A la Bastille, Mélenchon appelle au « printemps des peuples »…/… “Nous sommes le cri du peuple !”

SUR RUE89

A la Bastille, Mélenchon appelle au « printemps des peuples »

Ambiance de fête, envie de s’enthousiasmer, de rêver de gauche : place de la Bastille ce dimanche avec Mélenchon, des militants du Front de Gauche bien sûr, beaucoup d’électeurs qui voteront Hollande, d’autres qui ne savent pas. Ils sont venus « pour LE voir en vrai ».

Prudent, le Front de Gauche disait attendre 30 000 personnes ce dimanche à Paris pour l’appel à l’« insurrection civique » de Jean-Luc Mélenchon, le candidat « qui monte qui monte » dans les sondages (11% d’intentions de vote).

A 16 heures, ils annonçaient 120 000… Sur Twitter, des journalistes estimaient l’affluence à 50 000 personnes.

« Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples »

A 17h30, Jean-Luc Mélenchon en avait fini de son discours –- seulement 20 minutes, les mauvaises langues annonçaient un discours chavézien – alors que la foule, heureuse et détendue, n’était pas prête de quitter le quartier.

Les points forts de l’intervention :

  • Grèce, Espagne et Italie : « Salut fraternel et solidarité au peuple grec qui pâtit, aux Espagnols, aux Italiens, à ceux qui ont sur leur tête le poids de l’oppression venu de l’abjecte troïka ». « 50 ans après la fin des combats en Algérie, je déclare au nom du peuple ici rassemblé : oui, la guerre est finie et nous ne permettrons pas qu’elle recommence ici, nous sommes une même famille ».
  • « Nous sommes à la bonne date, le 18 mars, commencement de la glorieuse commune de Paris. » « Nous répondons à notre tour à l’appel de Jules Vallès : “Place au peuple, place à la commune ! ”. » « Nous ne disons rien d’autre aujourd’hui. » Des centaines de drapeaux rouges et tricolores s’agitent devant lui. « Comme l’a dit Jean Jaurès, la grande révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise. »
  • Euthanasie, droit du sol : Mélenchon égraine ses propositions. Sur la fin de vie, il annonce : « C’est nous qui mettrons dans la Constitution le droit de décider de sa propre fin et d’être assisté quand on le décide. » « En France, dorénavant, né sur la terre de France, Français ! Droit du sol intégral ! »
  • « Nous sommes le cri du peuple, des ouvrières et des ouvriers méprisés, humiliés et abandonnés, le cri du peuple, celui de la femme qui met un enfant au monde dans un camp de rétention. […] Celui de l’enfant qui n’a pas de toit et qui n’a pas d’instituteur lorsqu’il va à l’école. […] Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples. »
  • « Nous sommes coresponsables de l’écosystème dans lequel vivent tous les êtres humains. C’est pourquoi nous appliquerons notre devoir envers l’humanité universelle : s’astreindre dans la Constitution à éteindre la dette écologique. Plutôt que la règle d’or […], nous appliquerons la règle verte. »
  • « Vive l’humanité universelle, vive la France, vive la République, vive la sociale. » « L’Internationale » retentit, suivie de « La Marseillaise ».

 Mélenchon-nous les uns les autres »

A 9h30, les premières banderoles et drapeaux étaient déjà accrochés place de la Nation.

Les messages du jour : « Prenez le pouvoir » et « Vive la VIe République ! », car si ce rassemblement se voulait « joyeux », selon les mots même du parti, il était une sorte de premier test politique pour la gauche.

Les sandwiches aux rillettes du stand du PC et les merguez (halal ? ) aidant, d’autres pancartes ont fleuri :

  • « Que les riches vivent plus simplement pour que les pauvres puissent vivre » ;
  • « Avec l’UMP, ticket chic à 4 euros » ;
  • « En 2012 prenons du poids » (Osons le féminisme) ;
  • « Mélenchon-nous les uns les autres ».
Prise de la Bastille 18/03/2012 à 12h45

A la Bastille, Mélenchon appelle au « printemps des peuples »

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

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Place de la Bastille (@abrachet)

Ambiance de fête, envie de s’enthousiasmer, de rêver de gauche : place de la Bastille ce dimanche avec Mélenchon, des militants du Front de Gauche bien sûr, beaucoup d’électeurs qui voteront Hollande, d’autres qui ne savent pas. Ils sont venus « pour LE voir en vrai ».

Prudent, le Front de Gauche disait attendre 30 000 personnes ce dimanche à Paris pour l’appel à l’« insurrection civique » de Jean-Luc Mélenchon, le candidat « qui monte qui monte » dans les sondages (11% d’intentions de vote).

A 16 heures, ils annonçaient 120 000… Sur Twitter, des journalistes estimaient l’affluence à 50 000 personnes.

« Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples »

A 17h30, Jean-Luc Mélenchon en avait fini de son discours –- seulement 20 minutes, les mauvaises langues annonçaient un discours chavézien – alors que la foule, heureuse et détendue, n’était pas prête de quitter le quartier.

Les points forts de l’intervention :

  • Grèce, Espagne et Italie : « Salut fraternel et solidarité au peuple grec qui pâtit, aux Espagnols, aux Italiens, à ceux qui ont sur leur tête le poids de l’oppression venu de l’abjecte troïka ». « 50 ans après la fin des combats en Algérie, je déclare au nom du peuple ici rassemblé : oui, la guerre est finie et nous ne permettrons pas qu’elle recommence ici, nous sommes une même famille ».
  • « Nous sommes à la bonne date, le 18 mars, commencement de la glorieuse commune de Paris. » « Nous répondons à notre tour à l’appel de Jules Vallès : “Place au peuple, place à la commune ! ”. » « Nous ne disons rien d’autre aujourd’hui. » Des centaines de drapeaux rouges et tricolores s’agitent devant lui. « Comme l’a dit Jean Jaurès, la grande révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise. »
  • Euthanasie, droit du sol : Mélenchon égraine ses propositions. Sur la fin de vie, il annonce : « C’est nous qui mettrons dans la Constitution le droit de décider de sa propre fin et d’être assisté quand on le décide. » « En France, dorénavant, né sur la terre de France, Français ! Droit du sol intégral ! »
  • « Nous sommes le cri du peuple, des ouvrières et des ouvriers méprisés, humiliés et abandonnés, le cri du peuple, celui de la femme qui met un enfant au monde dans un camp de rétention. […] Celui de l’enfant qui n’a pas de toit et qui n’a pas d’instituteur lorsqu’il va à l’école. […] Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples. »
  • « Nous sommes coresponsables de l’écosystème dans lequel vivent tous les êtres humains. C’est pourquoi nous appliquerons notre devoir envers l’humanité universelle : s’astreindre dans la Constitution à éteindre la dette écologique. Plutôt que la règle d’or […], nous appliquerons la règle verte. »
  • « Vive l’humanité universelle, vive la France, vive la République, vive la sociale. » « L’Internationale » retentit, suivie de « La Marseillaise ».

