LETTRE OUVERTE ET SANS LANGUE DE BOIS ADRESSEE A MrCLABE, PRESIDENT DU COMITE CENTRAL D’ENTREPRISE TYCO ELECTRONICS FRANCE SAS, PRESIDENT DE LA HOLDIN

faisant suite à son courriel (voir ci-dessous) du Tuesday 23 December 2008 12:12:48 au DS Cgt TEF SAS Usine de Chapareillan

Monsieur le président,



je, nous, vous, ils vous font une lettre…. que vous lirez peut être.. si vous avez le temps…



nous vous précisons, faisons remarquer que y compris les membres non élus du CCE doivent avoir le même niveau d’information que ses membres élus.



  • Nous remarquons que vous n’employez plus le mot DILATOIRE, mais

OUVERTURE!

Bientôt ce sera celui de COLLABORATION !;

collaboration évidemment pour vous aider à nous licencier, sans vagues, sans que l’on essaye de lever le petit doigt. Car aujourd’hui, en france 520 salariés « au tapis » cela n’émeut plus (presque) personnes.



Compteriez vous sur cette « indifférence générale », sur cette banalisation du chômage, entretenu par notre gouvernement pour finir le plus rapidement et tranquillement possible votre base besogne? Ainsi vous pourriez rebondir, sur d’autres fermetures d’usines, de licenciements etc… Dans votre métier de « liquidateur », en ce moment il n’y a pas de chômage! Pas de trève pour les prédateurs.



Comme l’a déclaré notre secrétaire général de LA CGT, Mr Bernard Thibault: « Il y a eu une intervention pour aider les banques, une deuxième pour les entreprises, l’addition au total s’élève à 400 milliards d’Euros de prêts ou de garanties de l’Etat. Mais aujourd’hui, le plan de soutien aux salariés, c’est zéro ».

De plus, pendant que les équipementiers délocalisent main dans la main avec les constructeurs, le gouvernement français va intervenir pour soutenir les constructeurs: combien cela va-t-il en encore coûter aux citoyens français?!!



  • Alors oui, La CGT vous mettra tous les bâtons possibles et imaginables dans les roues avec l’appui des lois françaises: lorsque celles-ci sont justes pour les intérêts collectifs des salariés.

  • Pour un dialogue constructif, dans un esprit d’ouverture Mr TOM LYNCH doit écouter les salariés comme nous lui demandons, ré-étudier lui-même ce plan inique qui a fait son temps, sans aucune justification économique et qui plus est peut mettre le groupe dans pour les actionnaires qui en seront pour leur frais!

C’est se serait le dialogue!



  • Il est temps que les grands groupes, les entreprises acceptent de reconnaîtrent leurs obligations sociales et citoyennes:

nous ne supportons plus plus vos manières de faire venues du FAR-WEST: la raison du plus fort qui est toujours la meilleure, car imposée par la force, mais qui n’est jamais la plus juste

  • TYCO Electronics après avoir (liste non exhaustive):



  • Pillé tous nos brevets(AMP, PRONER-COMATEL),

  • Viré, à l’absorption de Proner-Comatel en un an et par transactions individuelles et énormément couteuses(surtout pour les cadres) plus de 100 personnes à l’usine de Chapareillan,

  • Délocalisé en Tunisie tout l’assemblage manuel de Chapareillan,

  • Réduit les effectifs de l’entreprise, laissant partir beaucoup de savoir faire,

  • Nous avoir fait payer des prestations pour tout le groupe,

  • Systématiquement écarté la fabrication dans nos usines, des produits nouveaux conçus et mis au point par nos équipes françaises,

  • Délocalisé le projet TH à Ootkamp en Belgique,

  • Sous investit de manière chronique et délibéré dans l’outil de production,

  • Fait rembourser pour le groupe, plus qu’aucune autre filiales TYCO, le prix de la dette contracter par TYCO MONDE à cause de ses dirigeants voyous,

  • Liquidé le traitement de surface de Pontoise et viré plus de 50 salariés

  • Déprécié outrageusement les stocks en 2005 et 2005,

  • Augmenter sans cesse les cadences,

  • Maintenu des salaires au plus bas,

  • Décuplé la productivité des salariés,

    Pressé le citron jusqu’au bout etc…etc..

