Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.

Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.

Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.

Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n’est pas au peuple de payer la crise !

Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.

Tous ensemble, Solidarité !

Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy

Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)

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La grève se propage à la

Réunion

Un collectif a appelé à la grève générale sur l’île le 5 mars prochain. Il revendique notamment une hausse des salaires.

Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion a appelé jeudi à une journée de grève générale et de manifestation le 5 mars. Le Collectif a arrêté une liste de quatre «mesures immédiates» pour lesquelles il compte «mobiliser la population», notamment une hausse de 200 euros nets des salaires, a indiqué à l’AFP l’un de ses porte-parole.

Collectif de 25 organisations

Composé de 25 organisations (contre 13 lors de sa constitution mardi), le Collectif rassemble les principaux syndicats de l’île (CGTR, CFDT,CFTC, FO, FSU, UNSA), les partis de gauche (PCR, PS, NPA, LO, Parti de gauche) ainsi que des associations (dont ATTAC et Agir contre le chômage).

Sa première revendication porte sur «une augmentation de 200 euros nets sur les salaires, les minimas sociaux, les retraites et les bourses étudiantes». Il réclame également une «baisse de 20% des produits de consommation courante», un «gel des loyers sociaux» et, enfin, une «baisse de 5 euros sur la bouteille de gaz».

Créer un rapport de force avec le gouvernement

Avec 750.000 habitants, la Réunion est le plus peuplé des quatre départements d’outre-mer. «Dans un premier temps, notre préoccupation sera de mobiliser la population sur ces revendications» a déclaré un porte-parole du Collectif, Eric Sorret, qui a qualifié de «véritable succès» la constitution de cette plate-forme. «Ce qui nous fédère c’est notre opposition à la politique actuelle du gouvernement. Nous allons créer un rapport de forces» a-t-il ajouté.

Le collectif va se réunir à nouveau dimanche pour «arrêter d’autres revendications sur les questions de l’emploi, du logement, des services publics et de l’agriculture» a-t-il dit. Il compte demander «rapidement» une audience au préfet et va rencontrer les parlementaires insulaires pour tenter de faire modifier le contenu du projet de loi-programme du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo.

Jégo inflexible

L’annonce du collectif réunionnais intervient alors que la Guadeloupe et la Martinique connaissent une grève générale contre « la vie chère » qui paralyse l’activité de ces deux îles. De son côté, Yves Jégo reste fidèle à sa ligne. Jeudi, il a exclu l’organisation d’un «Grenelle de l’Outre-mer». «On peut aligner des millions et des milliards et les gens ne voient pas leur vie changer [!!!!!!!Jacques]. Je crois qu’il faut apporter des réponses beaucoup plus pragmatiques», a-t-il expliqué. Pas sûr que cela ne suffise à calmer les inquiétudes.

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Un commentaire

  1. C’est bien
    des  » patrons békés  » – c’est à dire descendants des colonisateurs des
    Antilles qui firent jadis régner l’esclavage – dont parlait Elie Domota
    et non de personnes qualifiées en fonction de leur couleur de peau.

    ————————————————————————————-
    Ceux qui défendent les droits collectifs sont souvent attaqués. Ici c’est le gouvernement français qui donne le feu vert à la chasse à ceux qui luttent pour être reconnues. Le patronnat se félicite!
    C’est qui les RACISTES!
    ————————————————————————————-
    Ci-dessous communiqué du MRAP du mardi 10 mars 2009:
    Pour vous inscrire à la liste de diffusion:
    communiques-request@lists.mrap.fr

    Elie Domota :
    Un passé qui ne passe toujours pas à ne pas confondre avec de  »
    l’incitation à la haine raciale  »

    Le Parquet de Pointe à Pitre a annoncé, samedi dernier, l’ouverture
    d’une enquête judiciaire à l’encontre de Elie Domota, porte parole du
    LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) pour  » incitation à la haine raciale « .

    Le MRAP s’étonne d’une telle démarche alors qu’elle ne s’applique pas
    aux policiers ayant proféré des injures racistes à l’encontre des
    manifestants.

    Elie Domota avait en effet déclaré, jeudi 5 mars, sur  » Télé Guadeloupe
     » à propos des patrons refusant d’appliquer aux bas salaires la hausse
    de 200 euros prévue aux accords signés par le gouvernement français:
    « soit ils appliquent l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. Nous
    ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage ». C’est bien
    des  » patrons békés  » – c’est à dire descendants des colonisateurs des
    Antilles qui firent jadis régner l’esclavage – dont parlait Elie Domota
    et non de personnes qualifiées en fonction de leur couleur de peau.

    Pour le MRAP ces propos ne relèvent donc pas de  » l’incitation à la
    haine raciale  » mais de la dénonciation d’une politique sociale aux
    relents colonialistes contre laquelle le peuple guadeloupéen s’est
    dressé depuis des semaines.

    L’annonce de l’ouverture d’une enquête judiciaire à l’encontre de Elie
    Domota et la publicité qui en a été faite constituent une provocation à
    l’encontre du mouvement social tout entier qui s’est déroulé dans la
    dignité. Le MRAP l’a soutenu dès ses débuts et considère, avec Lilian
    Thuran que si  » les békés sont montrés du doigt « , c’est bien en tant
    que ceux  » qui détiennent le pouvoir financier alors que la population
    vit dans la misère  » et que  » la spécificité antillaise est liée à
    l’histoire : les békés sont les descendants d’esclavagistes, leur
    fortune vient de l’esclavage « .

    Cette vérité historique est sans doute difficile à entendre, mais le
    rappeler ne saurait être considéré comme une  » incitation à la haine
    raciale  » mais comme un inéluctable devoir de mémoire auquel le MRAP est
    attaché.

    Paris le 10 mars 2009


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