« Mélenchon-nous les uns les autres »

A 9h30, les premières banderoles et drapeaux étaient déjà accrochés place de la Nation.

Les messages du jour : « Prenez le pouvoir » et « Vive la VIe République ! », car si ce rassemblement se voulait « joyeux », selon les mots même du parti, il était une sorte de premier test politique pour la gauche.

Les sandwiches aux rillettes du stand du PC et les merguez (halal ? ) aidant, d’autres pancartes ont fleuri :

  • « Que les riches vivent plus simplement pour que les pauvres puissent vivre » ;
  • « Avec l’UMP, ticket chic à 4 euros » ;
  • « En 2012 prenons du poids » (Osons le féminisme) ;
  • « Mélenchon-nous les uns les autres ».

Dans Le JDD, le leader du Front de Gauche s’exaltait :

« Il fera beau. Mitterrand s’en occupe. Je crois aux forces de l’esprit. »

Et je re-Mélenchon

Sur son blog, le leader du Front de gauche avait écrit :

« Je sais que je marche vers un événement singulier, inédit, un accomplissement et un commencement. Un événement de campagne électorale et le début d’une nouvelle histoire, celle d’une insurrection civique. »

Peut-être sur « Je coupe le chon… et je re-Mélenchon ! » (sur l’air de « Louxor j’adore » de Philippe Katerine).

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SUR LE MONDE

Jean-Luc Mélenchon à Bastille : « Nous sommes le cri du peuple ! »

Le Monde.fr avec AFP | 18.03.2012 à 17h32 • Mis à jour le 18.03.2012 à 18h41

Jean-Luc Mélenchon, lors de la "prise de la Bastille" du Front de gauche, dimanche 18 mars.

 

Difficile de savoir combien de militants et sympathisants du Front de gauche étaient réunis sur la place de la Bastille dimanche 18 mars. Le parti revendique « 120 000 personnes ». Quoi qu’il en soit, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler avant d’écouter le discours du candidat du Front de gauche.

« Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France. Nous sommes le drapeau rouge ! » a clamé M. Mélenchon, au terme de sa grande journée pour la VIe République. « Nous sommes venus au bon endroit, à la bonne date », a-t-il fait valoir, vantant la Bastille, « point de départ de toutes nos révolutions ».

>> Relire le suivi en direct de la manifestation

Sur un ton solennel, le candidat du Front de gauche a rappelé les différents mouvements révolutionnaires de l’histoire de France et a appelé à « une insurrection civique qui va se donner rendez-vous dans les urnes pour commencer la révolution citoyenne afin de d’améliorer la vie du peuple qui pâtit. » « Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples, a lancé le candidat. Ouvrez par vos bulletins de vote la brèche par laquelle passeront les votes des Grecs puis des nos camarades allemands sur lesquels souffle le modèle libéral. »

« PRENEZ LES PLACES ET LES RUES DE LA RÉPUBLIQUE »

Cette insurrection passera, s’il est élu, par la reprise du pouvoir par le peuple au travers d’une « Assemblée constituante », qui « devra être strictement paritaire ». Acclamé par ses partisans, Jean-Luc Mélenchon a également lancé : « Prenez les places et les rues de la République comme vous le pouvez dans toutes les villes et chaque village de France. » Le discours, qui n’aura duré qu’une vingtaine de minutes, s’est terminé par la traditionnelle Internationale suivie de La Marseillaise.

>> Lire : Les ressorts de la percée de Jean-Luc Mélenchon

>> Lire : Avec Mélenchon, la seconde jeunesse des militants communistes

Toute l’après-midi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé entre la place de la Nation et la place de la Bastille. Parmi elle, Christiane, une enseignante de 62 ans : « J’entends un discours que je n’entendais plus depuis trente ans : la France, notre France, est plurielle, de toutes les couleurs, métissée. Je ne suis pas d’accord avec Hollande alors que j’ai milité avec Ségolène Royal en 2007. Je ne suis pas d’accord pour que l’on paie la dette, que l’on soit inféodé aux banques. »

Image suivante

Des militants du Front de gauche lors de la « prise de la Bastille » du parti le 18 mars.

Crédits : AFP/THOMAS COEX / THOMAS COEX

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Sa fille Louise a fait le voyage de Bruxelles, où elle vit avec son compagnon belge. « Je suis fière de soutenir Mélenchon financièrement, du fait de son travail de fond sur le Front national« , dit la jeune femme aux yeux bleus, artisan-relieur de profession. « Hollande au premier tour ? Pas possible de voter pour quelqu’un qui va à la City dire qu’il n’est pas dangereux. Nous, on est dangereux, et les grandes fortunes, on va aller les chercher. » La mère et la fille réservent leur voix pour le candidat PS seulement au second tour.

« Jean-Luc Mélenchon porte les espoirs de tout le peuple de gauche, et nous espérons qu’il soit présent au second tour », proclame Pascal Petitpierre, délégué syndical CGT chez Unilever France, venu avec les salariés en lutte de Fralib Gémenos (groupe Unilever) qui font figure d’invités de marque. Yves Flohic, 39 ans, agent de maîtrise chez Fralib, veut « changer ce gouvernement qui marche sur les ouvriers, malgré ce que peut dire M. Sarkozy à la télévision ». Denis, ouvrier du même site menacé, hésite entre « Poutou et Mélenchon ».