  • Et maintenant ce serait « Prend l’oseille et tires toi » sans que nous nous défendions !

C’est cela qui vous fait dire, tranquillement assis dans votre fauteuil, : « vous vous opposez systématiquement à toute initiative de dialogue »;

parce que pour vous le DIALOGUE c’est quoi?

  • Il faut que TYCO nous écoute, quand on a quelque chose à lui dire! Que son hold-up sur l’argent que les salariés ont gagné, sur nos emplois, sur nos usines n’est pas fondé; que comme les slogans le répètent:

  • NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE! NOUS LÂCHERONS PAS L’AFFAIRE!



Avez-vos entendu les slogans dans les manifestations des salariés de TYCO?

TYCO PATRON VOYOU!

  • Parlons ensemble OUVERTURE;

OUVERTURE pour qui?



Quand TYCO veut licencier 520 salariés, l’ouverture c’est celle de la porte…de sortie.



  • Parlons ensemble OBSTRUCTION;

OBSTRUCTION pour qui?

Aucune obstruction de la part du DS Cgt TEF SAS Usine de Chapareillan
; si pour vous, de vous dire que pour la Cgt TEF SAS c’est nos emplois, nos usines est de l’obstruction vous n’allez pas tardez de traiter la Cgt de TRERRORISTE! NON!



  • Vous dites également que: « vous avez à coeur de …… »;

dans cette affaire plusieurs personnes et non des moindres vous ont qualifié « d’homme cynique »; Les adjectifs qualificatifs ne manquent pas!

Ce que nous savons: c’est bien que vous avez à coeur de faire votre « beau

travail » de liquidateur d’entreprise et de salariés, dans états d’âme: celà vous empêche-t-il de dormir le soir?

Vous nous direz qu’ ici ce n’est pas le propos.



  • Et bien, permettez nous de vous dire, si vous avez à coeur de…, et espérons que cela ne déclenche pas chez vous un antysyndicalisme primaire contre cette foutue CGT de…(nous vous entendons parfois, dans nos rêves…) que parmi les 520 salariés que vous souhaitez liquidés, certains ne dorment plus et maintenant prennent des anti-dépresseurs, ont le sentiment que TYCO les lâches comme des bêtes, ont des envies d’en finir…



  • OUI, nous refusons catégoriquement de « discuter » maintenant des « mesures d’accompagnements sociales », notamment avec vous car vous n’êtes pas l’interlocuteur valable;



  • Pourquoi: ce n’est pas le moment



  • Pourquoi: parce que ce projet n’est qu’un projet et que nous avons pas l’appui nécessaire de l’expert comptable pour faire les remarques et poser les questions sur les « justifications économiques de TYCO ELECTRONICS de ce projet.



  • Pourquoi: Mr Jamet maire de Val de Reuil à écrit à Mr TOM LYCH, Mr GUSTIN directeur de cabinet au ministère de l’économe et des finances français (qui vous connaît d’ailleurs) va aussi envoyer un courrier à Mr TOM LYNCH: nous attendons les réponses de Mr TOM LYNCH avant toutes autres choses.



Alors de grâce ne faites pas la morale, aux nombreuse personnes blessés très profondément, à leur famille et leur proche, aux population…qui veulent défendre leur emploi.



Lorsque vous vous adressé à la CGT TEF SAS, aux délégués syndicaux c’est à l’ensemble des salariés que vous vous adressé.



