaissance de la lettre du docteur Grüdner et d’entendre les raisons financières qui font que la firme allemande ne peut plus du tout assumer le financement du plan social.

Hier matin, une assemblée générale du personnel a été réunie pour aussi prendre connaissance de ce courrier. La suite des événements devrait avoir pour cadre demain le tribunal de commerce avec l’officialisation de la cessation de paiement et la demande de mise en redressement judiciaire. Ensuite on verra si la procédure passera par la nomination d’un administrateur judiciaire ou le lancement enfin effectif du plan social d’entreprise. Le hic c’est qu’en l’état la restructuration reviendrait à la charge de la collectivité.

Qui va payer ?

Les 125 salariés, contre 134 il y a deux ans (l’effectif actuel est en diminution pour cause de retraites ou démissions), sont sous le choc. On leur dit que financièrement les caisses sont vides, mais la société doit honorer au moins 1,8 million d’€ de commandes surtout dans le ferroviaire. Le faible endettement du groupe fort de 1 500 salariés dans l’ensemble de ses usines ne peut pas précipiter aussi rapidement les choses. Il y a peu, en effet, on annonçait même pour l’unité montalbanaise un retour à l’équilibre en 2010 et des bénéfices dès 2 011. Une décision lourde de sens mais qui aurait pu être anticipée dès 2008. Quand la cagnotte des 6 millions d’euros laissée par Tyco pouvait financer un plan social estimé autour de 4 millions pour le co employeur repreneur.

Note de l’auteur du billet: Ce journal (la Dépêche du midi), regrette que l’argent de Tyco n’ait servi à licencier des travailleurs!

Avec tous les charognares de « plan sociaux », 6 millions d’Euros c’est même pas le montant d’un cabinet comme ALTEDIA!

Pour les 520 licenciements de Tyco Electronics France (la fermeture de deux usines; Val de Reuil dans l’Eure et Chapareillan dans l’Isère, la fermeture de son site de Saint-Christophe dans le Val d’Oise, et la restructuration de son siège social à Pontoise), le groupe ALTEDIA (du groupe mondial d’ intérim ADECCO), va prendre pas moins de 33 millions d’Euros!

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