« Je pense qu’il se passe quelque chose d’important », avance avec émotion Patrick Dupond, bientôt 55 ans, salarié parisien sensible au discours sur le relèvement du Smic à 1 700 euros : « On relève la tête. »

>> Lire : Mélenchon veut défier Hollande sur sa gauche

>> Tous nos articles sur Jean-Luc Mélenchon

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Nouvelle du FRONT DE GAUCHE: « Une seule consigne : n’attendez pas les consignes !»

‘ACTU DE LA CAMPAGNE

15 mars 2012
« Une seule consigne : n’attendez pas les consignes !»
ÉDITO

  • Sarko l’arnaque

Voilà maintenant que même Nicolas Sarkozy se met à recycler une proposition du Front de Gauche : obliger les Français qui paient leurs impôts à l’étranger à s’acquitter auprès du fisc français de la différence éventuelle entre ce qu’ils ont versé dans le pays où ils ont leur résidence fiscale et ce qu’ils auraient dû verser en France. Dommage que cette proposition, comme celle visant à encourager les entreprises produisant en Europe, ne s’accompagne pas de la remise en cause de la logique de la concurrence libre et non faussée chère au traité de Lisbonne et au traité Sarkozy-Merkel. En défendant le principe de la désobéissance européenne sur Schengen, dans l’objectif imbécile et inhumain de durcir les politiques migratoires, le Président sortant fait au moins une démonstration. Aucun cadre européen n’est indépassable. Pourquoi ce qui serait possible sur Schengen ne le serait pour en finir avec le dumping social, la libéralisation de certains secteurs ou les missions de la BCE ? C’est un terrible aveu de la part de l’inspirateur du traité de Lisbonne. Si nous sommes enfermés aujourd’hui dans le carcan de traités imbéciles c’est parce que les dirigeants du pays, lui en tête, l’ont accepté voire souhaité. Nous sommes donc confortés dans nos arguments. Et renforcé dans notre volonté d’en finir avec ce président et le régime agonisant dont il incarne la dégénérescence. Villepinte nous a montré l’hiver de la Cinquième République. Le 18 mars prochain annoncera le printemps de la Sixième. Ce dimanche, un bol d’air frais, on prend la Bastille. A 34 jours du 1er Tour, ce sera le signe avant-coureur d’un printemps de l’insurrection citoyenne. Un rendez-vous également, parce que nous ne serons pas de trop pour en finir avec les privilèges et imposer dans le débat le SMIC à 1700 euros, la fin de la précarité… à appeler à une constituante pour passer à la VIème République. A dimanche alors !

ARGUMENTAIRE DE LA SEMAINE

  • Une devise à défendre :
    Liberté, Égalité, Fraternité

Dans quelques jours, nous serons des milliers sur la place de la Bastille. Pour comprendre l’importance de ce rendez-vous, l’argumentoire décrypte les enjeux d’une Sixième République et énonce les engagements du Front de gauche en matière d’institutions et de vie démocratique.

Les questions institutionnelles sont d’abord des questions politiques et sociales. Nous ne pouvons mener la révolution citoyenne que nous voulons sans un changement profond des institutions actuelles. Le peuple ne pourra reprendre toute sa place que s’il gagne des pouvoirs démocratiques nouveaux, en supprimant les mécanismes qui permettent à l’oligarchie de conserver dans les faits ses privilèges. Étendre le pouvoir décisionnel à la sphère économique, renforcer le pouvoir parlementaire contre la monarchie présidentielle actuelle suppose un changement de constitution. Les peuples d’Amérique latine et du Maghreb n’ont pas séparé les questions sociales et les changements constitutionnels. Cela suppose une démarche par laquelle le peuple n’est pas convoqué à contempler en spectateur les projets, mais impliqué dans l’élaboration de sa propre constitution : il faut une assemblée constituante et des débats citoyens. La Sixième République sera le fruit d’une démarche populaire.

Lire la suite…

FRONT DES LUTTES

De nombreux travailleurs en lutte seront à nos cotés dans la marche pour la 6ème république, dimanche 18 mars :
Les Fralibs, Thales, Sodimedical, Arcelor, Still Saxby, Petroplus, M’Real, 3suisses, Arkema, Paru vendu, Postiers Nanterre, Paris Normandie, Erdf …
Et bien d’autres encore car c’est aussi l’occasion pour les assemblées citoyenne de relayer les luttes locales !

FRONTS THEMATIQUES

Le 18 mars est aussi l’occasion de rendre visibles les thématiques développées par le front de Gauche nous retrouveront ainsi nos luttes à travers les cortèges du :

– Front de Gauche de la planification écologique
– Front de Gauche de la Santé
– Front de Gauche de l’Agriculture
– Front de Gauche de l’égalité femmes- hommes
– Front de Gauche de l’économie sociale et solidaire
– Front de Gauche de l’éducation
– Front de Gauche des intellectuels
– des jeunes avec le Front de Gauche
– Front de Gauche pour l’art et la culture
– Front de Gauche des Quartiers Populaires
– Front de Gauche «Pour le respect des droits des migrant-e-s et contre le racisme»
– Front de gauche des médias
– Front de Gauche des transports
– Front de Gauche pour une autre justice, pour le respect des libertés et pour de nouveaux droits
– Front de Gauche du Logement
– Front de Gauche International
– …

Ces thèmes peuvent être évidemment repris par les assemblées citoyennes, des fermetures d’hôpitaux dans votre région ? Rejoignez le cortège du Front de Gauche de la santé !
Une lutte contre l’exploitation des gaz de schistes dans votre département ? Allez donc défiler avec les camarades du Front de Gauche de la Planification écologique !…

Les points de rdv sur la place de la Nation seront publiés sur le site. N’hésitez pas à rejoindre ces cortèges !

Pour plus d’information sur les cortèges thématiques et pour les rejoindre écrivez à

reprenonslabastille@placeaupeuple2012.fr

LE 18 MARS REPRENONS LA BASTILLE !

Rendez-vous 14h à Nation pour une marche vers la Bastille

Notre cortège sera émaillé d’animations musicales et théâtrales et de messages politiques. Tous ensemble, faisons en sorte qu’il soit dynamique. Faisons preuve de créativité ! Que chacun amène sa pancarte, son slogan, ses banderoles et autres créations. Venez avec vos tenues de travail pour montrer notre diversité. Nous ne sommes pas les plus riches, mais nous avons a plein d’idées ! Alors le 18 mars reprenons la Bastille.