  • Pour notre lutte sur le maintien de nos emplois, nos usines nous sommes soutenus par le Maire de Chapareillan, le maire de Val de Reuil, la sénatrice de l’Isère, les mairies de la Vallée du Grésivaudan, les populations concernés, les salariés des entreprises qui ferment, licencient etc…



  • L’heure n’est donc pas à «négocier » combien il nous faut recevoir en préjudice des conséquences du projet de TYCO ELECTRONICS, car comme le souligne le délibéré du TGI de Pontoise, la procédure n’est qu’à son début, et que cette affaire, en l’état, n’est qu’un projet.



  • Ce projet que TYCO qualifie d’économique, pour nous anti-économique: pour sa part toute la CGT vise bien a le faire revoir par TYCO ELECTRONICS et son numéro 1 mondial Mr TOM LYNCH.

  • Notre combat, dans toutes les usines,

    pour que celles-ci ne ferment pas EST JUSTE.

  • LA DELOCALISATION ET LES LICENCIEMENTS DE TYCO ELECTRONICS et MOLEX NE SONT PAS JUSTE ! Le syndicat Cgt TEF SAS

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Courriel de Mr CLABE; On (l) Tuesday (mardi) 23 December (décembre) 2008 12:12:48 Clabe, Philippe wrote (écrit) :

Monsieur (le DS Cgt Tyco Usine de Chapareillan),

Je fais suite à votre e-mail du 22 décembre dernier auquel je souhaite

répondre sur plusieurs points.

Tout d’abord, il ne vous aura pas échappé que la détermination de l’ordre

du jour d’une réunion de comité central d’entreprise est de la

responsabilité conjointe du président de cette instance, à savoir moi même,

et du secrétaire du comité central d’entreprise, à savoir Madame Caussin.

Vous êtes membre non élu du comité central d’entreprise et je n’ai donc pas

à vous impliquer de moi même dans ce processus. Néanmoins si Madame Caussin

souhaite le faire, elle en a bien entendu la possibilité s’agissant là d’un

choix qui lui appartient.

En ce qui concerne maintenant la date des réunions du comité central

d’entreprise, il s’agit là d’une prérogative qui appartient uniquement au

président de cette instance. Bien entendu, j’ai toujours à cœur de prendre

en considération les problèmes que peuvent poser aux uns et aux autres le

choix d’une date de réunion plutôt qu’une autre et c’est d’ailleurs ce qui

explique que, à la demande expresse de Madame Caussin, j’ai reporté la

réunion sur la GPEC initialement prévue le 8 janvier au 15 janvier suivant.

Vous êtes donc particulièrement malvenu de venir me le reprocher

aujourd’hui, d’autant plus que le Tribunal de Grande Instance de Pontoise

et la Cour d’Appel de Versailles ont déjà jugé que la procédure sur le GPEC

et celle sur le PSE sont deux procédures autonomes qui n’interfèrent pas

l’une sur l’autre.

Dans ces conditions j’entends maintenir la réunion du 8 janvier étant

précisé que vos commentaires sur le fait que vous n’auriez pas le temps

suffisant pour travailler sur ce projet avec les autres représentants du

personnel sont tout à fait malvenus puisque, de façon tout à fait

contradictoire avec vos propos, vous vous opposez systématiquement à toute

initiative de dialogue constructif (voir notamment votre e-mail adressé à M

Vincent Jubert le 19 décembre où vous refusez la tenue de discussions sur

la gestion des conséquences sociales de ce projet).

Nous n’avançons pas à « marche forcée » comme vous l’indiquez (d’ailleurs

nous sommes déjà bien au delà de tous les délais de procédures prévus par

les textes) mais refusons de prêter le flanc à votre volonté d’obstruction

systématique de la procédure. Nous demeurons d’ailleurs ouvert, comme nous

en avons déjà fait la preuve et l’avons indiqué par écrit, à discuter de la

question de délais et de l’accompagnement social de ce projet dans le cadre

d’une négociation globale sur tous les aspects de celui-ci.

Sincères salutations

Philippe Clabé

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