Pour assurer la réussite de cet événement nous avons besoin d’aide militante sur un certain nombre de taches :
Installation du parcours, vente ambulante, distribution de tract, de drapeaux , tenue de la buvette… Pour participer il suffit de cliquer sur ce lien

Le 18 mars, l’Insurrection civique débutera dans la joie et la bonne humeur, le tout en musique ! Plusieurs musiciens ont déjà annoncé leur participation au grand rassemblement pour la 6e République. Tout au long du cortège de la Nation à la Bastille, des concerts ambulants auront lieu. Seront notamment présents Alee (chanson française), Cheick Tidiane Seck (musique du monde), La Chanson du dimanche (duo de chanson humoristique et politique) ainsi qu’Agnès Bilh et Ridan.

Informations pratiques :
– Horaire : départ 14h00 précises place de la Nation

Contacts utiles:
– annoncer son car ou train: 18mars@placeaupeuple2012.fr
– trouver ou proposer un hébergement: paule.frachon@free.fr
– proposer des idées de slogans ou autre : lusine@placeaupeuple2012.fr (objet: 18 mars)

Retrouvez toutes les informations sur le 18 mars ici

INITIATIVES

  • Le 18 mars au matin, une matinée de débats

A l’initiative du Conseil National de Campagne, une matinée de débats et d’échanges donnera corps à nos réflexions et propositions politiques communes sur l’urgence d’une sixième République est organisée. Intitulée Quelle démocratie sociale, citoyenne et participative ? Quelle réforme des collectivités territoriales ?, cette matinée sous la présidence de Pierre Laurent, le président du conseil de campagne du Front de gauche, marquera le début de la journée du Front de gauche pour la 6ème République. Tous les aspects – constitutionnels, institutionnels, démocratiques, sociaux, culturels… – seront abordés avec nos invités car il s’agit bien de comprendre l’impasse dans laquelle nous sommes engagés pour réfléchir, inventer, poser les bases de la République démocratique et sociale que nous voulons construire. A ce titre, on peut notamment citer la participation de Jean-Pierre Dubois, constitutionnaliste ; Maryse Dumas, syndicaliste ; Christian Favier, sénateur, Président du Conseil général du Val de Marne ; Roland Gori, initiateur de l’Appel des Appels ; Nassurdine Haïdiri, initiateur de l’appel Nous ne marcherons plus ; Safia Lebdi, cofondatrice de Ni Pute, Ni Soumise ; Evelyne Sire-Marin, magistrat syndicaliste. En présence de nombreux acteurs sociaux, d’élus, de syndicalistes, de militants associatifs, nous débattrons ensemble. Elle se clôturera, bien sûr, par la participation de tous et toutes à la grande marche revendicative et festive pour reprendre la Bastille !

Rendez-vous à partir de 9h00 au gymnase Maurice Baquet, 76 rue de Raspail à Gentilly. RER B gare de Gentilly ou Bus 57, station Bout du rang Picasso.

  • Appel aux dons

Les Français sont de plus en plus nombreux à rejoindre la Révolution Citoyenne et les mobilisations du Front de Gauche se multiplient. Partout en France, meetings, rassemblements, assemblées citoyennes, écoutes collectives regroupent chaque fois plus de monde. Sur le terrain, la motivation est grande pour véhiculer les idées du programme « L’humain d’abord ». Mais aujourd’hui, les moyens financiers manquent pour continuer à résister et agir dans de bonnes conditions. Financer une campagne présidentielle n’est pas une tâche facile. Le PS et l’UMP ont des moyens considérables. Au Front de Gauche, ce n’est pas le cas.
Le Front de Gauche lance donc un appel aux dons. Chacun peut participer selon ses moyens puisque les dons vont de 1€ à 4.600€. Qu’il serve à financer des tracts ou des meetings, chaque euro permettra la diffusion des idées du Front de Gauche.

Voir les vidéos

Vous pouvez dès à présent faire un don par chèque libellé à l’ordre de AFCP JLM 2012 (Association de Financement de la Campagne Présidentielle de Jean-Luc Mélenchon 2012), déclarée à la Sous-Préfecture de Palaiseau en date du 1er décembre 2011 sous le N° W913003853, seule habilitée à recevoir les dons en faveur du candidat J-L Mélenchon, conformément à l’article L 52-9 du code électoral.
A renvoyer à : L’Usine, 8 rue Chassagnolle, 93260, Les Lilas
Ou alors Donnez en ligne donnez en ligne

Vous recevrez un reçu qui vous permettra de déduire du montant de votre impôt sur le revenu 66 % du montant de votre don, dans les limites fixées par la loi.

 

SORTIE DE MATÉRIEL

Le tract d’appel au 18 mars ainsi que l’affiche sont disponibles à l’Usine et en téléchargement ici
L’affiche de campagne est disponible ici
Retrouvez tous les tracts et les affiches de campagne, ainsi que des fonds de tract et d’affiches pour produire du matériel local dans la coopérative du tract.

Pour vos commandes de matériel pour vos Assemblées citoyennes : materiel@placeaupeuple2012.fr.

A VOIR ET A REVOIR

– En marche (17) : Front contre Front
Entretien de Jean-Luc Mélenchon avec les jeunes correspondants de l’humanité

Le 18 mars inspire les militants et sympathisants du Front de gauche retrouvez ici une sélection de films et de chansons fait pour l’occasion et merci à eux ! :

Société … tu changera
Mélenchantons dans le métro
L’art mais rouge
Reprise de la Bastille
Reprenons la Bastille

AGENDA

Jeudi 15 mars
19h : Meeting départemental à Nanterre avec François Delapierre, Pierre Laurent et Clémentine Autain
19h : Meeting départemental à Laval avec Martine Billard et Didier Le Reste

Vendredi 16 mars
19h : Meeting départemental à Périgueux avec Pierre Laurent, Eric Coquerel, Pierre Cours-Salies et Marie-Pierre Toubhans
19h : Meeting départemental à Blois avec Alexis Corbière
19h : Meeting départemental à Poitier avec Jacques Généreux

Samedi 17 mars
19h : Meeting départemental à Bordeaux avec E.Coquerel, M-G. Buffet, C. Picquet et T.Lopez

Dimanche 18 mars
9h : forum «Quelle démocratie sociale, citoyenne et participative ? Quelle réforme des collectivités territoriales»
14h Marche pour la 6ème République : départ Nation arrivée Bastille

L’USINE

Rejoignez l’équipe des Ouvriers et Ouvrières de l’Usine pour préparer la journée du 18 mars à la Bastille, et réaliser les banderoles, affiches, et supports en tous genres qui diffuseront les messages de la révolution citoyenne au cours du défilé du 18 mars, ainsi que le matériel d’habillage du parcours entre Nation et Bastille.

Concrètement voici comme les choses s’organisent :

Nous organisons une collecte de matériaux de récupération pour réaliser des supports à messages pour le 18 mars. Nous avons besoin de cartons et de baguettes (tasseau en bois pas trop épais ni lourd ou gaine électrique minimum 80 cm). Pour les cartons, format minimum 60X80cm afin de pouvoir contre-coller les affiches existantes et faire des kakémonos suspendus.

Tous les après-midi à l’Usine, préparation des supports, découpage du carton, fabrication, à la préparation et à la peinture du matériel d’habillage du parcours et de la place de la Bastille et du matériel itinérant.

– Tous les jours jusqu’au 18 mars : réalisation des kits militants qui seront distribués le 18 mars (assemblage de quelques tracts et autocollants).

Contact : lusine@placeaupeuple2012.fr
Et n’hésitez pas à monter des ateliers de préparation du 18 mars chez vous et dans les assemblées citoyennes de toutes les régions de France. Tenez-nous au courant de vos initiatives en envoyant un mail à lusine@placeaupeuple2012.fr

Pour nous joindre : contact@placeaupeuple2012.fr01 55 82 01 50
Notre adresse : L’Usine, 8 rue Chassagnolle, Les Lilas

Pour en savoir plus sur la campagne et le Front de gauche : www.placeaupeuple2012.frwww.frontdegauche.eu

Pour recevoir la lettre d’actu de campagne chaque semaine inscrivez-vous sur la liste d’appui ici

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On lache rien – HK & les Saltimbanks – Vidéo live et paroles

On lache rien – HK & les Saltimbanks – Vidéo live et paroles

Les paroles :

Du fond d’ ma cité HLM

jusque dans ta campagne profonde,

Not’ réalité est la même,

et partout la révolte gronde.

dans c’monde on avait pas not’ place.
on avait pas la gueule de l’emploi.
On est pas né dans un palace.
On avait pas la CB à papa.

SDF, chômeurs, ouvriers,
Paysans, immigrés, sans papiers,
Ils ont voulu nous diviser,
et fo dire qu’ils y sont arrivés.

tant qu’c’était chacun pour sa gueule,
leur système pouvait prospérer,
Mais fallait bien qu’un jour on sréveille
et qu’les têtes s’remettent à tomber

ON LACHE RIEN

Ils nous parlaient d’égalité,
et comme des cons on les a crûs.
« Démocratie », fais moi marrer,
si c’était l’cas on l’aurait su.

Que pèse notre bulletin de vote,
face à la loi du marché ?
C’est con Mes chers compatriotes
mais, on s’est bien fait baisé.

Et que pèsent les droits de l’homme
face à la vente d’un airbus ?
Au fond, y a qu’une seule règle, en somme :
« se vendre plus pour vendre plus ».

La république se prostitue
sur le trottoir des dictateurs.
Leurs belles paroles on y croit plus,
Nos dirigeants sont des menteurs.

ON LACHE RIEN

c’est tellement con, tellement banal,
de parler de paix et de fraternité,
quand des SDF crèvent sur la dalle,
et qu’on mène chasse les sans papiers.

Qu’on jette des miettes aux prolétaires,
juste Histoire de les calme;
qu’ils s’en prennent pas aux patrons-millionnaires,
« trop précieux pour notre société ».

C’est fou comme ils sont protégés
tous nos riches et nos puissants.
y pas à dire ça peut aider
d’être l’ami du président.

chers camarades, chers « électeurs »,
Chers « citoyens – consomateurs »,
Le réveil à sonné, il est l’heure,
d’remettre à Zéro les compteurs.

tant qu’y a d’la lutte y a d’l’espoir.
Tant qu’y a d’la vie, y a du combat.
Tant qu’on s’bat c’est qu’on est debout.
ton est qu’on est d’bout, on lâchra pas.

la rage de vaincre coule dans nos veines.
maintenant tu sais pourquoi on s’bat.
Notre idéal, bien plus qu’un rêve.
Un autre monde, on a pas l’choix.

BON QU’EST QUE L’ON FAIT DANS CETTE CAMPAGNE PRESIDENTIELLE? POUR UNE RUPTURE AVEC LE SYSTÈME CAPITALISTE MENÉ EN FRANCE PAR SARKOZY : À GAUCHE TOUTE. DEMARRAGE CAMPAGNE 2012.

ON LACHE RIEN!

France: 48 heures pour reconnaître la Palestine

France: 48 heures pour reconnaître la Palestine

Publié le 31 Août 2011
Appelez le standard du Ministère des Affaires étrangères et européennes et demandez le cabinet de Monsieur Alain Juppé. Composez le:

01 43 17 53 53

Dans 48 heures, la France décidera de reconnaître ou non la Palestine lors d’une réunion cruciale des ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne. Près de 900 000 personnes ont signé notre pétition mondiale, dont 115 000 en France, mais le ministre des Affaires étrangères reste indécis. Nous pouvons intensifier la pression maintenant pour garantir le soutien de la France à un Etat palestinien.

Des responsables au Ministère des Affaires étrangères ont indiqué que le ministre pourrait être amené à faire le bon choix, et son soutien à la Palestine pourrait apporter à l’UE le leadership nécessaire pour que la demande soit votée à l’ONU. Mais pour contrer le lobbying intense des Etats-Unis et d’Israël, il doit entendre nos voix dès maintenant.

Submergeons aujourd’hui le bureau du ministre d’appels téléphoniques et donnons-lui l’aval des citoyens pour appeler à un Etat palestinien indépendant, ce qui pourrait sortir les négociations de l’impasse et les faire progresser un peu plus vers la paix. Les prochaines heures sont décisives — téléphonez dès maintenant.

Les dirigeants palestiniens ont reçu le soutien de 120 nations, mais ils ont besoin de l’appui des principaux dirigeants européens pour faire adopter une résolution favorable à l’ONU. Suite à notre campagne massive, le ministre espagnol des Affaires étrangères a annoncé que l’Espagne soutiendrait la demande d’adhésion de la Palestine! A présent, nous avons besoin que la France suive la même voie cette semaine.

Voici le numéro à appeler:

Standard du ministère des Affaires étrangères et européennes: 01 43 17 53 53 — demandez le cabinet d’Alain Juppé.

Les différents éléments ci-dessous vous guideront pour savoir quoi dire pendant l’appel:

  • 115 000 citoyens français et près de 900 000 personnes du monde entier ont signé la pétition appelant les Nations Unies à reconnaître la Palestine.
  • Le moment est venu pour la France de se trouver du bon côté de l’Histoire — il s’agit d’une proposition diplomatique légitime et non violente qui ouvre une voie nouvelle vers la paix.
  • Nous sommes en période d’équilibre précaire. Si nous soutenons cette proposition, nous pourrions redonner l’espoir à la plupart des Palestiniens qui veulent une résolution pacifique du conflit. Si nous ne la soutenons pas, cela pourrait déclencher une spirale de violence et faire le jeu des extrémistes.
  • Le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahou entrave la reprise des pourparlers de paix en autorisant la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie, mais la plupart des citoyens israéliens veulent une solution fondée sur deux Etats. C’est l’occasion de montrer que le monde recherche sérieusement une solution pour que deux peuples puissent vivre en paix côte à côte.
  • Le printemps arabe a ouvert la porte à une nouvelle ère passionnante des relations entre la France et le Moyen-Orient. Nous soutenons les personnes dans la région qui luttent pour l’autodétermination et la liberté. Il s’agit ici d’un appel des Palestiniens, et notre réponse se doit d’être cohérente. Si la France ne soutient pas la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU, nous pourrions perdre cette dynamique et retrouver les clivages dangereux de la dernière décennie.
  • Cette demande d’adhésion est cohérente avec la politique de l’Union Européenne qui a investi massivement dans le renforcement des capacités de l’Etat palestinien. Il serait contradictoire aujourd’hui de s’opposer à la fondation de cet Etat à l’ONU.

N’oubliez pas de rester polis — nous serons beaucoup plus convaincants si nous sommes raisonnables et courtois. Si vous n’arrivez pas à joindre le ministère, cela signifie probablement que nous encombrons leurs lignes — c’est un bon signe! Continuez à appeler si vous le pouvez! Si quelqu’un répond mais ne peut vous transférer, demandez à ce que votre appel soit officiellement comptabilisé par le standard. Vous pouvez ensuite poster un message sur le site du Ministère, et envoyer un courrier à Alain Juppé à l’adresse suivante: 37, quai d’Orsay 75700 Paris SP 07.
Souvenez-vous que la plupart des bureaux de l’administration sont ouverts de 9h à 17h. Si vous manquez ces horaires de bureau, veuillez réessayer à nouveau demain.

Après votre appel, postez un commentaire à droite pour partager votre expérience avec d’autres membres partout en France sur le chat en direct.

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Un article de Julien Salingue

dans la revue Contretemps qui permet de mieux comprendre la réalité Palestiniene.

« Etat palestinien » à l’ONU : Beaucoup de bruit pour rien ?

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OUI  il faut se mobiliser pour un état palestinien;

sur le site de l’Association France Palestine Solidarité:

Un million de signatures pour un État palestinien indépendant

sur le site

https://secure.avaaz.org/fr/palestine_eu_callin_fr/?vl

sur le site du ministère des affaires étrangères:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/navigation_3620/courrier_3884/reaction-actualite-internationale_65924.html

et le coup de téléphone à Mr Alain Juppé ministre des affaires étrangères:

01 43 17 53 53 -- demandez le cabinet d'Alain Juppé

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Libertés sur Internet, je soutiens La Quadrature du Net. Et vous ?

Allo Liliane (Bettencourt), François (Pinault), Bernard (Arnaud) ? …: Warren Buffett, l’homme qui voulait payer plus d’impôts. / . \/ . \ Warren Buffet: «Taxez-moi!»

« Mes amis et moi-même avons trop longtemps été gâtés par un Congrès en bons termes avec les milliardaires. Il est temps pour notre gouvernement de s’atteler sérieusement au partage des sacrifices », écrit Warren Buffett.

Le milliardaire, qui paie (relativement) moins d’impôts que ses employés, demande à Obama d’« arrêter de cajoler les riches »

Certains le traiteront d’hypocrite, d’autres de doux rêveur, certains penseront qu’il est en train d’acheter sa place au paradis… Warren Buffett, l’un des hommes les plus riches au monde, vient de prendre sa plume pour demander à… payer plus d’impôts.

Ce financier américain, qui fêtera dans quelques jours ses 81 ans et qui pèse au bas mot 50 milliards de dollars (34 milliards d’euros), a publié dans le New York Times une tribune pour se plaindre que ses impôts, et ceux de ses « amis super-riches » comme il les décrit lui-même, ne sont pas assez élevés alors que la classe moyenne et les plus pauvres souffrent des conséquences de la crise financière.

Il donne des chiffres : sa dernière feuille d’imposition fait apparaître qu’il a dû payer plus de six millions de dollars (4 millions d’euros) au Trésor américain. Une somme coquette, mais dont il fait observer qu’elle ne correspond qu’à 17,4% de son revenu imposable, grâce à des tas d’exemptions fiscales et de déductions parfaitement légales. Avec ce résultat très paradoxal :

« C’est moins que ce que payent les vingt autres personnes de mon bureau. Leur imposition va de 33 à 41% de leurs revenus, avec une moyenne à 36%. »

Il ajoute ce commentaire qui en dit long sur la place de la finance dans le capitalisme d’aujourd’hui :

« Si vous faites de l’argent avec de l’argent, comme le font certains de mes amis super-riches, votre pourcentage pourra même être encore plus bas que le mien. Mais si vous gagnez votre vie avec un travail, votre pourcentage sera supérieur au mien, et sans doute de beaucoup. »

Il faut augmenter les impôts des plus riches

Une situation qui, selon lui, n’était pas le cas dans les années 80 et 90. Entre 1992 et 2008, alors que les revenus des 400 Américains les plus riches a décuplé, leur taux d’imposition moyen est passé de 29,2% à 21,5%.

Warren Buffett fait donc une proposition au Comité conjoint qui a été récemment décidé par Barack Obama et son opposition républicaine pour trouver des solutions au problème du déficit budgétaire : augmenter les impôts des plus riches.

Il suggère de ne pas toucher à l’imposition de 99,7% des contribuables américains, mais de n’augmenter les impôts que de ceux qui déclarent plus d’1 million de dollars de revenus par an, soit 236 883 personnes en 2009, et plus encore pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars par an, et qui étaient quand même 8 274 en 2009.

Sa conclusion :

« Mes amis et moi avons été cajolés pendant trop longtemps par un Congrès ami des millionnaires. Il est temps que notre gouvernement devienne sérieux sur le partage des sacrifices. »

Warren Buffett n’est pas qu’un riche excentrique. Il est l’un des gourous de la finance américaine, avec son fonds Berkshire Hathaway, dont le succès lui a valu le titre de « meilleur investisseur du XX° siècle ». Il est un des personnages emblématiques du capitalisme américain, dont les paroles et les conseils sont suivis aveuglément par les petits porteurs.

Le choix de la philanthropie

Depuis le début des années 80 et sa formidable réussite financière, réalisée à coups d’investissements judicieux, d’une bonne lecture du marché et d’audace récompensée, Warren Buffett est aussi un grand philanthrope, dans la grande tradition américaine.

Il y a un an, Warren Buffett s’était associé à Bill Gates, un de ses grands amis « super-riches » (Gates siège au conseil d’administration de Berkshire Hathaway), pour lancer une initiative sans précédent et sans équivalent au monde : ils ont lancé le « giving pledge », un « engagement de don » par lequel qu’ils s’engagent à donner la moitié de leur fortune à des oeuvres humanitaires. Une quarantaine de milliardaires avaient signé ce « pledge », dont Marc Zuckerberg (Facebook), Larry Ellison (Oracle), ou encore le fondateur de CNN, Ted Turner.

Warren Buffett avait déjà promis 80% de sa propre fortune à la fondation de Bill et Melinda Gates, très active dans la lutte contre le sida et pour la vaccination dans le monde en développement.

La taxation des super-riches comme solution au déficit budgétaire ? Sans doute pas, comme le montrait, chiffres à l’appui, notre blogueur Jean Matouk lorsque la rumeur avait circulé que Bill Gates était « plus riche que l’Amérique »…

Mais la fin de cette injustice déjà choquante en période faste mais carrément inacceptable en temps de crise, du fait que les plus riches payent en pourcentage moins d’impôts que le reste de la population, et que le capital est moins impos que le travail, peut constituer une partie de la réponse, à côté des économies budgétaires et des mesures d’austérité qui sont en train d’être imposées un peu partout.

En France, le débat est d’abord politique

En France, le gouvernement se refuse à aller dans cette direction, se contentant de parler de l’élimination de certaines « niches fiscales », ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

A gauche, Martine Aubry a clairement annoncé la couleur, dans une tribune publiée vendredi dans Le Monde, qui va exactement dans le même sens que les remarques de Warren Buffett : « Les revenus du capital cesseront d’être moins taxés que ceux du travail. »

La candidate à la primaire socialiste s’est néanmoins attirée une attaque en règle de Valérie Pécresse, la ministre du budget, qui a accusé Martine Aubry de préparer des augmentations d’impôts, une antienne qu’on entendra sans doute beaucoup pendant la campagne.

Les super-riches, eux, se taisent. Peut-être que la différence entre les Etats-Unis et la France, c’est qu’ici, ce sont les politiques qui s’écharpent sur les impôts, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, les plus riches devancent l’appel et proposent de participer à l’effort collectif. Allo Liliane (Bettencourt), François (Pinault), Bernard (Arnaud) ? …

Photo : Warren Buffett entouré de pom pom girls de l’université du Nebraska en avril (Rick Wilking/Reuters)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Ailleurs sur le Web

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« Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous les méga-riches continuons de bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », estime Warren Buffett dans sa tribune.


Warren Buffet: «Taxez-moi!»

Dans une tribune publiée par le New York Times, le milliardaire américain a appelé lundi les parlementaires à augmenter les impôts pour les plus riches.

Dans une tribune publiée par le New York Times, le milliardaire américain a appelé lundi les parlementaires à augmenter les impôts pour les plus riches.

93 commentaires

Warren Buffet (AP)

L’investisseur milliardaire Warren Buffett a appelé lundi les parlementaires américains à augmenter les impôts pour les plus riches afin de réduire l’énorme déficit budgétaire du pays, affirmant que cela ne nuira ni aux investissements, ni aux emplois.

Dans une tribune publiée par le New York Times, le patron du fonds d’investissement Berkshire Hathaway propose une hausse d’impôts pour les Américains dont les revenus dépassent au moins un million de dollars par an, et une hausse encore plus élevée pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars annuels.

« Nos dirigeants ont appelé à +un sacrifice partagé+. Mais quand ils ont fait cette demande, ils m’ont épargné. J’ai vérifié auprès de mes amis méga-riches pour savoir à quels sacrifices ils s’attendaient. Eux non plus n’avaient pas été touchés », écrit le milliardaire.

« Pendant que les pauvres et les classes moyennes combattent pour nous en Afghanistan, et pendant que de nombreux Américains luttent pour joindre les deux bouts, nous, les méga-riches, continuons à bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », poursuit-il.

M. Buffet explique que son taux d’imposition par l’Etat fédéral représentait 17,4% de ses revenus imposables l’an dernier, alors que celui des 20 personnes travaillant dans son bureau était compris entre 33 et 41%.

Le taux d’imposition des riches était « beaucoup plus élevé » dans les années 1980 et 1990, et pourtant près de 40 millions d’emplois ont été créés entre 1980 et 2000, rappelle M. Buffett.

« Vous savez ce qui s’est passé depuis: des impôts plus bas et beaucoup moins de créations d’emplois ».

« Les gens investissent pour gagner de l’argent, et une imposition potentielle ne les a jamais fait fuir », écrit-il encore.

Le Congrès américain est parvenu à un accord de dernière minute le 2 août sur le relèvement du plafond de la dette, alors que le pays était à deux doigts du défaut de paiement et après des semaines de bras de fer entre républicains et démocrates. Le texte prévoit des coupes budgétaires mais aucune hausse d’impôts.

(source AFP)

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Et si l’élite britannique avait inspiré les émeutiers anglais ?

Et si l’élite britannique avait inspiré les émeutiers  anglais ?

Les pompiers tentent de maîtriser un incendie dans le quartier de Croydon, à Londres, lors des émeutes

Les pompiers tentent de maîtriser un incendie dans le quartier de Croydon, à Londres, lors des émeutes Les pompiers tentent de maîtriser un incendie dans le quartier de Croydon, à Londres, lors des émeutes

C’est le « coup de gueule » de Peter Oborne, l’éditorialiste du Telegraph, le quotidien généraliste le plus à droite du pays, qui met directement en cause les comportements des élites économiques et politiques britanniques pour expliquer le comportement des émeutiers. Son analyse est reprise et commentée de toute part sur Twitter et saluée par le reste de la presse.

Afin de répondre aux émeutes qui ont secoué le pays depuis le week-end dernier, le Premier Ministre britannique a voulu se montrer très sévère, à la limite du populisme.

« La contre-attaque a bien et véritablement commencé » a assuré David Cameron devant les Parlementaires, après avoir prévenu que « toute personne condamnée doit s’attendre à aller en prison ».

La démesure des décisions judiciaires, favorisées par le soutien du chef du gouvernement, font depuis largement débat.

Plus encore, les critiques s’élèvent contre l’analyse des autorités. Le Premier Ministre a en effet accusé « la culture » des émeutiers, qui « glorifie la violence, montre un manque de respect de l’autorité et parle des droits mais jamais des responsabilités », et dont profiteraient « les gangs des rues ».

Pour y répondre, il réclame « plus de disciplines dans nos écoles (…) un système judiciaire criminel qui marque une claire et lourde ligne entre le bien et le mal ».

La plus violente diatribe à son encontre est, contre toute-attente, venue de Peter Oborne, l’éditorialiste politique en chef du quotidien de droite The Telegraph, dont l’écrit est repris par ses concurrents et relayés massivement sur Twitter.

Il estime que « la criminalité dans nos rues ne peut pas être dissociée de la désintégration morale des plus hauts rangs de la société moderne britannique. Les deux dernières décénnies ont vu un déclin terrifiant des standards au sein de l’élite gouvernante britannique. Il est devenu acceptable pour nos politiciens de mentir et de tricher. (..) Il n’y a pas que la jeunesse sauvage de Tottenham qui a oublié qu’elle a des devoirs aussi bien que des droits, mais aussi les riches sauvages de Chelsea et Kensington [quartiers huppés de Londres, NDLR] ».

Peter Oborne considère la plupart de l’élite londonienne « aussi déracinée et coupée du reste de la Grande-Bretagne que ces jeunes hommes et femmes sans emploi qui ont causé de si terribles dommages ces derniers jours. (..) Peu d’entre eux s’embêtent à payer leurs impôts britanniques s’ils peuvent les éviter et encore moins sentent un sens d’obligation envers la société, un sentiment pourtant naturel il y a encore quelques décades pour les riches et les mieux lotis ».

Il cite ainsi les exemples de Richard Branson, le patron de Virgin, ou de Philip Green, le patron de Topshop, pour avoir ou vouloir éviter de payer leurs impôts sur les bénéfices en domiciliant leur société dans un paradis fiscal.

Après l’élite économique, l’élite politique, qualifiée d' »aussi mauvaise » que les « jeunes voyous », comme l’a montré le scandale des dépenses des parlementaires révélé par le journal de Peter Oborne. Parmi les plus virulents contre les jeunes jeudi au Parlement, le journaliste rappelle que Gerald Kaufman avait demandé le remboursement d’une télévision pour 8.865£ (près de 10.000 euros).

Enfin, conclut-il, alors qu’il y a quelques semaines « le Premier Ministre excusait son erreur de jugement en embauchant l’ancien directeur de la rédaction Andrew Coulson en clamant que « tout le monde mérite une seconde chance », il était très parlant qu’il n’a pas parlé de seconde chance lorsqu’il a requis une punition exemplaire pour les émeutiers et les casseurs. Ces doubles standards de Downing Street sont symptomatiques des doubles standards répandus au sommet de notre société. (..) Bien évidemment, ces derniers sont intelligents et assez riches pour être certains qu’ils obéissent à la loi. Cela ne peut être dit des malheureux jeunes femmes et hommes, qui sans espoir et aspiration, ont causé tellement de désordre et de chaos ces derniers jours. Mais les émeutiers ont cette défense : ils suivent tout simplement l’exemple montré par les figures plus âgées et respectées de la société ».

Cette analyse marque beaucoup les Anglais (au moins 3000 d’entre eux ont commenté le texte) car son auteur est avant tout considéré comme un ultra conservateur.

Son récent texte « La crise de l’euro donnera à l’Allemagne l’empire dont elle a toujours rêvé » est un bon exemple de ses traditionnelles positions.

Sur Twitter, des célébrités comme l’acteur Stephen Fry, qui possède près de 3 millions d’abonnés à ses messages, encensent pourtant l’article,tandis que d’autres utilisateurs s’exclament de surprise : « Mon dieu, je suis en train d’être d’accord avec Peter Oborne. Je me suis finalement transformé en mon père… »

La réaction du monde politique ne devrait pas arriver de sitôt…

Tristan de Bourbon, à Londres – 14/08/2011, 10:54  |

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